Un excellent article sur les dérives engendrées par la rentabilité extraordinaire des éoliennes subventionnées dans le New York Times aujourd’hui
12 mai 2009 : le responsable présumé d’un système de surfacturation mis en place lors de la construction par SIIF Energie, filiale d’EDF, de fermes éoliennes dans le Cap Corse, André Allègre, a écopé de trois ans dont deux avec sursis et 100.000 euros d’amende. Près de 10% des 15,4 millions d’euros du marché des éoliennes, auraient été détournés. (AP)
Iles Canaries : après un an d’enquètes, la Guardia Civil a mis en évidence des irrégularités dans un projet de construction de fermes éoliennes à Santa Lucia Tirajana : le maire est inculpé de trafic d’influence, d’abus de bien public, détournement de terrains, corruption … A la clé, 40 millions d’euros de subventions européennes sur les 6 milliards alloués aux énergies renouvelables entre 1990 et 2013.
Aux USA comme en Europe, le schéma est le même : de petits entrepreneurs louent pour une longue durée des terrains à des agriculteurs et demandent l’accord des autorités locales pour installer des fermes éoliennes. Puis ils vendent leur projet de développement à des multinationales en passant par des intermédiaires : ce sont elles qui construisent effectivement les éoliennes.
Une turbine de 2 MW a un coût de construction de 2,75 millions € . Au prix du marché de l’électricité, elle rapporterait 275 000 € par an. Mais les revenus grimpent à 500000 € en tenant compte des primes d’état encourageant le développement des énergies renouvelables. Pour des financiers, la fameuse rentabilité de 15% par an est au rendez-vous. En Espagne l’an dernier, le surcoût pour le consommateur s’est élevé à 1,2 milliard d’euros.
En Galice, le responsable de l’industrie et de l’énergie est poursuivi pour trafic d’influence pour l’approbation de subventions à 7 fermes éoliennes développées par son beau-frère.
Y.G.