Le PS breton refuse d’honorer aussi bien les accords nationaux passés avec les partisans de Jean-Pierre Chevènement que ceux passés avec les Radicaux de gauche

A Paris, Martine AUBRY avait signé un accord avec Jean-Pierre Chevènement sur la participation du MRC à la construction des listes de gauche pour les élections régionales.

En Bretagne, Jean-Yves Le Drian rejette aujourd’hui nos propositions, pourtant utiles à la gauche et faciles à satisfaire : la présence sur les listes de deux candidats pour toute la Bretagne, en particulier celle du maire de Séné dans le Morbihan.

Après le Parti Radical de Gauche, le Mouvement Républicain et Citoyen est ainsi écarté. Le PS régional s’estime suffisamment fort pour aller aux élections tout seul, en jouant sur les divisions du PCF et en recrutant des personnalités d’ouverture apolitiques ou des écologistes en désaccord avec leurs organisations.

Dans la même logique de cavalier seul, il peut écarter les partenaires qui voudraient fusionner entre les deux tours, le bonus de 25% de sièges à la liste arrivée en tête permettant éventuellement au PS de continuer sans eux au 2ème tour.

Le PS a perdu le sens du débat de fond en interne et en externe : les citoyens le savent. On ne peut à la fois parler de l’unité de la gauche, la main sur le cœur, et, dans les faits, ne pas s’associer à  ses  partenaires.

Yann Guillou, délégué régional aux élections du Mouvement Républicain et Citoyen

Un commentaire sur “Le PS breton refuse d’honorer aussi bien les accords nationaux passés avec les partisans de Jean-Pierre Chevènement que ceux passés avec les Radicaux de gauche”

  1. Candide dit :

    Et il y en a qui s’étonnent du comportement du PS. Le PS européiste ne connait qu’une règle : le rapport de force. Par ailleurs son cinéma avec Georges Frêche et la composition d’une nouvelle liste n’a qu’un objectif, non pas lutter contre les propos de frêche, mais bel et bien d’annihiler la liste du front de gauche élargie.