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	<description>FAIRE FACE À LA GRAVITÉ DE LA CRISE, PRÉPARER LE REDRESSEMENT !</description>
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		<title>Manifestons le 7 septembre pour nos retraites</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Sep 2010 14:52:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Retraites, le vrai problème : l’emploi et les salaires 
la vraie solution : une autre politique européenne !
« Les retraites sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas» Jean-Pierre Chevènement
Mais le gouvernement Sarkozy-Fillon ne travaille que pour ceux qui ont un patrimoine, et un gros ! Il s’apprête donc à faire porter l’effort supplémentaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Retraites, le vrai problème : l’emploi et les salaires </strong></p>
<p><strong>la vraie solution : une autre politique européenne !</strong></p>
<p><em>« Les retraites sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas» Jean-Pierre Chevènement</em></p>
<p>Mais le gouvernement Sarkozy-Fillon ne travaille que pour ceux qui ont un patrimoine, et un gros ! Il s’apprête donc à faire porter l’effort supplémentaire de financement des retraites sur les travailleurs, qui pâtissent déjà du chômage, de la précarité, de la modération salariale&#8230;</p>
<p>D’autres leviers pourraient pourtant être actionnés pour équilibrer les comptes.</p>
<p><strong>1 &#8211; Rétablir la justice sociale au bénéfice du travail, </strong>en augmentant les salaires modestes, ce qui augmenterait mécaniquement les cotisations retraites ; faire contribuer le capital au financement des retraites : plus de 30 Milliards peuvent ainsi être dégagés, soit au moins la moitié du déficit prévu en 2030 !</p>
<p><strong>2 &#8211; Faire diminuer le chômage</strong>: si tous les travailleurs qui recherchent un emploi pouvaient travailler et cotiser, au moins les deux tiers du déficit des retraites n’existerait pas !</p>
<p><strong>Le problème des retraites, c’est la dégradation du rapport capital / travail ! Le problème des retraites, c’est le chômage, la désindustrialisation, les délocalisations !</strong></p>
<p><strong>1 &#8211; Donner à la France et à d’autres pays européens les moyens de se réindustrialiser et d’augmenter l’emploi et les salaires. Comment ? </strong>- En procédant à un grand emprunt européen pour nos infrastructures, la recherche et l’innovation&#8230; &#8211; En ouvrant davantage le robinet monétaire au niveau de la BCE, pour favoriser l’investissement productif, une croissance éco-responsable et juste.</p>
<p>- En menant des politiques protectionnistes intelligentes pour ne pas jouer le jeu mortel du dumping, c’est -à-dire des délocalisations et du nivellement social et environnemental par le bas à l’échelle du monde.</p>
<p><strong>2 &#8211; Freiner l’hyper-mobilité du capital, qui ne doit pas pouvoir s’investir à l’autre bout du monde en toute impunité, et l’empêcher de mettre tous les peuples en concurrence. Comment ? </strong>En taxant les flux spéculatifs, en pénalisant lourdement l’évasion fiscale, en constituant des noyaux d’actionnaires stables pour les entreprises françaises et européennes, avec l’épargne populaire, et le cas échéant les collectivités territoriales, l’Etat&#8230;</p>
<p>Pour réussir cette authentique politique alternative, il faut la vouloir vraiment, avoir le courage d’affronter les dogmes et les serviteurs de l’Europe et de la mondialisation libérales !</p>
<p><strong>Oui, nous devons résister à la contre-réforme anti-sociale du gouvernement. Mais il faut aussi préparer l’alternative, qui ne passe ni par le social-libéralisme, ni par le gauchisme, mais par une gauche républicaine, porteuse d’un vrai programme de salut public.</strong></p>
<p><strong>Site Internet : </strong>http://www.mrc-bretagne.org</p>
<p><strong>Mel: </strong><a href="mailto:mrc35@mrc-bretagne.org">mrc35@mrc-bretagne.org</a></p>
<p>Pour pallier ces problèmes et sortir de la crise, ce n’est pas la contre-réforme gouvernementale qu’il nous faut, c’est un changement radical de politique monétaire, commerciale, économique en Europe. C’est ce que la France doit exiger :</p>
<p>MRC 35	Septembre 2010</p>
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		<title>Tract sur la réforme des retraites</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 19:25:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Refuser le projet de loi sur les retraites

 &#8211; car il creuse les inégalités entre les retraités, faisant travailler davantage les plus défavorisés tout en leur réduisant les pensions, en laissant les plus riches à l’écart des efforts significatifs,
- car il fait supporter l’effort principal de financement des retraites aux travailleurs qui subissent le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong><span style="font-size: medium;"> Refuser le projet de loi sur les retraites</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong></strong><br />
<strong> &#8211; car il creuse les inégalités entre les retraités, faisant travailler davantage les plus défavorisés tout en leur réduisant les pensions, en laissant les plus riches à l’écart des efforts significatifs,<br />
- car il fait supporter l’effort principal de financement des retraites aux travailleurs qui subissent le chômage, la précarité, la modération salariale (ce sont surtout des travailleuses),<br />
- car il fait la part belle aux agents du capitalisme financier (assurances privées, notamment), au lieu de jouer son rôle de régulation en faveur de l’intérêt général,<br />
- car il accentue les risques d’éclatement de la société et de dérive vers des comportements violents et incontrôlables.</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong></strong><br />
<strong><span style="font-size: medium;"> Préparer une autre politique, portée par un sursaut populaire</span></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong></strong><br />
<strong> Il existe d’autres sources de financement des retraites, que le gouvernement rejette car elles impliquent un changement de politique.<br />
Plutôt que laisser détruire à petits feux les avancées sociales conquises par le Conseil national de la Résistance, il est préférable de dire non à ce qui est une contre-réforme, afin d’ouvrir la voie à une vraie réforme, nécessaire, dans le cadre d’une autre politique, portée par un sursaut populaire, qui fera baisser le chômage et mettra à contribution de nouveaux financements dans le but de rééquilibrer capital et travail.<br />
Dire non, c’est préparer un autre chemin pour les retraites, en maintenant le système par répartition, sans exclure des aménagements à l’âge légal de départ, tenant compte de la tendance forte à la diversité et à la complexité du travail et du salariat.<br />
La priorité absolue doit être accordée aux salariés confrontés à des travaux difficiles, notamment dans l’industrie et le bâtiment (les ouvriers ont, en moyenne, une espérance de vie inférieure de sept ans à celle des cadres), ainsi qu’aux personnes, souvent des femmes, qui travaillent à temps partiel et ont des accidents de parcours dans leur carrière professionnelle.</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Rejoignez le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), qui porte dans la vie politique les aspirations des citoyens à vivre dans une République démocratique, indivisible et décentralisée, laïque et sociale.</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>(MRC 53 )</strong></p>
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		<title>A quoi riment ces expulsions idiotes ?</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 18:30:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les chômeurs sont toujours plus nombreux en fin de droit, réduits à survivre avec comme seules ressources les minima sociaux.
Les mêmes chômeurs peuvent se poser bien des questions en regardant à la télévision le 28ème avion affrété par le gouvernement décoller pour Bucarest. Les passagers roms ont reçu avant de partir la somme nécessaire pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les chômeurs sont toujours plus nombreux en fin de droit, réduits à survivre avec comme seules ressources les minima sociaux.</p>
<p>Les mêmes chômeurs peuvent se poser bien des questions en regardant à la télévision le 28ème avion affrété par le gouvernement décoller pour Bucarest. Les passagers roms ont reçu avant de partir la somme nécessaire pour revenir en France, ce qu&#8217;ils ne manqueront pas de faire, pour beaucoup d&#8217;entre eux, en toute légalité européenne. </p>
<p>Du point de vue contrôle de l&#8217;immigration, c&#8217;est tout simplement nullissime.</p>
<p>Du point de vue humain, l&#8217;affaire est déplorable depuis le début. Les roms roumains n&#8217;ont rien à voir avec les gangsters de Grenoble ou les émeutiers qui les ont soutenus, ni avec les 50 agresseurs d&#8217;une gendarmerie du Loir et Cher cet été. Le discours de Sarkozy à Grenoble introduit des amalgames odieux pour justifier ensuite des gesticulations dépourvues de sens.</p>
<p>Et les chômeurs regardent les millions d&#8217;euros se volatiliser dans les airs entre Paris et Bucarest &#8230;<br />
Y.G.</p>
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		<title>Réaction de Jean-Pierre Chevènement au décès du général Pierre-Marie Gallois</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 16:33:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avec le général Pierre-Marie Gallois, c’est un visionnaire, un patriote, un homme aux multiples talents, un des grands penseurs français de la stratégie nucléaire qui disparaît.
Pierre-Marie Gallois était un officier non conformiste. Il n’avait jamais accepté l’effondrement de 1940 et s’était très vite retrouvé à Londres, servant dans l’aviation de bombardement. Son patriotisme était viscéral [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec le général Pierre-Marie Gallois, c’est un visionnaire, un patriote, un homme aux multiples talents, un des grands penseurs français de la stratégie nucléaire qui disparaît.<br />
Pierre-Marie Gallois était un officier non conformiste. Il n’avait jamais accepté l’effondrement de 1940 et s’était très vite retrouvé à Londres, servant dans l’aviation de bombardement. Son patriotisme était viscéral : plus jamais 1940 !</strong><br />
<span id="more-1668"></span><br />
Sous la IVe République, il joua un rôle éminent, comme conseiller ministériel, puis comme officier détaché à l’OTAN pour ouvrir la voie d’un armement nucléaire à la France. Consulté par le général de Gaulle dès avant son retour au pouvoir, en 1958, Pierre-Marie Gallois restera comme l’un des théoriciens majeurs de la dissuasion nucléaire et de l’autonomie de décision qu’elle confère.</p>
<p>Il restera avant tout comme un grand Français, un homme profond, allant tout de suite à l’essentiel. Il ne laissera pas seulement derrière lui une œuvre écrite imposante. Il a été dans toutes les fonctions militaires et industrielles qu’il a occupées, un homme d’influence. Son charisme et sa puissance de conviction ont contribué à ce que notre pays se dote d’abord de l’arme nucléaire et préserve ensuite le noyau dur de la dissuasion : « l’autonomie de décision », encore réaffirmée par le Président de la République dans son discours de Cherbourg, en 2008.</p>
<p>Avec Pierre-Marie Gallois, je perds un ami, un homme généreux, peintre talentueux qui, à ses heures perdues, excellait dans l’art des trompe-l’œil. Son visage rayonnait d’intelligence. Jusqu’au bout de sa très longue vie, il aura montré une fermeté d’âme qui ne s’est jamais démentie.</p>
<p>Observateur averti et perspicace des réalités internationales, il regardait avec attention, dans les dernières années, la montée de la Chine et ses inévitables conséquences sur les relations internationales.</p>
<p>Avec le général Pierre-Marie Gallois, la France perd un de ses meilleurs fils. Sa voix manquera. Mais il restera un exemple et une source d’inspiration pour tous ceux qui ne désespèrent pas de l’avenir et du rôle de la France.</p>
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		<title>Montebourg veut un &#171;&#160;pacte de tranquillité publique&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Aug 2010 20:28:02 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Tant l&#8217;angélisme de la gauche que l&#8217;ultrarépressif de la droite ont échoué. Il faut trouver un équilibre entre la tradition politique de la gauche, qui considère le respect des libertés comme un point fondamental, et les réponses concrètes qu&#8217;attendent les populations exposées aux violences. Des violences dont Nicolas Sarkozy n&#8217;a pas été capable d&#8217;enrayer la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tant l&#8217;angélisme de la gauche que l&#8217;ultrarépressif de la droite ont échoué. Il faut trouver un équilibre entre la tradition politique de la gauche, qui considère le respect des libertés comme un point fondamental, et les réponses concrètes qu&#8217;attendent les populations exposées aux violences. Des violences dont Nicolas Sarkozy n&#8217;a pas été capable d&#8217;enrayer la montée.</p>
<p>La police de proximité a été une tentative de synthèse entre ces deux exigences, en favorisant une meilleure insertion de la police dans la population, une amélioration du « vivre ensemble »… Elle a eu des résultats en termes de recul des incivilités, mais elle a été supprimée par le pouvoir actuel. On ne lui a pas laissé le temps de s&#8217;installer.</p>
<p>Chevènement avait vu cela, l&#8217;un des premiers. Il avait vu juste, comme il a vu juste sur d&#8217;autres questions : les expéditions militaires américaines, le traité constitutionnel européen… Son expérience sera utile dans la construction du projet pour 2012.</p>
<p><a href="http://www.rue89.com/2010/08/21/securite-montebourg-veut-un-pacte-de-tranquillite-publique-163381" target="_blank">Tout l&#8217;article de  Rue89</a></p>
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		<item>
		<title>Chevènement dénonce la &#171;&#160;politique de l&#8217;esbrouffe&#160;&#187; de Sarkozy</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Aug 2010 07:50:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[

				 Entretien au Parisien, propos recueillis par Philippe Martinat, vendredi 20 août 2010. Ancien ministre de l’Intérieur, le président d’honneur du MRC critique la politique sécuritaire du gouvernement. Et il applaudit celle d’Obama en Irak.
			 

		 


				 
			 


					 Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, sera dimanche à Frangy (Saône-et-Loire) pour la Fête de la rose organisée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="chapeau">
<h3 class="access">
				 Entretien au Parisien, propos recueillis par Philippe Martinat, vendredi 20 août 2010. Ancien ministre de l’Intérieur, le président d’honneur du MRC critique la politique sécuritaire du gouvernement. Et il applaudit celle d’Obama en Irak.<br />
			 </h3>
</p></div>
<p>		 <br id="sep_para_1" class="sep_para access"/></p>
<div id="para_1" class="para_3207274 resize">
<div class="photo right">
				 <img src="http://www.chevenement.fr/photo/2295205-3207274.jpg?v=1282289425" alt="Chevènement dénonce la « politique de l’esbroufe » de Sarkozy" title="Chevènement dénonce la « politique de l’esbroufe » de Sarkozy"  />
			 </div>
<div class="texte">
<div class="access firstletter">
					 Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, sera dimanche à Frangy (Saône-et-Loire) pour la Fête de la rose organisée par Arnaud Montebourg. Le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) commente l’actualité.</p>
<p>					 <b>Quel jugement portez-vous sur le discours sécuritaire du gouvernement?<br />
					 <br />
					 Jean-Pierre Chevènement :</b> C’est un choix essentiellement électoraliste et une stratégie dangereuse car elle peut nourrir l’extrême droite.<br />
					 <br />
					 Je ne crois pas que ce sera une stratégie payante si l’opposition prend garde à ne pas tomber les deux pieds joints dans le panneau.</p>
<p>					 <b>Quel est le piège?</b><br />
					 <br />
					 Ce serait que la future campagne présidentielle tourne essentiellement sur la sécurité, sur laquelle beaucoup de gens n’ont pas les idées très claires, alors que les véritables questions portent sur la crise économique et une éventuelle sortie de crise.</p>
<p>					 <b>Cet été, les responsables de la majorité ont souvent vanté votre bilan comme ministre de l’Intérieur pour l’opposer à celui de Lionel Jospin et du PS. Comment avez-vous reçu cet « hommage »?</b><br />
					 <br />
					 Je trouve choquante cette tentative d’instrumentation. C’est M. Sarkozy qui a mis fin à la police de proximité que j’avais créée et expérimentée en 1999. En 2003, M. Sarkozy a révoqué à Toulouse, pratiquement devant les caméras de télévision, mon ancien conseiller, le commissaire Jean-Pierre Havrin (que j’avais nommé directeur de la sécurité publique en Haute-Garonne), en déclarant : « Les policiers ne sont pas là pour organiser des parties de foot avec les jeunes des quartiers. »
				 </div>
</p></div>
<div class="clear"></div>
</p></div>
<p>		 <br id="sep_para_2" class="sep_para access"/></p>
<div id="para_2" class="para_3207283 resize">
<div class="texte">
<div class="access firstletter">
					 <b>C’était une critique très directe…</b><br />
					 <br />
					 C’est une vision très réductrice de la police de proximité qui est une police à la fois préventive et répressive et qui commençait à produire de bons résultats. Chacun sait que depuis son démantèlement les violences aux personnes ont augmenté. Et les agressions contre les policiers, qui étaient assez rares il y a une dizaine d’années, sont aujourd’hui beaucoup plus répandues. La politique du chiffre de Nicolas Sarkozy a été malheureusement un échec, je dis « malheureusement » car l’insécurité frappe tous les Français, et d’abord les plus démunis.</p>
<p>					 <b>Le chef de l’Etat voudrait déchoir de la nationalité française certains délinquants. Qu’en pensez-vous?</b><br />
					 <br />
					 Je suis assez surpris car M. Sarkozy avait supprimé en 2002 les peines complémentaires — la double peine —, c’est-à-dire la reconduite à la frontière d’un certain nombre de délinquants étrangers à leur sortie de prison. Il prévoit maintenant la déchéance de la nationalité française pour les délinquants graves : M. Sarkozy est dans la communication. Cette politique est une politique de l’esbroufe.</p>
<p>					 <b>L’état de la réflexion à gauche est-il suffisamment avancé pour lui permettre non seulement de gagner les élections mais ensuite de bien gouverner?</b><br />
					 <br />
					 Le vrai problème pour la gauche, ce n’est pas de revenir au pouvoir — c’est à sa portée —, mais de réussir vraiment. Le risque que la gauche déçoive, parce que sur l’Europe notamment elle n’a pas les idées claires, n’est pas écarté.</p>
<p>					 <b>Vous serez dimanche aux côtés d’Arnaud Montebourg. Est-ce un signe de soutien à son éventuelle candidature pour 2012?</b><br />
					 <br />
					 Nous n’en sommes pas là. J’y vais sans aucune arrière-pensée. Arnaud Montebourg est un ami. J’ai apprécié les positions courageuses qu’il a prises sur le projet de Constitution européenne en 2005. Mais le PS est le PS et le Mouvement républicain et citoyen (MRC), ce n’est pas le PS! Notre mouvement veut faire bouger les lignes pour que la gauche soit à la hauteur des défis que le pays a devant lui.</p>
<p>					 <b>Quel constat faites-vous pour l’instant du bilan de Martine Aubry à la tête du PS?</b><br />
					 <br />
					 Elle a plutôt affermi sa position depuis le congrès de Reims qui l’a portée à la tête de son parti. Mais la question du projet de la gauche, si elle vient au pouvoir, est pendante. Nous avons encore beaucoup de sujets à débattre sur la politique économique, l’Europe et la nation notamment. Je dois la rencontrer pour cela au milieu du mois de septembre.</p>
<p>					 <b>Comment jugez-vous le changement de stratégie des Américains en Irak et en Afghanistan?</b><br />
					 <br />
					 Le président Obama a une idée assez claire : il veut se retirer aussi bien d’Afghanistan que d’Irak. Il a raison! L’invasion de l’Irak en 2003 a abouti à créer les conditions d’une véritable guerre civile dans ce pays qui n’a toujours pas de gouvernement et la destruction de l’Irak a mis l’Iran en position dominante dans la région. Quant à l’Afghanistan, tout le monde sait que sa stabilisation dépend du Pakistan qu’il faut aider à jouer un rôle modérateur. La question de la date précise du retrait américain est relativement accessoire. Il faut que l’ethnie majoritaire pachtoune se soit au préalable clairement dissociée d’Al-Qaïda. Ce qui est essentiel, c’est que les Américains ont décidé de se retirer. Je ne suis pas partisan d’un retrait inconditionnel. Il faut avoir créé les conditions d’une stabilité politique dans la région, qui ne peut venir que du Pakistan.</p>
<p>					 Source : <a class="liens" href="http://www.leparisien.fr/politique/chevenement-denonce-la-politique-de-l-esbroufe-de-sarkozy-20-08-2010-1037376.php">site Internet du Parisien</a>
				 </div>
</p></div>
<div class="clear"></div>
</p></div>
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		<title>Réflexions estivales et programme de salut public</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Aug 2010 14:16:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[- - L'EDITO - -]]></category>

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		<description><![CDATA[( Extraits du programme de salut public en caractères gras )
Les évènements de Grenoble ( émeutes consécutives à la mort d&#8217;un braqueur abattu par la police ) comme l&#8217;augmentation de la violence à l&#8217;égard des personnes montrent que le discours sécuritaire de Nicolas Sarkozy n&#8217;a rien à voir avec une véritable politique de sécurité, telle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>( Extraits du programme de salut public en caractères gras )</p>
<p>Les évènements de Grenoble ( émeutes consécutives à la mort d&#8217;un braqueur abattu par la police ) comme l&#8217;augmentation de la violence à l&#8217;égard des personnes montrent que le discours sécuritaire de Nicolas Sarkozy n&#8217;a rien à voir avec une véritable politique de sécurité, telle que la définit notre programme : &laquo;&nbsp;  <strong>La justice et les forces de police doivent être au service de tous les citoyens. Cela implique une réelle démocratisation de la justice, avec un équilibre entre les droits de la société et les droits de la défense. Il faut rompre avec l’acceptation de fait des zones de non-droit et des actions discriminatoires. Cela passe par une action résolue de proximité et par une meilleure légitimation des forces de l’ordre. La sécurité de tous passe par la prévention autant que possible, la dissuasion certainement, et la répression autant que nécessaire.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>L&#8217;affaire Woerth-Bettencourt montre la proximité malsaine du Pouvoir et des grandes fortunes, sur fond de bouclier fiscal : alors que les citoyens constatent que l&#8217;emploi continue à disparaître, que les couches populaires voient leurs revenus diminuer, tout semble beaucoup plus facile pour l&#8217;élite mondialisée qui nous gouverne . Au contraire, nous pensons <strong>&laquo;&nbsp;(qu&#8217;) Il s’agit d’élargir les bases d’un impôt sur le revenu véritablement progressif, avec mensualisation obligatoire ou retenue à la source, en supprimant tout bouclier fiscal. Mais il nous faut aussi moduler les impôts sur la dépense pour orienter la production vers les biens durables et les économies d’énergie. Et cibler davantage les impôts sur la rente et sur la fortune, notamment par l’imposition des grosses successions, des retraites chapeaux et des rémunérations excessives. Il nous faut sortir de la contradiction entre les avantages fiscaux et les exonérations de charge accordés aux plus fortunés et l’ampleur de la dette sociale. L’équilibre entre contributions et cotisations sociales doit être revu, pour favoriser les revenus du travail sur ceux de la rente. Nous devons par ailleurs inverser l’évolution du partage de la valeur ajoutée en favorisant le travail au détriment du capital. La lutte contre la fraude fiscale doit enfin être renforcée.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>La loi sur le voile intégral a finalement été votée et une fois le problème ainsi posé, c&#8217;était la meilleure solution. De simples dispositions d&#8217;ordre public auraient toutefois pu avoir le même effet. On en revient toujours à l&#8217;instrumentalisation de la loi pour des motifs de propagande politique, alors que le pouvoir brouille les cartes avec sa &laquo;&nbsp;laïcité positive&nbsp;&raquo; , avocate de l&#8217;imam et du prêtre contre l&#8217;instituteur, qui est l&#8217;ennemie de la laïcité tout court. <strong>&laquo;&nbsp;La laïcité doit être mise en œuvre fermement et totalement dans la sphère publique. Elle implique le respect de la diversité des pratiques religieuses qui doivent être compatibles avec nos lois comme du droit d’être athée ou agnostique. Toutes les formes d’obscurantisme, les revendications historiques communautaires, les enfermements sectaires, comme </strong><strong>l’instrumentalisation de l’identité nationale, doivent être fermement combattues.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><strong>Y. Guillou</strong></p>
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		<title>Université d&#8217;été du MRC à Valence</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 06:44:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[- - L'EDITO - -]]></category>

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		<description><![CDATA[Universitéd&#8217;été du MRC de Valence les 4 et 5 septembre : Pour un programme de salut public

Voici le programme complet, le bulletin d&#8217;inscription et les aspects pratiques de l&#8217;Université d&#8217;été du MRC qui se tient cette année à Valence les 4 et 5 septembre 2010.






Le programme de l&#8217;Université d&#8217;été :
Journée du samedi
10H – 10H15 : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Universitéd&#8217;été du MRC de Valence les 4 et 5 septembre : Pour un programme de salut public</strong></p>
<div class="chapeau">
<h3 class="access">Voici le programme complet, le bulletin d&#8217;inscription et les aspects pratiques de l&#8217;Université d&#8217;été du MRC qui se tient cette année à Valence les 4 et 5 septembre 2010.</h3>
</div>
<p><br class="texte clear" /><br />
<br id="sep_para_1" class="sep_para access" /></p>
<div id="para_1" class="para_3129074 resize">
<div class="photo top" style="margin-bottom: 10px;"><a title="Université d'été du MRC de Valence les 4 et 5 septembre : Pour un programme de salut public" rel="http://www.mrc-france.org/photo/grande-2241226-3129074.jpg?ibox" href="javascript:void(0)"><img title="Université d'été du MRC de Valence les 4 et 5 septembre : Pour un programme de salut public" src="http://www.mrc-france.org/photo/2241226-3129074.jpg?v=1279786082" alt="Université d'été du MRC de Valence les 4 et 5 septembre : Pour un programme de salut public" width="80%" /></a></div>
<div class="texte">
<div class="access firstletter"><strong>Le programme de l&#8217;Université d&#8217;été :</strong></p>
<p><span class="u">Journée du samedi</span></p>
<p><span style="font-style: italic;">10H – 10H15 : ACCUEIL</span></p>
<p>-	Accueil par Catherine COUTARD (première secrétaire fédérale de la Drôme, secrétaire nationale aux élus)</p>
<p>-	Accueil par Alain MAURICE (maire de Valence)</p>
<p><span style="font-style: italic;">10H15-10H30 : Ouverture de l’université d’été par Bastien FAUDOT (secrétaire national à la formation et aux universités d’été)</span></p>
<p><span style="font-style: italic;">10H30-12H 30: TABLE RONDE N° 1 / Comment sortir de la logique des marchés financiers ?</span></p>
<p>Crise des crédits hypothécaires de juillet 2007, crise financière de l’été 2008, crise de l’euro au printemps 2010 : cette série de crises en cascades a révélé l’assujettissement des acteurs économiques traditionnels aux injonctions des marchés financiers. Hier imaginés pour mobiliser des capitaux,  financer les investissements et soutenir la production, les marchés financiers ont aujourd’hui renversé l’équation. Etats, entreprises et salariés sont pris dans l’étau de la contrainte actionnariale qui exige des rendements toujours croissants. Cette logique de financiarisation se développe au détriment de l’économie de production, de la croissance et de l’emploi. Faut-il réguler ou réglementer les activités financières ? Jusqu’où ? Comment rétablir une logique économique au service du plus grand nombre, affranchie des œillères et du  « court-termisme » du capitalisme financier ? Comment remettre les Etats, dépositaires de l’intérêt général, au centre du jeu ? La porosité du système économique libéral impose-t-elle exclusivement des réponses globales ou autorise-t-elle encore d’envisager des stratégies nationales ?</p>
<p>Animateur : Etienne BUTZBACH (maire de Belfort, secrétaire national aux relations internationales)</p>
<p>Intervenants :</p>
<p>Lord Adair TURNER (Président de l’autorité bancaire britannique)</p>
<p>Bruno MOSCHETTO (ancien banquier, universitaire)</p>
<p>Laurent MAUDUIT (journaliste économique à Mediapart)</p>
<p><span id="more-1645"></span></p>
<p><span style="font-style: italic;">14H15-16H15 : TABLE RONDE N°2 / Quel avenir pour la zone euro ? </span></p>
<p>La zone euro est entrée dans une phase de turbulences particulièrement aigüe. Cet espace monétaire unique composé de 16 pays était viable en période de croissance, mais est devenu difficilement soutenable depuis le début de la crise. Après de longues hésitations, les pays membres de la zone euro ont apporté un soutien conditionné à la Grèce pour éviter qu’elle fasse défaut à ses créditeurs. D’autres pays fortement endettés (Espagne, Portugal, Irlande) sont aujourd’hui les proies du marché du crédit et des agences de notation privées. Dans ce contexte, l’éclatement de la zone euro, hypothèse jugée hier fantaisiste, est devenu une menace plausible. Structurellement hétérogène, cet espace monétaire pourrait ne pas survivre aux forces centrifuges qui l’animent. L’Allemagne, qui réalise son excédent commercial au détriment des autres pays de la zone euro, jugera-t-elle opportun de revenir sur sa politique de déflation compétitive ? L’euro peut-il être sauvé, et à quelles conditions ? Faut-il anticiper un plan B ? Quelles seraient les conséquences économiques et politiques d’un éclatement de la zone euro ? Le retour à une monnaie commune peut-il être une solution ?</p>
<p>Animateur : Julien LANDFRIED (secrétaire national à la communication)</p>
<p>Intervenants :</p>
<p>Yves LE HENAFF (secrétaire national aux questions économiques)</p>
<p>Alain COTTA (professeur d’économie à HEC)</p>
<p>Laurent PINSOLLE (porte-parole de Debout la République)</p>
<p><span style="font-style: italic;">16H30-18H30 : TABLE RONDE N° 3/ Refaire de la France un grand pays industriel </span></p>
<p>Depuis 1970, le nombre d’employés dans le secteur tertiaire a doublé en France, tandis que l’on dénombre 2 millions d’emplois perdus dans l’industrie. Cette lente désindustrialisation du pays a accompagné la lente progression d’un chômage de masse devenu chronique. Longtemps sous-estimé, parfois considéré comme une inexorable fatalité, le démantèlement de l’industrie française a été le premier symptôme de la mondialisation. L’ouverture des frontières et la libéralisation des échanges a livré le secteur productif à la concurrence déloyale des pays à très bas coûts, entraînant la surenchère du moins-disant, donc les délocalisations. La crise a cependant rendu manifeste l’extrême volatilité des valeurs financières qui s’étaient progressivement substituées à l’économie de production dans les pays développés. Par contraste, les pays émergents qui tirent précisément leur épingle du jeu sont d’abord de grandes nations industrielles. Comment relever le défi de la réindustrialisation  aujourd’hui ? Quel est le rôle de la puissance publique en la matière ? Quelles règles de concurrence doivent être mises en place pour permettre à la France de restaurer durablement son secteur productif ?</p>
<p>Animateur : Patrick QUINQUETON (secrétaire national aux prises de positions du parti, chargé du programme de Salut public)</p>
<p>Intervenants :</p>
<p>Jean-Michel QUATREPOINT (journaliste économique)</p>
<p>Pierre-Alain WEILL (Secrétaire national adjoint à l’industrie du Parti Socialiste, chargé des PME)</p>
<p>Jean-Pierre GERARD (Chef d’entreprise, président du club des n°1 mondiaux à l’export, vice-président de Debout la République, ancien membre du Conseil de la politique monétaire)</p>
<p><span class="u">Matinée du dimanche : </span></p>
<p><span style="font-style: italic;">8H30-10H : petits-déjeuners thématiques </span></p>
<p>-	 Santé et hôpital public</p>
<p>-	Education</p>
<p><span style="font-style: italic;">10H15 – 10H45 : Intervention de Jean-Luc LAURENT (Président du MRC, maire du Kremlin-Bicêtre)</span></p>
<p><span style="font-style: italic;">10H45 – 12H15 : DEBAT /Quel projet pour 2012 ?</span></p>
<p>Animatrice : Marie-Françoise BECHTEL (vice-présidente du MRC)</p>
<p>Intervenants :</p>
<p>François HOLLANDE (député, ancien premier secrétaire du PS)</p>
<p>Jean-Pierre CHEVENEMENT (sénateur du territoire de Belfort, président d’honneur du MRC)</p>
<p>Ce programme est disponible ci-dessous au format PDF, ainsi que le bulletin d&#8217;inscription et les modalités pratiques (transport et hébergement).</p>
<p>Le plan d&#8217;accès est disponible ci-dessous :</p>
<p>Lieu : parc des expositions de Valence (Drôme), 16 avenue Georges Clémenceau.</p>
</div>
</div>
</div>
<p><br id="sep_para_2" class="sep_para access" /></p>
<div id="para_2" class="para_3133758 resize">
<div class="texte">
<div class="access firstletter">
<small><a style="color: #0000ff; text-align: left;" href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=embed&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=PARC+DES+EXPOSITIONS,+16+Avenue+Georges+Clemenceau,+26000+VALENCE&amp;mrt=all&amp;sll=48.973569,2.514668&amp;sspn=0.013409,0.038581&amp;ie=UTF8&amp;hq=PARC+DES+EXPOSITIONS,&amp;hnear=16+Avenue+Georges+Clemenceau,+26000+Valence,+Dr%C3%B4me,+Rh%C3%B4ne-Alpes&amp;ll=44.935815,4.899601&amp;spn=0.006295,0.006295">Agrandir le plan</a></small></div>
</div>
</div>
<p><br class="texte clear" /></p>
<p class="pj"><a class="pj" href="/attachment/216007/"><br />
<img class="image" src="http://www.mrc-france.org/_images/ext/icon_pdf.gif" alt="universite_ete_mrc_2010_programme.pdf" /> Programme complet de l&#8217;université d&#8217;été<br />
</a><br />
<span> (262.31 Ko)<br />
</span><br />
<a class="pj" href="/attachment/216005/"><br />
<img class="image" src="http://www.mrc-france.org/_images/ext/icon_pdf.gif" alt="bulletin_d_inscription__ue_valence.pdf" /> Bulletin d&#8217;inscription<br />
</a><br />
<span> (72.63 Ko)<br />
</span><br />
<a class="pj" href="/attachment/216006/"><br />
<img class="image" src="http://www.mrc-france.org/_images/ext/icon_pdf.gif" alt="modalites_pratiques__ue_valence.pdf" /> Modalités pratiques (transport et hébergement)<br />
</a><br />
<span> (147.78 Ko)<br />
</span></p>
<div class="bloc_tags auteur">
<div class="access"><span class="code_tags">Mots-clés</span> :<br />
<a class="liens" href="/tags/programme+de+salut+public/">programme de salut public</a><span>, </span><a class="liens" href="/tags/universit%C3%A9+d%27%C3%A9t%C3%A9/">université d&#8217;été</a></div>
</div>
<div id="date" class="date">
<div class="access">Jeudi 22 Juillet 2010</div>
</div>
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		<title>Chevènement, premier non-socialiste invité à la Fête de la Rose en août</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 06:52:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[- - L'EDITO - -]]></category>

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		<description><![CDATA[Dépêche AFP, samedi 17 juillet 2010, 16h07.
Le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Pierre Chevènement, sera le premier non-socialiste à être l&#8217;invité d&#8217;honneur de la Fête de la Rose pour sa 38e édition le 22 août à Frangy-en-Bresse, a annoncé samedi le député PS de la région Arnaud Montebourg. 
L&#8217;ex-socialiste et ancien ministre de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dépêche AFP, samedi 17 juillet 2010, 16h07.</p>
<p>Le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Pierre Chevènement, sera le premier non-socialiste à être l&#8217;invité d&#8217;honneur de la Fête de la Rose pour sa 38e édition le 22 août à Frangy-en-Bresse, a annoncé samedi le député PS de la région Arnaud Montebourg. </p>
<p>L&#8217;ex-socialiste et ancien ministre de la Défense a déclaré début juillet qu&#8217;il envisageait d&#8217;être candidat à l&#8217;élection présidentielle de 2012. </p>
<p>&laquo;&nbsp;C&#8217;est un homme d&#8217;Etat, fondateur du PS d&#8217;Epinay avec Mitterrand, qui a une vision de la reconstruction du système économique dans la perspective de 2012&#8243;, a estimé M. Montebourg pour expliquer ce &laquo;&nbsp;geste d&#8217;ouverture vers un partenaire traditionnel du PS&nbsp;&raquo;. </p>
<p>&laquo;&nbsp;Il a une vision dont on a besoin dans la reconstruction de la gauche actuelle&nbsp;&raquo;, a-t-il ajouté. </p>
<p>La Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône et Loire), imaginée par Pierre Joxe, marque traditionnellement la rentrée politique du Parti socialiste quelques jours avant l&#8217;université d&#8217;été de la Rochelle qui se tient fin août.</p>
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		<title>Entretien à France-Soir</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Jul 2010 07:42:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[- - L'EDITO - -]]></category>

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		<description><![CDATA[

				 
				 Entretien à France-Soir: « Oui, j&#8217;envisage d&#8217;être candidat en 2012 »
			 



				 Entretien de Jean-Pierre Chevènement à France-Soir, propos recueillis par Anita Hausser, vendredi 2 juillet 2010.
			 

		 


				 
			 


					 France-Soir. Le Mouvement républicain et citoyen (MRC), dont vous êtes le président d’honneur, annonce son intention de soutenir en 2012 un « [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="titre">
<h2 class="access">
				 <img class="image middle nomargin" src="http://www.chevenement.fr/_images/preset/puces/arrow22.gif" alt=""  /><br />
				 Entretien à France-Soir: « Oui, j&#8217;envisage d&#8217;être candidat en 2012 »<br />
			 </h2>
</p></div>
<div class="chapeau">
<h3 class="access">
				 Entretien de Jean-Pierre Chevènement à France-Soir, propos recueillis par Anita Hausser, vendredi 2 juillet 2010.<br />
			 </h3>
</p></div>
<p>		 <br id="sep_para_1" class="sep_para access"/></p>
<div id="para_1" class="para_3070338 resize">
<div class="photo right">
				 <img src="http://www.chevenement.fr/photo/2201977-3070338.jpg?v=1278053317" alt="Entretien à France-Soir: « Oui, j'envisage d'être candidat en 2012 »" title="Entretien à France-Soir: « Oui, j'envisage d'être candidat en 2012 »"  />
			 </div>
<div class="texte">
<div class="access firstletter">
					 <b>France-Soir. Le Mouvement républicain et citoyen (MRC), dont vous êtes le président d’honneur, annonce son intention de soutenir en 2012 un « candidat républicain ». Vous pourriez, dit-on, être ce candidat. C’est sérieux ?<br />
					 <br />
					 Jean-Pierre Chevènement.</b> Si j’envisage d’être candidat, c’est parce que les circonstances sont gravissimes et qu’il faut faire « bouger les lignes ». La France va mal. Elle s’est installée depuis trente ans dans un chômage de masse qui touche plus de 20 % des jeunes. Elle n’a jamais été aussi inégale. L’éthique républicaine est foulée aux pieds. Certes, je ne suis plus jeune, mais l’expérience est irremplaçable !</p>
<p>					 <b>Pourtant, vous aviez envisagé, jusqu’à une période récente, de participer aux primaires du PS…</b><br />
					 <br />
					 Elles ont été vidées de leur substance par Martine Aubry et Dominique Strauss Kahn qui ont conclu le pacte de Marrakech, et qui se sont également entendus avec Ségolène Royal. Quelle confiance, au surplus, peut-on faire aux socialistes pour l’organisation de ces primaires ? Mais la question majeure est ailleurs : le PS est-il prêt à mener demain une politique de salut public ?
				 </div>
</p></div>
<div class="clear"></div>
</p></div>
<p>		 <br id="sep_para_2" class="sep_para access"/></p>
<div id="para_2" class="para_3070348 resize">
<div class="texte">
<div class="access firstletter">
					 <b>Qu’est-ce que ça veut dire?</b><br />
					 <br />
					 J’ai toujours essayé de faire accepter au PS qu’il pèse pour modifier les statuts de la Banque centrale européenne : sans aucun résultat. Le PS est prisonnier du PSE (Parti socialiste européen) lui-même sous la domination du SPD allemand qui ne le veut pas. Alors pour nous sortir d’affaire, je ne fais pas confiance à ceux qui, depuis 1983, nous ont fourvoyés avec une politique de la monnaie forte, une déréglementation généralisée et l’introduction d’une monnaie unique par le traité de Maastricht. Un traité qui est en train de se casser la figure.<br />
					 <br />
			<span id="more-1633"></span><br />
					 <br />
					 <b>Aucune entente n’est donc envisageable entre vous, d’une part, Martine Aubry, DSK et Ségolène Royal, de l’autre ?</b><br />
					 <br />
					 Tous les dirigeants socialistes, même Jean-Luc Mélenchon, ont soutenu <span style="font-style:italic">perinde ac cadaver</span> (jusqu’à la mort, NDLR) le traité de Maastricht et ses dispositions les plus stupides. Maastricht, ça a été la mise en congé de la nation. Une erreur gravissime. Résultat : la France, aujourd’hui, ne croit plus en elle-même. Comme dans les années 1930.</p>
<p>					 <b>Allez-vous jusqu’à dire qu’il vaudrait mieux sortir de l’euro ?</b><br />
					 <br />
					 L’euro est aujourd’hui une réalité. Je suis partisan de défendre la zone euro dans son intégralité, c’est-à-dire avec tous les pays du Sud. Cela passe par un compromis franco-allemand sur l’idée que l’Europe ne peut pas avoir une monnaie surévaluée. L’Allemagne devrait admettre que la Banque centrale européenne (BCE) fasse des avances aux Etats attaqués. Sinon, la spéculation se déchaînera, et ça va « péter » ! On ne peut pas exclure la défaillance d’un grand pays du sud de l’Europe dans le cours de l’été. Il faut se donner, dès maintenant, des armes de dissuasion. Le mois d’août est toujours le mois des mauvais coups !</p>
<p>					 <b>En réponse au projet du gouvernement sur la réforme des retraites, la gauche propose un financement du déficit mettant largement – et presque exclusivement – les plus riches à contribution. Y adhérez-vous ?</b><br />
					 <br />
					 La retraite est le capital de ceux qui n’en ont pas. On ne peut faire l’économie de l’augmentation des années cotisées mais, pour cela, il faut une économie en croissance, créatrice d’emplois. C’est bien beau de dire qu’on va retarder l’âge de départ à la retraite mais s‘il n’y a plus de travail, si les entreprises veulent se débarrasser de leurs sexagénaires, comment faire ?</p>
<p>					 <b>Acceptez-vous de retarder l’âge légal de départ à 62 ans ?</b><br />
					 <br />
					 C’est injuste pour les ouvriers ! Savez-vous qu’ils vivent en moyenne sept ans de moins que les autres catégories de Français ? La retraite à 60 ans, c’était une grande conquête pour la classe ouvrière. Cependant, il est évident que la durée de vie moyenne s’allonge. Le fond du problème, c’est la relance de l’économie : on ne rétablira les comptes de la Sécurité sociale comme les comptes publics que par une augmentation des recettes. Et cela passe par une monnaie moins forte qui n’écrase pas notre compétitivité, par l’investissement de notre épargne – une des plus élevées du monde – dans l’innovation, la recherche, la technologie, la formation. Et cela en France, pas à l’étranger ! Il faut refaire de la France un grand pays industriel et technologique. Elle en a la capacité si la volonté politique est là !</p>
<p>					 <b>Aujourd’hui, l’ancien ministre de l’Intérieur que vous êtes combat la réforme territoriale. Pourquoi cette posture ?</b><br />
					 <br />
					 Cette réforme, très mal conçue, n’était pas nécessaire. Notre organisation, simple, repose sur trois niveaux : commune, département, région. L’intercommunalité a remédié à l’émiettement communal. La réforme vise à réduire drastiquement le nombre des communes en transformant les intercommunalités en communes nouvelles. Or on a besoin des petites communes ! On a besoin de ces élus locaux très dévoués qui participent au maintien du lien social. Et puis le gouvernement a inventé une nouvelle entité : la métropole.</p>
<p>					 <b>Vous y êtes hostile ?</b><br />
					 <br />
					 Soyons clair : la création de ces « métropoles » va décapiter sept régions et désosser une douzaine de départements. Et puis cette réforme vise à mettre les collectivités locales à la diète : le gouvernement a déjà annoncé le gel des dotations des collectivités territoriales. Bref, voilà une « réforme » qui met le pataquès dans l’organisation territoriale de la France. Bon, la loi va être votée, mais y aura-t-il une majorité pour l’appliquer en 2014 ?</p>
<p>					 <b>La gauche peut-elle, selon vous, gagner le Sénat en 2011 ?</b><br />
					 <br />
					 C’est possible. Les dernières élections locales et régionales devraient en effet permettre à l’ensemble de la gauche de gagner de nouveaux sièges. Quant à ceux qui font courir le bruit que je serai candidat à la présidence du Sénat en 2011, ce ne sont pas des gens qui me veulent bien ! Je me suis uniquement déclaré disponible pour l’élection présidentielle de 2012 !</p>
<p>					 Source : <a class="liens" href="http://www.francesoir.fr/politique/chevenement-oui-jenvisage-detre-candidat-en-2012">francesoir.fr</a>
				 </div>
</p></div>
<div class="clear"></div>
</p></div>
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		</item>
		<item>
		<title>LA FRANCE EST À CÔTÉ DE SES POMPES</title>
		<link>http://www.mrc-22.org/?p=1624</link>
		<comments>http://www.mrc-22.org/?p=1624#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 21:28:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<title>Discours de JPC au congrès du MRC</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Jun 2010 16:49:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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La France à la reconquête de son destin




Discours de clôture de Jean-Pierre Chevènement au Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Paris, dimanche 27 juin 2010.




Dans moins de deux ans d’ici, l’élection présidentielle qui est, dans le système politique français, l’élection primordiale, « la mère des batailles » en quelque sorte, nous donnera, si nous le [...]]]></description>
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<div class="entete_print"><strong>La France à la reconquête de son destin</strong></div>
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<h3 class="access">Discours de clôture de Jean-Pierre Chevènement au Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Paris, dimanche 27 juin 2010.</h3>
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<div class="texte">
<div class="access firstletter">Dans moins de deux ans d’ici, l’élection présidentielle qui est, dans le système politique français, l’élection primordiale, « la mère des batailles » en quelque sorte, nous donnera, si nous le voulons, l’occasion de peser pour redonner à notre pays, non pas un futur comme aujourd’hui, mais un avenir.<br />
<span id="more-1616"></span><br />
Le MRC est avant tout une ligne politique, indissociablement au service du monde du travail et au service de la France, continue dans la durée, à la fois cohérente et exigeante, ambitieuse enfin pour la République et pour la nation. Je vous parlerai de la crise qui est devant nous, des perspectives qu’elle offre à notre projet et enfin des moyens que nous avons de peser d’ici 2012 et après.<br />
<strong>I – La crise</strong></p>
<p>Elle est fondamentalement celle du capitalisme financier dont nous avons combattu la mise en place en France et en Europe, dès 1983. Elle est aussi la crise de la monnaie unique, celle de l’euro que nous avions prévue depuis la création de celui-ci en 1992 par le traité de Maastricht. Il n’y avait pas besoin d’être grand clerc pour deviner que l’abandon de la souveraineté monétaire à une Banque Centrale européenne indépendante, copiée sur le modèle allemand de la Bundesbank, conduirait à des tensions insupportables dans une Europe faite de nations diverses, aux structures économiques et aux cultures différentes, et aux politiques économiques souvent divergentes.</p>
<p>A ce pari fou sur une convergence économique improbable des nations dans la zone euro, nous avons dès le départ manifesté une opposition solidement argumentée, non pas contre l’Europe mais pour une Europe des peuples avec leurs nations et non pas sans elles, voire contre elles. L’heure des comptes est arrivée. L’arrogance de nos élites bien-pensantes perd déjà de sa superbe.</p>
</div>
</div>
</div>
<p><br id="sep_para_2" class="sep_para access" /></p>
<div id="para_2" class="para_3054367 ">
<div class="texte">
<div class="access firstletter">1.	La crise du capitalisme financier est inséparable de la déréglementation néolibérale mise en oeuvre dans le monde anglo-saxon d’abord par Mme Thatcher et M. Reagan, en Europe ensuite en vertu des traités européens et particulièrement de l’Acte Unique de 1987. Au nom de la « concurrence », trois cents directives européennes ont interdit les politiques industrielles et cassé les services publics. La seule régulation admise était celle du capital dont la liberté de mouvement, y compris vis-à-vis des pays tiers, a été consacrée le 1er janvier 1990. Tout le pouvoir aux actionnaires !</p>
<p>Leurs exigences de rentabilité ont fini par commander tous les choix économiques. Les délocalisations industrielles s’ensuivirent. L’épargne française s’est envolée à l’étranger, les capitaux investis à l’extérieur passant de 80 milliards d’euros en 1982 à 880 milliards en 2006, soit onze fois plus. Les effectifs employés dans l’industrie française ont fondu dans le même temps de 6 millions à 3,5 millions. Une quasi stagnation industrielle a marqué les deux dernières décennies, installant notre pays dans un chômage de masse (10 %), frappant particulièrement les jeunes (20 %).</p>
<p>Le capitalisme financier à l’anglo-saxonne est entré, depuis 2007, dans une crise de longue durée. Il a vu son principe se retourner contre lui avec la crise des subprimes. L’Hyperpuissance américaine, qui soutient le capitalisme financier comme la clé de voûte la cathédrale, s’est enlisée militairement et financièrement. Obama solde les comptes de G.W .Bush.</p>
<p>Dès le 4 septembre 2001, <a class="link" href="/Discours-de-Vincennes_a30.html">je vous avais dit à Vincennes</a> : « Les marchés financiers ne sont pas l’horizon de l’Humanité. Ce sont les nations et les peuples qui font la permanence de l’Histoire ». Nous y sommes. Notre motion d’orientation fait une large place à l’analyse de cette crise que nous avions vu venir depuis longtemps, et en particulier à la situation de l’Europe prise en étau dans les tenailles du G2, ou si vous préférez de la « Chinamérique », je veux dire l’alliance objective des Etats-Unis, dont la monnaie &#8211; le dollar &#8211; est aussi la monnaie mondiale, et de la Chine qui a bâti sa croissance, tirée par l’exportation, sur l’exploitation par les multinationales d’une immense armée de réserve industrielle dont la qualité est d’ailleurs indéniable.</p>
<p>Le centre de gravité du monde a glissé vers le Pacifique. L’Europe est devenue un continent périphérique. Le traité de Lisbonne a achevé de la réduire à l’impuissance, à travers un mécanisme décisionnel opaque et inopérant. Quel échec  tous égards pour les prophètes de Maastricht !<br />
2.	La crise de l’euro manifeste la fragilité pour ne pas dire l’absurdité d’une construction européenne fondée sur la négation des nations et de leur irréductible diversité. Les marchés financiers s’en prennent au maillon faible, c’est-à-dire aux Etats de la zone euro, à commencer par ceux qui sont les plus endettés. Il est loin le temps où le général de Gaulle déclarait « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ».</p>
<p>Invité à une émission de télévision, en février 2009, le Président de la République déclarait : « J’observe tous les jours l’évolution de ce qu’on appelle les « spreads », les primes de risque sur un certain nombre de pays. » Monnaie unique ou pas, la pression des marchés financiers recrée, non plus entre les monnaies mais entre les Etats, les tensions que reflétaient autrefois – avant 1999-, les parités monétaires affrontées à la spéculation. Quel désaveu pour cette monnaie unique, dès le départ mal pensée !</p>
<p>L’erreur initiale de la monnaie unique conçue à Maastricht et même avant, dès 1989, a été de faire comme si les nations n’existaient pas. La souveraineté monétaire de chaque pays a été transférée à une instance déconnectée du suffrage universel, la Banque Centrale Européenne indépendante, sans qu’ait été mis en place un gouvernement économique de la zone euro dont le rôle eût été de ne pas laisser se creuser les écarts de compétitivité entre les différents pays et d’ouvrir à tous un sentier de croissance partagé. Le mot « gouvernement économique » semble aujourd’hui accepté, y compris par Mme Merkel mais les interprétations divergent du tout au tout quant à son contenu.</p>
<p>Le Fonds européen de stabilisation financière, mis en place le 9 mai dernier, n’est pas un remède suffisant à la crise de l’euro. J’observe en effet que contre l’avis initial de la France, l’Allemagne a obtenu que chaque pays ne garantisse les futures levées d’argent qu’à hauteur de sa contribution au Fonds.</p>
<p>Le refus de la solidarité financière des Etats pour la mise en œuvre de plans de sauvetage éventuels est une grave faute. Un tel dispositif, en cas de crise grave, favorisera le creusement d’écarts de taux entre les différents pays. Bref, il aggravera la crise ! L’Europe navigue sur un volcan ! Ces Etats peuvent être acculés à la faillite par la pression des marchés. La responsabilité de tous ceux qui ont soutenu le traité de Maastricht et encore hier approuvé le traité de Lisbonne est engagée. « l’autocritique doit être partagée » entre le PS et l’UMP. Pour autant je ne pense pas qu’il faille faire la politique du pire en prenant par avance son parti du défaut possible de tel ou tel pays et de l’éclatement de la zone euro. La monnaie unique est devenue réalité. Elle a coûté beaucoup de sacrifices. Mais elle a eu aussi beaucoup d’inconvénients : un euro trop fort pénalise nos exportations et favorise les délocalisations industrielles. Certes, là où la BCE avait échoué : obtenir une parité un peu plus réaliste, la crise actuelle a provisoirement réussi mais la méthode n’est pas satisfaisante ! Elle est même franchement insuffisante. Nous sommes partisan de défendre la zone euro dans son intégrité mais en changeant les règles du jeu, en introduisant par exemple la croissance et l’emploi parmi les objectifs de la BCE. Le modèle américain, quoi ! Or, un concours de plans de rigueur s’organise dans toute la zone euro sous la pression des marchés financiers et à l’initiative de Mme Merkel. Il est sans doute nécessaire de responsabiliser les Etats. Solidarité de l’Europe et responsabilité des Etats sont deux principes qui doivent aller de pair.</p>
<p>Mais on ne peut raisonnablement demander à la Grèce de réduire son déficit de 13,6 % de son PIB en 2009 à 3 % d’ici à 2013. L’Irlande a de même un déficit de 13,4 %, le Portugal de 9,4 %, l’Espagne de 11,2 %. La purge imposée à ces pays, blocage voire diminution des salaires et des retraites à la clé, n’a aucune chance de réussir en si peu de temps.</p>
<p>En France, les engagements pris – réduire de 100 milliards notre déficit budgétaire d’ici 2013 &#8211; risquent de casser la reprise. Il eût fallu distinguer la bonne dette et la mauvaise : la bonne qui prépare l’avenir à travers l’investissement, et la mauvaise qui couvre les frais de fonctionnement et qu’il faut effectivement supprimer. Mais tout cela ne peut se faire sur le dos du monde du travail. Une réforme fiscale de grande ampleur s’impose. On ne peut pas non plus, pour équilibrer nos régimes de retraites mais aussi pour calmer les marchés financiers, remettre en cause la conquête essentielle qu’a été pour la classe ouvrière la retraite à soixante ans. L’espérance de vie pour les ouvriers est de sept ans inférieure à la moyenne. Nous demandons que pour les ouvriers de l’industrie, l’âge de départ à la retraite soit maintenu à soixante ans. Ce sera une bonne manière de revaloriser à la fois le travail et l’industrie.</p>
<p>Joseph Stiglitz l’a dit clairement « Si l’Union européenne continue dans la voie d’un plan coordonné d’austérité, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande Dépression des années trente, que ce n’est pas ce qu’il faut faire ! ». Le pronostic de Joseph Stiglitz pour la monnaie unique est pessimiste. Je le cite « Pour Athènes, Madrid ou Lisbonne se posera sérieusement la question de savoir s’ils ont intérêt à poursuivre le plan d’austérité imposé par le FMI et par Bruxelles, ou au contraire, à redevenir maîtres de leur politique monétaire. » Le Président de la BCE a déclaré qu’il n’avait pas de plan B. Est-ce prudent ? Je ne le crois pas. Il faut préparer un plan B. Il n’est pas nécessaire de le dire. Mais il faut le faire.</p>
<p>Nicolas Sarkozy a fait malheureusement à Mme Merkel deux concessions majeures en acceptant :</p>
<p>-	que le droit de vote d’un pays au sein du Conseil européen puisse être suspendu pour laxisme, en contravention avec les traités existants ;</p>
<p>-	que la coordination économique et budgétaire s’opère au niveau de l’Union à vingt-sept, et pas au niveau des seize pays qui ont adopté la monnaie unique où se pose justement ce problème, les onze autres pays qui ont gardé leur monnaie pouvant procéder à des ajustements monétaires.</p>
<p>Même suivisme pour constitutionnaliser l’interdiction du déficit budgétaire. Cette reculade est inquiétante. M. Trichet a proposé un « fédéralisme budgétaire » qui priverait les Parlements nationaux de leur prérogative essentielle : le vote du budget de la nation. Ce n’est pas ainsi qu’on remédiera au déficit démocratique des institutions européennes.</p>
<p>Nous ne saurions accepter l’idée d’un visa préalable de la Commission européenne sur les budgets nationaux. C’est le Parlement qui vote le budget et personne d’autre. Monsieur Trichet sort de son rôle quand il parle de « fédéralisme budgétaire ». Ce discours ne peut avoir qu’un sens : soustraire à la délibération des Parlements l’élaboration des budgets. C’est une remise en cause fondamentale de la démocratie. Parler de fédéralisme relève de l’intoxication.</p>
<p>Celui-ci est impraticable : le budget européen dépasse à peine 1 % du PIB européen. Le taux moyen des prélèvements obligatoires en Europe est d’environ 40 %. Le mot « fédéralisme » dissimule en réalité la volonté de priver les peuples de toute possibilité d’expression et d’influence politique.</p>
<p>Ce qui serait raisonnable ce serait un processus itératif : le Conseil européen approuverait un cadre général de prévisions macroéconomiques, éventuellement ventilé par pays. Il reviendrait aux Parlements nationaux de délibérer et d’établir une programmation, d’ailleurs révisable, des recettes et des dépenses. En cas de désaccord, le Conseil européen chercherait à dégager un compromis, à charge par le gouvernement concerné de le faire ratifier par son Parlement. Il s’agirait donc d’un document de programmation concernant l’évolution de l’économie dans son ensemble aussi bien que celle des Finances publiques. Les parlements continueraient, dans ce cadre, à voter le budget.</p>
<p>Le gouvernement allemand devrait être incité à infléchir sa politique en relâchant la pression qu’il exerce notamment sur l’évolution des normes salariales. Sans doute est-ce là d’abord l’affaire du patronat et des syndicats. Mais dans le passé le gouvernement allemand n’a-t-il pas impulsé des plans comme l’Agenda 2010 ou les différents plans Harz, du nom du conseiller économique de M. Schröder ?</p>
<p>De même, la BCE devrait-elle être encouragée à ouvrir davantage le robinet monétaire, en prenant en pension, en cas de besoin manifeste et comme elle l’a déjà fait occasionnellement pour les titres de l’Etat grec, les titres d’emprunt d’Etat de façon à stopper la spéculation. Il y a là un vrai mécanisme de solidarité européenne défensive. Sur ce sujet, il est important qu’un accord intervienne entre la France et l’Allemagne avant le remplacement de M. Trichet à la tête de la BCE. M. Axel Weber, président de la Bundesbank, s’il est nommé à la place, doit l’être sur la base d’un contrat. La cohésion franco-allemande est sans doute nécessaire, mais elle ne saurait se confondre avec l’alignement !</p>
<p>On ne peut que regretter rétrospectivement le projet de monnaie commune soutenu en 1990 par la Grande-Bretagne, dit encore « hard écu », la monnaie commune ayant cours vers l’extérieur et laissant subsister, à l’intérieur, des monnaies nationales inconvertibles autrement qu’à travers un accord politique fixant leur parité par rapport à la monnaie commune. Ce système simple permettait, sous un « toit européen » commun, les ajustements monétaires rendus nécessaires par les évolutions divergentes que le pacte de stabilité de 1997, rudimentaire et arbitraire, n’a pas permis d’empêcher et qu’on ne pourra jamais empêcher, car ils sont enracinés dans les comportements nationaux façonnés par des siècles d’Histoire.<br />
La situation st aujourd’hui gravissime. Après la Grèce, ce peut être le tour d’un grand pays comme l’Espagne et ensuite le détricotage de toute la zone euro. Nous devons nous préparer à toutes les hypothèses en nous efforçant d’approfondir le dialogue avec l’Allemagne et d’élaborer des positions communes, y compris des scénarios alternatifs.</p>
<p>Nous savons ce que nous ne voulons pas : il ne serait pas réaliste et même franchement contraire à l’intérêt national de vouloir redécouper la zone euro pour en exclure les pays autrefois désignés comme « pays du club Med ». La France ne pourrait pas accepter une union monétaire à cinq ou six avec l’Allemagne et le Benelux. Ce qui reste de notre industrie n’y résisterait pas. Ce serait inacceptable pour l’idée que nous nous faisons de l’Europe. Nous devrons le faire savoir à nos amis allemands. La zone euro doit être défendue dans ses limites actuelles. Il serait inacceptable de revenir à la conception d’un noyau dur à cinq (Allemagne-Benelux-France) tel que proposé en 1994.</p>
<p>Pouvons-nous faire confiance aux milieux dirigeants français, toutes tendances confondues, pour manifester une telle volonté ? Non, nous ne le pouvons pas ! Ils ont trop investi sur l’Europe de Maastricht et sur la monnaie unique. Leur orgueil nourrit leur aveuglement. Nos élites, comme dans les années trente, manquent de confiance en la France. Voilà pourquoi nous devons peser. Ici et maintenant !<br />
<strong>II – Notre projet</strong></p>
<p>Notre projet est clairement de refaire de la France un grand pays industriel et technologique. Pour cela nous n’avons aucune confiance dans ceux qui nous ont fourvoyés.  Combien d’emplois ont créés en France depuis dix ans les entreprises du CAC40 ? A ma connaissance, aucun. Elles se développent à l’étranger. Nos dirigeants manifestent tous les jours à quel point ils ne croient pas en l’avenir de la France. Et nous, nous voulons rendre confiance à la France et à sa jeunesse. Nous voulons rendre à la France une éthique républicaine exigeante, et avec elle sa fierté et son ambition.</p>
<p>C’est possible ! Nos atouts restent immenses et d’abord dans la formation, la recherche, l’innovation, et ensuite dans notre épargne, l’une des plus élevées du monde ! Ce qui manque c’est la volonté de créer un cadre propice à la valorisation des atouts de la France. Notre mot d’ordre est le même qu’en 1981 : d’abord l’emploi !</p>
<p>Nous disons non à la dictature de l’Argent ! Non à « l’acquisition de la valeur par l’actionnaire », comme disent nos financiers. Nous voulons faire la Révolution. Au sens étymologique du terme : remettre les choses à l’endroit. Faire passer le souci de l’Homme avant celui de la Finance.</p>
<p>Ce n’est pas si difficile que cela :</p>
<p>-	Il nous faut d’abord une monnaie qui n’écrase pas notre compétitivité.</p>
<p>-	Et nous devons imaginer et mettre en œuvre un contrôle public du crédit, afin de soustraire le développement de nos entreprises à la dictature du court terme et à la myopie de nos élites financières.</p>
<p>Voilà le projet de salut public qui éclaire nos quarante propositions.</p>
<p>Nous voulons une autre Europe, fondée sur la démocratie qui vit dans les nations. Nous voulons une ligue de peuples étendue jusqu’à la Russie. Nous devons organiser la « résilience » de l’Europe. Certes, les temps où l’Europe dominait le monde sont définitivement derrière nous. Nous nous réjouissons du développement légitime de grands pays milliardaires en hommes. Mais pas au prix de la destruction de notre industrie, de notre modèle social et de notre avenir !</p>
<p>Je suis persuadé qu’un projet commun peut réunir Paris et Berlin vers la Russie d’une part, vers la Méditerranée et l’Afrique d’autre part. Et ce projet européen peut associer Rome, Madrid, Varsovie, et d’ailleurs toutes les autres capitales européennes. C’est de la « résilience » de l’Europe qu’il s’agit, bref de la survie d’un ensemble de nations libres, démocratiques et que nous voulons maintenir prospères. Oui le moment approche où il faudra repenser ce que le mot « Europe » veut dire !</p>
<p>Il faut faire bouger les lignes. Que le vrai débat s’ouvre. Nos élites ne comprennent qu’un langage : celui des rapports de forces. Nous sommes seuls ? Mais ouvrons les yeux : en Europe, les peuples n’acceptent pas la purge. Les Etats-Unis d’Obama non plus, qui ont besoin d’une locomotive européenne pour les aider à combler leurs déficits.</p>
<p>Regardons le calendrier : après 2012 en France, il y a en Allemagne 2013, l’échéance des élections générales ! Or, la gauche allemande reprend du poil de la bête, même si ses divisions entre le SPD, die Linke et les Verts constituent pour elle un handicap historique. Une France progressiste pourrait l’aider à surmonter ce handicap. Parions que de toute façon les évènements feront bouger les mentalités chez notre grand voisin. À condition que la France se tienne et qu’elle joue son rôle, celui de la nation forte qu’elle a été et qu’elle doit redevenir !</p>
<p>Je ne m’étends pas davantage sur notre projet : Il est de rendre la France exemplaire !<br />
<strong>III – Comment peser ?</strong></p>
<p>1. Comment d&#8217;abord mettre la France à la hauteur des formidables défis qui sont devant nous ?</p>
<p>Je ne dirai que peu de mots de Nicolas Sarkozy. Sa fonction n’est pas en cause. Il a été élu démocratiquement Président de la République. Mais c’est son projet, libéral, européiste et atlantiste que nous combattons. Il ne met pas la France sur la bonne pente. Nicolas Sarkozy peut être battu, mais il n’y a pas aujourd’hui d’alternative politiquement et intellectuellement construite : Le Parti socialiste reste prisonnier d’une vision libérale et européiste dépassée. Comme hier avec les Verts, au sein de la « gauche plurielle », l’alliance avec Europe Ecologie pose problème. Certes, sur divers sujets de société ou même de politique extérieure, et sur les questions environnementales, nous pouvons trouver des convergences ou des compromis avec cette formation, mais sa thématique (décroissance, sortie du nucléaire, rejet de la philosophie des Lumières, au nom de la contestation du « progrès »), tourne trop souvent le dos aux orientations d’une politique de salut public.</p>
<p>Comment, dans ces conditions, substituer une régulation politique à la dictature des marchés financiers, sinon en se tournant vers le peuple lui-même ? C’est tout simplement notre devoir, car il faut que notre peuple soit à nouveau rendu maître de son avenir.</p>
<p>2. Nous devons donc remédier à l’insuffisance de l’offre politique.</p>
<p>Non que les hommes ou les femmes qui prétendent à concourir soient médiocres.</p>
<p>Nicolas Sarkozy a des défauts, mais il a aussi d’incontestables qualités, d’habileté et de pragmatisme. Cela ne suffit pas. Dominique de Villepin a beaucoup de qualités, mais il a aussi quelques défauts, par exemple d’avoir gardé sa carte à l’UMP.</p>
<p>Pouvons-nous nous tourner en confiance vers le PS ? Martine Aubry est une femme énergique. Elle donne le sentiment de savoir où elle va mais si son projet rencontrait le nôtre, elle ne nous marcherait pas sur les pieds tous les jours.</p>
<p>Je ne reviendrai pas sur les régionales où neuf de nos candidats, placés en position éligible et inamovible, aux termes mêmes de l’accord dûment paraphé par Martine et par moi-même, ont été purement et simplement éjectés entre les deux tours.</p>
<p>Je ne dirai rien sur les élections européennes où les conversations engagées ont tourné court, du fait du PS.</p>
<p>Je ne dirai rien sur les municipales où quand nous sommes en position forte, comme à Belfort, nous devons affronter une liste socialiste au premier tour. Encore, avec 13 % se désiste-t-elle au second tour pour la liste conduite par Etienne Butzbach qui l’avait nettement devancée au premier avec 33 % des voix.</p>
<p>Rien de tel aux sénatoriales, où le Président du Conseil général socialiste se maintient contre moi au deuxième tour bien que je l’aie devancé au premier. Cela ne m’a d’ailleurs pas empêché d’être élu contre le candidat de l’UMP, ce qui est normal, et contre celui du PS, ce qui ne l’est pas du tout.</p>
<p>Bref, le Parti socialiste ne nous tolère que lorsque cela lui est utile ou qu’il y est contraint. Autrement, il nous écrase. Il ne reconnaît pas la légitimité du débat qui nous oppose à lui sur maints sujets. Il est incapable d’une autocritique sérieuse, sur Maastricht par exemple ou sur 2002 où il nous transforme en bouc émissaire commode pour ne pas avoir à remettre en cause la ligne politique qui l’a conduit à la défaite. Il délaisse le social pour le sociétal et au point où il est parvenu, il transformerait volontiers la gauche en organisation caritative.</p>
<p>Dominique Strauss-Kahn, a de remarquables facilités intellectuelles. Comme Martine Aubry, je le connais bien. Nous avons eu longtemps des relations sympathiques. Sauf sur la politique industrielle, sur l’Europe dont, dans un rapport remis à Romano Prodi en 2004, il voulait faire une nation, thèse peu sérieuse pour un candidat potentiel à la Présidence de la République française, sauf enfin sur les plans de rigueur qu’il administre à la tête du FMI. Au sein de celui-ci, les Etats-Unis disposent d’une minorité de blocage. Etait-il si prudent de les introduire dans la bergerie européenne ? Et de mettre d’éventuels plans de sauvetage de l’euro sous tutelle américaine ?</p>
<p>Ségolène Royal est courageuse. Sa personnalité est charismatique. Elle n’a malheureusement pas respecté jusqu’au bout l’accord politique qui la liait à nous.</p>
<p>François Hollande est talentueux. C’est le meilleur orateur chez les socialistes. J’ajoute, à titre personnel, qu’il est très sympathique. Mais sur l’essentiel, ces quatre-là pensent la même chose. Ce sont des sociaux-libéraux. Ils ne voient rien, au-delà de l’horizon des marchés financiers. C’est embêtant.</p>
<p>Je ne dirai rien du Parti communiste et du Parti de gauche. Il faut d’abord qu’ils s’entendent sur la procédure.</p>
<p>3. Nous avions un moment envisagé, avec circonspection mais esprit d’ouverture, des primaires de toute la gauche. Elles n’auraient été possibles que sur la base d’un dessein à peu près partagé. Sinon le désistement n’aurait eu que le sens d’un ralliement. En sommes-nous là aujourd’hui ? Certainement pas. Il faut donc faire bouger les lignes !</p>
<p>Par ailleurs, il faudrait bien sûr un accord sur l’organisation de ces primaires. Mais les dirigeants du PS n’ont-ils pas commencé à vider eux-mêmes ces « primaires » de leur substance en passant par avance des pactes de désistement ? Pacte de Marrakech entre Dominique Strauss Kahn et Martine Aubry … Pacte du Boulevard Raspail où se sont rencontrées Ségolène Royal et Martine Aubry … François Hollande lui-même exprime sa crainte de passer pour un « diviseur » s’il se présente à ces primaires ! Bonjour l’ambiance !</p>
<p>Bref, les choses de ce côté là ne sont pas mûres … Il faudrait que sur tous les sujets de fond s’engage un débat fracassant !  Sinon ces primaires risquent de se résumer à une campagne médiatique arbitrée par les sondages.</p>
<p>Pouvons-nous changer la donne ?</p>
<p>4. Devant tant d’incertitudes, nous devons prendre nos résolutions.  Pour faire bouger les lignes et engager un débat sur le fond, le MRC doit se préparer à présenter un candidat républicain – je cite notre motion d’orientation. C’est la seule manière de faire que 2012 soit le début de la reconquête par la France de son destin.</p>
<p>La tâche est infiniment rude car la gravité de la situation financière va très vite mettre le salut public à l’ordre du jour. Ce n’est pas seulement une candidature républicaine qui fera bouger les lignes. Ce seront les évènements eux-mêmes. Pour préparer l’avenir d’une Europe des peuples, avec en son cœur une compréhension franco-allemande renforcée, il faut une France forte et une France capable de raisonner mondial. La crise du capitalisme financier mondialisé implique en effet une réponse mondiale. Notre meilleur allié aujourd’hui s’appelle Obama. Car le Président américain doit résorber les énormes déficits de la balance commerciale (700 milliards de dollars) et du budget général américain (12 % du PIB !).</p>
<p>Il ne le peut qu’à travers une croissance forte, non seulement aux Etats-Unis mais dans le reste du monde. Il doit pouvoir compter sur une France  capable de jouer son rôle de contrepoids en Europe, dans l’intérêt de l’Europe et de l’Allemagne elle-même. Car celle-ci réalise 60 % de son excédent commercial sur la zone euro. L’Allemagne aussi a ses problèmes. Elle connaît notamment une précarité grandissante. Une relance de la demande intérieure, y compris par la voie salariale, peut ranimer la croissance allemande. Bref un compromis européen est nécessaire à tous égards, y compris pour aider les Etats-Unis à surmonter leur crise.</p>
<p>Voilà le discours que devrait tenir un candidat républicain, animé d’une vision qui réponde à l’intérêt national mais plus largement encore à l’intérêt de l’Humanité tout entière dans cette période historique dangereuse où la guerre peut, comme dans toutes les périodes de crise, à tout moment, surgir à l’horizon.</p>
<p>5. Qui peut nous inspirer confiance dans ces circonstances difficiles ? Objectivement, il n’y a pas beaucoup d’hommes d’Etat à l’horizon. Certes on ne naît pas homme d’Etat. On le devient. Je suggère que nous ne prenions pas aujourd’hui de décision précipitée sur la personne du candidat républicain dont la France a besoin et que nous soutiendrons. Un candidat à la Présidence de la République peut être soutenu par un parti. Mais il ne peut être le candidat d’un parti. Pour ma part, vous le savez, je n’ai jamais été tenaillé depuis l’adolescence par l’envie rentrée de devenir Président de la République. Je n’ai pas calibré ma carrière en conséquence.</p>
<p>Je me suis borné à une fonction d’instituteur républicain, en quelque sorte, au sens étymologique du terme. Si je me suis résolu à être candidat en 2002, c’est pour témoigner d’une vision républicaine qui n’était portée par aucun autre. Je ne retire rien des vues que j’ai exprimées qui n’avaient en général que le défaut d’être prémonitoires. Sur l’Europe par exemple.</p>
<p>Je récuse évidemment le procès imbécile qui m’a été fait d’avoir fait perdre le candidat socialiste. Si 11 % des ouvriers seulement ont voté pour lui, ce n’est quand même pas la faute de Chevènement. Trêve donc de balivernes ! En démocratie il est légitime de porter le débat devant l’électeur.</p>
<p>Aujourd’hui, je ne veux rien exclure. Certes, je ne suis plus jeune. Mais l’expérience est irremplaçable. Depuis quarante ans, depuis le Congrès d’Epinay, j’ai vu qui était qui, qui faisait quoi. J’ai compris beaucoup de choses. Et je ne suis animé que par le souci de servir mon pays. J’observe qu’en 1917, Clemenceau avait soixante-dix-sept ans. Quelle leçon d’énergie il a laissée ! Celle-ci serait aujourd’hui bien nécessaire !</p>
<p>6. Quel profil d’ailleurs doit avoir un Président de la République par les temps qui courent ?</p>
<p>La hauteur de vues, c’est le principal.</p>
<p>La volonté ensuite de rétablir dans l’Etat une stricte déontologie républicaine.</p>
<p>Le souci enfin d’aller à l’essentiel, en laissant le Premier ministre gouverner et recevoir, par exemple, Thierry Henry.</p>
<p>Bref, du grand classique ! En outre, le souci de rassembler largement, sans sectarisme  et sans démagogie, car le Président de la République doit être « l’Homme de la Nation » et pas celui d’un parti. C’est ce qui est embêtant aujourd’hui : les institutions de la Vème République n’étaient pas faites pour être ainsi confisquées par deux partis. Il faudrait donner un peu d’air à tout cela ! Voilà pour le profil du candidat.</p>
<p>7. Le moment est-il venu de décider ? Chacun comprendra qu’il faut créer d’abord un espace politique. C’est là votre mission. Pour ma part, je porterai dans le pays le message de la République à chaque occasion</p>
<p>Comment créer cet espace politique ? Je ne vois qu’un moyen : convaincre nos concitoyens que ceux qui les ont fourvoyés depuis Maastricht, et même avant et jusqu’à Lisbonne en 2008, ne sont pas les mieux placés pour solliciter leur confiance. Faites donc entendre le langage de la vérité ! Vous le connaissez ! Faites connaître nos analyses et notre projet. Sachez que pour ma part, je suis disponible !  Alors, vous verrez, d&#8217;ici un an, vous ferez bouger les lignes. C’est ainsi que vous ferez revivre la République, que vous aiderez au grand retour de la France et que vous ouvrirez non pas un misérable futur, mais un bel avenir à notre jeunesse.</p>
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<p><br class="texte clear" /></p>
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<p><br class="texte clear" /></p>
<div class="auteur">
<div class="access">Jean-Pierre Chevènement le Dimanche 27 Juin 2010</div>
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		<title>Le Congrès du MRC vu par Libé</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Jun 2010 16:34:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[- - L'EDITO - -]]></category>

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Le MRC de Chevènement veut un candidat maison pour 2012
Une candidature du sénateur, qui avait obtenu 5,3% des voix en 2002 et soutenu Ségolène Royal en 2007, semble se profiler.


Jean-Pierre Chevènement à La Rochelle.
(XAVIER LEOTY/AFP)

Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) boude les primaires du PS. La petite formation a décidé de soutenir un «candidat républicain» [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="core">
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<div class="blocE1B-1r">
<h5><strong>Le MRC de Chevènement veut un candidat maison pour 2012</strong></h5>
<p>Une candidature du sénateur, qui avait obtenu 5,3% des voix en 2002 et soutenu Ségolène Royal en 2007, semble se profiler.</p>
<p id="authors" class="clear"><small></small></p>
<p><img src="http://q.liberation.fr/photo/20090829/photo_0302_459_306_69270.jpg?m=1277656272adzadad" alt="Jean-Pierre Chevènement à La Rochelle." /></p>
<p class="legende">Jean-Pierre Chevènement à La Rochelle.<br />
(XAVIER LEOTY/AFP)</p>
<div class="articleContent">
<p>Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) boude les primaires du PS. La petite formation a décidé de soutenir un <em>«candidat républicain»</em> pour la présidentielle. Leur «champion»? Jean-Pierre Chevènement, désormais président d&#8217;honneur du parti.</p>
<p>Lors du 5<sup>e</sup> congrès du MRC ce week-end à Paris, les quelque 200 délégués ont voté à la quasi-unanimité pour <em>«se préparer à présenter un candidat républicain»</em> à cette <em>«élection primordiale, la mère des batailles», </em>selon les mots de l&#8217;ancien ministre de la Défense et de l&#8217;Intérieur.</p>
<p><em>«Nous avions répondu oui aux primaires de toute la gauche dès lors qu&#8217;un contenu politique précédait les primaires proprement dites», </em>a rappelé à la tribune Jean-Luc Laurent élu nouveau président du MRC à 91,7%. Un<em> «score pas tout à fait biélorusse»,</em> s&#8217;est amusé son prédécesseur, Chevènement, élu, lui, à 71 ans et à l&#8217;unanimité, président d&#8217;honneur.</p>
<h3>Un PS qui «nous écrase»</h3>
<p>Mais il n&#8217;est pas question de <em>«participer aux primaires dans les conditions définies par le PS», </em>ajoute Laurent. Ce qui, prévient le maire du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), entraînerait <em>«inéluctablement notre ralliement automatique au candidat socialiste sans connaissance ni discussion du projet»</em>.</p>
<p>Dénonçant un PS qui «nous écrase», le sénateur Chevènement a estimé, devant le secrétaire national PS aux élections Christophe Borgel, que ces primaires risquaient de <em>«se résumer à une campagne médiatique arbitrée par les sondages»</em> après le<em> «pacte» </em>entre Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal.</p>
<p>Dans un parti qui reproche au PS d&#8217;avoir renié les accords électoraux aux régionales (19 élus obtenus au lieu de 26 prévus), la candidature du «Che» qui doit rencontrer Martine Aubry en juillet, semble donc se profiler.</p>
<p>En devenant président d&#8217;honneur, Chevènement qui avait obtenu 5,3% des voix en 2002 et soutenu Ségolène Royal en 2007, se rend<em> «disponible le cas échéant» </em>pour 2012, selon Julien Landfried, secrétaire national MRC à la communication qui a déjà réservé les noms de domaine «www.chevenement2012.fr» et «www.chevenement2012.com».</p>
<p>(Source AFP)</p>
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		<title>Ecole : une recherche contre-productive d&#8217;économies aux dépens des élèves</title>
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		<pubDate>Sun, 06 Jun 2010 11:58:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[- - L'EDITO - -]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Michel Vignal, Secrétaire national à l’Education
Le redressement de l’Ecole ne se réduit pas à une question de moyens. Le MRC pense qu’il faut allier à la priorité budgétaire une claire orientation pour faire le pari de la qualité sur l’ensemble des établissements scolaires et mettre l’accent sur l’exigence, le travail et la solidité des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><strong><span style="font-size: medium;">Par Michel Vignal, Secrétaire national à l’Education</span></strong></h2>
<p>Le redressement de l’Ecole ne se réduit pas à une question de moyens. Le MRC pense qu’il faut allier à la priorité budgétaire une claire orientation pour faire le pari de la qualité sur l’ensemble des établissements scolaires et<strong> mettre l’accent sur l’exigence, le travail et la solidité des connaissances transmises et acquises par les élèves</strong>.</p>
<p><strong>Mais les actes gouvernementaux répétés, pour faire des économies budgétaires à n’importe quelles conditions et réduire systématiquement le nombre de fonctionnaires, sont aujourd’hui dangereux pour l’avenir de l’Ecole publique.<br />
</strong><br />
Après avoir supprimé plus de 40 000 postes ces trois dernières années, le Ministre Luc Chatel, dans un courrier aux recteurs envisage « 13 leviers » pour supprimer des postes : <strong>16 000 postes environ sont visés</strong>.</p>
<p>Les académies sont chargées d’augmenter la taille des classes. Dans les collèges et les lycées en prévoyant une moyenne de <strong>30 élèves par classe</strong>, alors même que les réformes ministérielles préconisent l’individualisation de l’enseignement.</p>
<p>Dans l’enseignement primaire, <strong>il est recommandé d’élever d’un élève en moyenne la taille des classes, de supprimer d’avantage de postes d’instituteurs spécialisés et psychologues scolaires</strong> dans les RASED qui sont pourtant chargés de soutenir les élèves en grande difficulté, et enfin de se passer des assistants étrangers de langues.</p>
<p>L‘ensemble de l’école primaire va encore plus se dégrader <strong>après la réforme Darcos qui a supprimé le samedi matin et réduit le nombre d’heures enseignées</strong>.</p>
<p>L’école maternelle est tout particulièrement visée puisque <strong>le ministre envisage d’accélérer sa politique de réduction drastique de la scolarisation des moins de trois ans, passée de 35% en 2000 à 15% aujourd’hui</strong>. Nous savons pourtant que cette scolarisation à deux ans est bénéfique, en particulier pour les enfants de milieux défavorisés.</p>
<p>Avec de telles intentions, le malaise de l’Ecole publique ne pourra que s’accentuer.<strong> L’intérêt des élèves est complètement bafoué</strong>. Le MRC agira pour que soit développé et concilié les efforts en faveur de la quantité et de la qualité dans l’esprit de Paul Langevin qui affirmait à la : «<strong>l’Ecole doit assurer la promotion de tous et la sélection démocratique des meilleurs</strong>».</p>
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		<title>Faire face à la gravité de la crise, préparer le redressement</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Jun 2010 07:14:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[- - L'EDITO - -]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean-Pierre Chevènement s’exprime au Sénat et dans la presse &#8211; France culture, Nouvel Observateur (voir Chevènement au Sénat : la monnaie unique est un canard sans tête - 3 juin 2010).
Les journalistes étaient nombreux à honorer le rendez-vous qu’il leur avait proposé le 2 juin, mais il n’est pas parvenu à les sensibiliser à l’essentiel. C’est ainsi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://mrc53.over-blog.com/ext/http://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-parcours-d-un-homme-d-Etat_a3.html"><strong>Jean</strong>-<strong>Pierre Chevènement</strong></a> s’exprime au Sénat et dans la presse &#8211; France culture, Nouvel Observateur (voir <a title="Chevènement au Sénat : la monnaie unique est un canard sans tête" href="http://mrc53.over-blog.com/article-chevenement-au-senat-la-monnaie-unique-est-un-canard-sans-tete-51626900.html"><strong>Chevènement au Sénat : la monnaie unique est un canard sans tête</strong></a> - 3 juin 2010).</p>
<p><strong>Les journalistes étaient nombreux à honorer le rendez-vous qu’il leur avait proposé le 2 juin, mais il n’est pas parvenu à les sensibiliser à l’essentiel</strong>. C’est ainsi que, après avoir parlé pendant une heure du congrès MRC, de la crise de l’euro et du projet de salut public, il constate que la dépêche de l’Agence France Presse se limite aux primaires du PS (<strong><a href="http://mrc53.over-blog.com/ext/http://www.chevenement.fr/Le-MRC-ne-participera-pas-au-simulacre-de-primaires-du-PS-Chevenement_a961.html">Le MRC ne participera pas au &laquo;&nbsp;simulacre&nbsp;&raquo; de primaires du PS (Chevènement)</a></strong>), un sujet qui a été évoqué pendant cinq minutes, au maximum.</p>
<p>Les journalistes présents sont spécialisés dans les questions politiques. La dimension économique de la crise et les enjeux européens n’entrent pas dans leur domaine d’activité. Il faut pouvoir être en contact avec des journalistes spécialisés qui sollicitent des entretiens (Le Monde &#8211; lire l’<strong><a href="http://mrc53.over-blog.com/ext/http://www.chevenement.fr/Entretien-au-Monde-sur-l-harmonisation-fiscale-en-Europe_a964.html">Entretien au Monde sur l&#8217;harmonisation fiscale en Europe</a></strong>, 5 juin, supplément Argent).</p>
<p><strong>Devant les membres du secrétariat national, le 2 juin</strong>, le président du MRC a souligné la gravité exceptionnelle de la situation de l’euro. Les mesures d’austérité imposées à la Grèce sont très dures. Elles ne peuvent qu’accroître la crise économique. <strong>Il faut absolument une sortie par le haut, en changeant les règles du jeu.</strong></p>
<p><img src="http://img.over-blog.com/300x224/0/33/99/81/MRC-national-002.jpg" alt="MRC national 002" width="300" height="224" /></p>
<p>Mais les élites françaises, dans leur majorité, ne veulent rien voir. Elles n’ont plus d’esprit critique. La France n’a plus de projet national depuis 1983 (La France, c’est le passé, l’Europe notre avenir).</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>On ne peut pas exclure un défaut de remboursement</strong> d’un pays de la zone euro. Que se passerait-il ? Les USA ont un droit de veto au FMI. Ils pourront arbitrer le futur de la zone euro, en faisant en sorte qu’elle ne contrarie pas leurs projets (relations privilégiées avec la Chine et l’Allemagne). Ce qui reste de notre industrie risque d’être emporté.</p>
<p>Il s’échange chaque jour des <strong>masses financières colossales</strong> (elles ont été multipliées par 1000 en peu d’années).</p>
<p><strong>Les actionnaires exigent des profits</strong> d’au moins 9% l’an, sinon ils vont voir ailleurs.</p>
<p>Il est probable qu’il y aura des <strong>rebondissements spectaculaires de la crise de l’euro cet été</strong>.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Le débat doit s’ouvrir</strong>. Nous devons faire des <strong>propositions de redressement</strong>. Au lieu des plans de rigueur, il faut de la croissance, notamment en Allemagne, augmenter les salaires (la déflation salariale est un vrai problème). Emprunter, revoir le change (un euro pour un dollar ou, sinon, la parité initiale), contrôler les marchés financiers, mais c’est long (G20). Il faut un plan B (sans le dire). <strong> </strong></p>
<p><strong>Les élites ont trahi, comme à la fin des années 1930</strong>. Elles ne cherchent qu’à préserver leurs privilèges. Les entreprises du CAC 40 ne créent plus d’emplois en France depuis longtemps.</p>
<p>C’est un immense travail. En a-t-on bien conscience ? Il reste deux ans avant l’élection présidentielle. Mais, <strong>le problème, ce n’est pas le candidat, c’est le projet, républicain</strong>.</p>
<p><strong>L’Allemagne n’accepte pas de discuter</strong>. Ce n’est pas la peine puisqu’elle est persuadée d’avoir raison. L’amitié franco-allemande est nécessaire, mais elle implique la franchise. Entre le projet national allemand futur et la zone euro, il y aura une contradiction. Quand la Grèce ne pourra plus payer, l’Allemagne et les USA voudront imposer une zone euro restreinte, dans laquelle nous périrons. Il faut absolument maintenir  la zone euro large.</p>
<p>Source : <a href="http://mrc53.over-blog.com/">le blog de Michel Sorin</a></p>
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		<title>Démondialiser la finance, c&#8217;est repolitiser</title>
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		<pubDate>Fri, 28 May 2010 15:21:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Passionnant article de Frédéric Lordon dans le Monde diplomatique de Mai 2010.
Contrairement à la Grèce, dont la dette est détenue à 70% par des investisseurs étrangers,  le Japon gère son énorme dette ( 200% du PIB ) dans la plus grande tranquillité puisque celle-ci est détenue à 95% par les épargnants japonais. Le Japon n&#8217;a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Passionnant article de <strong>Frédéric Lordon</strong> dans le <strong>Monde diplomatique de Mai 2010</strong>.</p>
<p>Contrairement à la Grèce, dont la dette est détenue à 70% par des investisseurs étrangers,  le Japon gère son énorme dette ( 200% du PIB ) dans la plus grande tranquillité puisque celle-ci est détenue à 95% par les épargnants japonais. <strong>Le Japon n&#8217;a pas fait appel aux marchés, les marchés lui foutent une paix royale.</strong></p>
<p>A partir des années 80, les États-Unis, ne pouvant financer leurs déficits par une épargne nationale inexistante, ont dérégulé la circulation internationale des capitaux pour capter l&#8217;épargne des pays exportateurs. Les européens les ont imité et ont emprunté des sommes devenues énormes sur les marchés. <strong>Nous en sommes au point où les créanciers imposent leur loi aux États débiteurs</strong>.</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Pour s&#8217;affranchir du pouvoir de bailleurs abusifs, il faut … changer de bailleurs&nbsp;&raquo;</strong>. Il faudrait <strong>obliger</strong> les collecteurs de l&#8217;épargne française à affecter une partie suffisante de celle-ci aux titres de la dette publique, de façon à ce que cette dette soit en quasi-totalité couverte par des souscriptions nationales. Non seulement les marchés seraient hors-jeu, mais encore la détermination du taux d&#8217;intérêt de la dette publique deviendrait un attribut de la souveraineté du politique, arbitrant entre les impôts payés par les nationaux les plus pauvres et les intérêts payés aux plus riches.</p>
<p>Frédéric Lordon appelle donc à <strong>une reconquète ordonnée de la souveraineté </strong>pour que l&#8217;humiliation des nations ne débouche pas sur un nationalisme haïssable. Je me permets, pour finir, de citer ces quelques lignes :</p>
<p><strong>&nbsp;&raquo; [L'idée de cette reconquète ordonnée] a bien sûr dans un premier temps l&#8217;inconvénient d&#8217;épouser toutes les apparences du passéisme en remobilisant l&#8217;idée de nation ridiculisée par le néolibéralisme et tous ceux qui, à gauche, estiment utile de lui apporter leur concours, mais au prix de cette réduction qui la fait concevoir étroitement et toujours séparée de son corrélat essentiel : la souveraineté- il faudra bien un jour que tous ces braves gens disent si, désireux d&#8217;envoyer la nation aux poubelles de l&#8217;histoire, ils veulent y faire également passer l&#8217;idée de souveraineté&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Y. Guillou</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le joueur de flûte et les rats</title>
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		<pubDate>Fri, 21 May 2010 14:46:39 +0000</pubDate>
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source : Le blog chevenement.fr

La proposition du Président de la République d’inscrire, à l’image de l’Allemagne, la réduction des déficits budgétaires dans la Constitution, va à rebours de ce qu’il faudrait faire :
non pas s’aligner sur l’orthodoxie libérale allemande, legs d’une histoire traumatique, mais convaincre nos amis allemands de prendre la tête d’une initiative de [...]]]></description>
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<h2><a href="http://www.chevenement.fr/Le-joueur-de-flute-et-les-rats_a959.html"><span style="font-size: small;">source : Le blog chevenement.fr</span></a></h2>
</div>
<p><strong>La proposition du Président de la République d’inscrire, à l’image de l’Allemagne, la réduction des déficits budgétaires dans la Constitution, va à rebours de ce qu’il faudrait faire :</strong></p>
<p>non pas s’aligner sur l’orthodoxie libérale allemande, legs d’une histoire traumatique, mais convaincre nos amis allemands de prendre la tête d’une initiative de croissance européenne, fondée sur la relance de la consommation intérieure et sur l’investissement public, et cela, dans leur intérêt même : l’Allemagne réalise en effet 60% de ses excédents commerciaux sur la zone Euro. <strong>Quand tous les autres pays de la zone Euro se seront mis à l’heure allemande pour conjuguer leurs plans de rigueur respectifs, une crise économique et sociale majeure en résultera inévitablement en Europe, dont l’Allemagne, du fait de la structure de son commerce extérieur, sera la première à faire les frais</strong>.</p>
<p>Les Français sont fondés à attendre de leur Président qu’il parle non pas le langage de l’alignement, mais celui d’une France inventive, volontaire et entreprenante.</p>
<p>Dans un conte germanique célèbre, le joueur de flûte de la ville de Hameln, entraîne les rats vers le précipice. Monsieur le Président, ne nous mettez pas dans la situation des rats ! Faîtes entendre une musique française et européenne ! Car l’euro n’est pas seulement la monnaie de l’Allemagne. C’est la monnaie de l’Europe. Or, l’Europe, bien que moins endettée que les Etats-Unis et le Japon est aujourd’hui la lanterne rouge de la croissance mondiale.</p>
<p>Renversez la vapeur, Monsieur le Président ! Ne vous laissez pas glisser sur la pente fatale d’une rigueur imposée de l’extérieur. Celle-ci ne répond à rien sinon à l’exigence de cupidité sans limite des marchés financiers Ce sont ceux-ci qu’il faut mettre sous contrôle et pas la consommation des Européens ! Il faut vous dégager de la logique maastrichtienne qui a conduit à la crise actuelle, changer les règles du jeu de l’euro. C’est le moment ! C’est difficile ? Mais tous les pays européens vous soutiendront, ainsi que les Etats-Unis d’Amérique qui pour combler leur propre déficit on besoin d’une locomotive européenne puissante : Il n’est que d’oser, Monsieur le Président !</p>
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		<title>&#171;&#160;Ce qui attend l&#8217;Europe aujourd&#8217;hui, c&#8217;est une récession non pas longue, mais sans fin. &#160;&#187; Hakim El Karoui et Emmanuel Todd paru dans le quotidien La Tribune, mardi 11 mai 2010</title>
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		<pubDate>Wed, 12 May 2010 15:37:58 +0000</pubDate>
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Pour un protectionnisme européen L&#8217;Europe, la burqa et la crise 








L&#8217;Europe, la burqa et la crise
Posted: 11 May 2010 10:13 AM PDT
Tribune de Hakim El Karoui, banquier d&#8217;affaires et essayiste, et Emmanuel Todd, historien et démographe, parue dans le quotidien La Tribune, mardi 11 mai 2010. L&#8217;Europe doute et cherche des boucs émissaires. Le vrai [...]]]></description>
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<td valign="top"><a href="http://www.protectionnisme.eu/">Pour un protectionnisme européen L&#8217;Europe, la burqa et la crise</a><strong> </strong><strong><br />
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<td valign="middle"><a href="http://www.protectionnisme.eu/L-Europe-la-burqa-et-la-crise_a128.html"><strong>L&#8217;Europe, la burqa et la crise</strong></a></p>
<p>Posted: 11 May 2010 10:13 AM PDT</p>
<p>Tribune de Hakim El Karoui, banquier d&#8217;affaires et essayiste, et Emmanuel Todd, historien et démographe, parue dans le quotidien La Tribune, mardi 11 mai 2010. L&#8217;Europe doute et cherche des boucs émissaires. <strong>Le vrai problème, c&#8217;est la crise économique et l&#8217;Europe n&#8217;a pas de modèle de sortie de crise. Ce qui nous attend, c&#8217;est une récession sans fin. Il est temps de nous attaquer à l&#8217;atonie de notre demande intérieure et de promouvoir une régulation continentale des échanges commerciaux par un protectionnisme européen raisonnable.</strong></p>
<p>Une nouvelle forme de xénophobie politique &#8211; diverse mais constante dans son orientation Nord-Sud &#8211; ravage l&#8217;Europe. Les politiciens flamands ne veulent plus des Wallons, ces pauvres du Sud. Le gouvernement français se passionne tout d&#8217;un coup pour la burqa et la polygamie, problèmes statistiquement marginaux, et tente d&#8217;activer le ressentiment contre des Français venus du Sud. Les hommes politiques de l&#8217;Europe du Nord, conservateurs allemands en tête, nous proposent de rejeter hors de la zone euro, ou de mettre en tutelle financière, des Européens du Sud &#8211; Grecs, Portugais, ou Espagnols ou Italiens &#8211; s&#8217;ils ne se tiennent pas bien : &laquo;&nbsp;pourquoi soutenir des &laquo;&nbsp;Pigs&nbsp;&raquo; en qui on ne peut avoir confiance, ces pays du &laquo;&nbsp;Club Med&nbsp;&raquo; qui n&#8217;auraient peut-être jamais dû rentrer dans l&#8217;euro ?&nbsp;&raquo; C&#8217;est la question posée à Londres, c&#8217;est la question posée à Francfort.<br />
<span id="more-1592"></span><br />
Pour le moment, les peuples ne suivent pas. La France a déjà montré, lors des élections régionales, qu&#8217;elle n&#8217;était guère sensible à la question de l&#8217;identité nationale. Mais l&#8217;obstination de son gouvernement à activer les thématiques ethniques, le passage instantané de l&#8217;identité nationale à la burqa et à la polygamie conduit à une nouvelle inquiétude. Nos gouvernants sont-ils à ce point égarés qu&#8217;ils cherchent à se rassurer eux-mêmes en traquant une inexistante menace religieuse ? Que de temps perdu ! La division, la recherche du bouc émissaire, la xénophobie disent l&#8217;incertitude française, l&#8217;incertitude européenne. Déchirons-nous, trouvons des responsables, identifions-les ethniquement, persuadons-nous qu&#8217;ils sont fondamentalement différents de nous, et surtout, surtout, évitons de parler du vrai problème.</p>
<p>Le vrai problème, c&#8217;est la crise économique qui n&#8217;est pas qu&#8217;une crise financière ou une crise des finances publiques. Le vrai problème, les marchés l&#8217;ont bien vu, est simple : l&#8217;Europe n&#8217;a pas de modèle de sortie de crise ; l&#8217;Europe n&#8217;a pas de perspective de reprise de croissance forte. Suprême paradoxe, les marchés, ce marché, qui a conquis les élites françaises depuis trente ans, se retourne contre l&#8217;autre totem national, l&#8217;Europe. Les marchés contre l&#8217;Europe : ce n&#8217;était pas prévu. Et ça fait mal.</p>
<p>Revenons en arrière, à la panique financière de septembre 2008. La crise ne résulte pas de la seule folie des banquiers comme veulent nous le faire croire ceux qui ne veulent rien changer à l&#8217;organisation économique ; l&#8217;origine immédiate de la crise, c&#8217;est l&#8217;accumulation d&#8217;une montagne de dettes, publiques ou privées suivant les pays. Cette dette était destinée à compenser la stagnation des salaires des classes moyennes et des milieux populaires dans les pays développés, stagnation qui était et reste la conséquence de l&#8217;ouverture brutale des échanges commerciaux avec les pays émergents.</p>
<p>L&#8217;ouverture totale des échanges avec des pays bénéficiant de salaires faibles et d&#8217;une productivité moyenne qui augmente beaucoup plus vite qu&#8217;en Europe tire inlassablement vers le bas les salaires européens. Comme la recherche de rentabilité du capital est toujours forte, cette situation encourage les entreprises à aller là où se trouve la croissance, à compresser les salaires pour augmenter leurs marges et à déprimer durablement l&#8217;économie du continent. Là est la cause profonde de la crise, son non-dit, qui apparaît aujourd&#8217;hui brutalement dans son expression financière, véritable retour du refoulé.</p>
<p>La crise de la demande est aggravée par une gestion égoïste, nationale, ou devrait-on dire ethnique plutôt qu&#8217;européenne, de l&#8217;économie allemande. L&#8217;Allemagne a fait le choix d&#8217;un modèle économique entièrement tourné vers l&#8217;exportation &#8211; avec une consommation intérieure faible, des gains de productivité et de compétitivité et, depuis dix ans, une réforme drastique de son modèle social &#8211; pour accroître ses chances dans la mondialisation. Cette réforme s&#8217;est faite dans un esprit non européen, peut-être post-européen : l&#8217;aire d&#8217;influence de l&#8217;Allemagne, dans l&#8217;esprit de ses dirigeants, ce n&#8217;est plus l&#8217;Europe, c&#8217;est le monde.</p>
<p>Alors tant pis si les réformes structurelles font chuter la demande allemande pour les produits européens. Et tant pis, ou plutôt tant mieux, si les entreprises allemandes gagnent des parts de marché hors d&#8217;Europe sur d&#8217;autres entreprises européennes. Cela n&#8217;améliore pas la balance des paiements européenne mais cela améliore la situation allemande. Chacun pour soi. Nous retrouvons dans la gestion même des économies européennes ce problème latent de l&#8217;identité nationale, mais sous une forme non fantasmatique cette fois, avec des conséquences réelles pour le niveau de vie des peuples.</p>
<p>Ce qui nous attend est assez facilement prévisible et les marchés l&#8217;ont bien vu : le coup d&#8217;arrêt programmé à l&#8217;endettement met en lumière la faible capacité de croissance de la plupart des économies européennes dont le moteur interne est grippé. Celles-ci subissent de plein fouet la désindustrialisation (France), un effort d&#8217;innovation insuffisant (Espagne, Portugal, Grèce), des gains de productivité faibles (France et tous les pays du Sud), les conséquences d&#8217;une bulle immobilière (Espagne, Irlande), une dette publique déjà immense (Italie), le sous-investissement (tous), la Grèce cumulant tous ces problèmes. Qui dit croissance faible dit hausse des déficits publics. Mais si au nom de la lutte contre les déficits publics, on coupe dans les dépenses de l&#8217;Etat, on arrête l&#8217;un des principaux moteurs de la croissance et on ramène la stagnation. Ce qui attend l&#8217;Europe aujourd&#8217;hui, c&#8217;est une récession non pas longue, mais sans fin.</p>
<p>La discipline budgétaire publique n&#8217;est donc pas la réponse parce que nous ne sommes pas sortis de la crise. La possibilité de s&#8217;endetter à un niveau européen ou la création d&#8217;un fonds de garantie ne sont pas non plus une solution : une dette continentale plutôt que nationale ne serait qu&#8217;un subterfuge de plus pour fuir la réalité. Nous devons nous attaquer à la vraie cause : l&#8217;atonie de la demande intérieure européenne, un temps masquée par l&#8217;endettement public et privé. La maîtrise budgétaire ne sera pas la réponse à la crise. Elle l&#8217;aggravera.</p>
<p>Tant que les gouvernements européens n&#8217;auront pas trouvé le moyen de relancer les salaires, ils seront contraints de trouver dans des thématiques ethniques, dans la xénophobie, la justification de leur existence. Chacune des aggravations de la situation économique nous promet donc une accentuation de la politique du ressentiment.</p>
<p>Il est en vérité une solution fort simple et simultanée à nos maux économiques et à la xénophobie, qui ne demanderait qu&#8217;un peu de lucidité politique et beaucoup de travail gouvernemental. Une régulation continentale des échanges commerciaux par un protectionnisme européen raisonnable (il ne s&#8217;agit pas d&#8217;autarcie !) permettrait la hausse des salaires et de la demande, et la résorption des dettes. Elle serait fondée sur des critères économiques, sociaux, environnementaux et ne serait d&#8217;ailleurs qu&#8217;une réponse normale à des pays comme la Chine qui pratique, quant à elle, un protectionnisme agressif, que nous tolérons bêtement et lâchement pour ne pas nous fermer les portes de son marché, volontairement comprimé par le contrôle des salaires et la sous-évaluation de la monnaie.</p>
<p>L&#8217;Allemagne a encore trop besoin de nous pour prendre à la légère une telle proposition. Ses échanges avec l&#8217;Europe représentent encore en effet plus de 63% de son commerce extérieur (dont 43% vers la zone euro et 7% vers le Royaume-Uni). Ses dirigeants politiques et économiques ne peuvent pas croire qu&#8217;elle continuera de prospérer si les autres pays du continent se mettent à l&#8217;imiter dans sa politique de compression des salaires, de réduction des déficits publics ou de faillite programmée. Quand elle se présente en victime de la folie dépensière des économies faibles, l&#8217;Allemagne est soit aveugle aux avantages qu&#8217;elle en tire en termes de demande, soit hypocrite. L&#8217;Allemagne a, comme les autres, besoin de la demande intérieure européenne. Un tel projet ne peut mener dans un premier temps qu&#8217;à un dialogue ferme avec les dirigeants chinois. Mais, il ne serait en rien tourné contre le peuple chinois qui bénéficierait rapidement et inévitablement d&#8217;une réorientation de la croissance de son pays vers le marché intérieur.</p>
<p>Nous devons comprendre que la lutte pour l&#8217;équilibre économique et la lutte contre la xénophobie sont désormais étroitement liées. Seule la définition d&#8217;un horizon économique décent nous permettra d&#8217;échapper à la généralisation d&#8217;une politique du ressentiment tournée contre les plus faibles de nos pays, enfants et petits-enfants d&#8217;immigrés. Seule une conception égalitaire des rapports entre les peuples européens permettra de trouver une solution à la crise économique. Seul un monde économique réorganisé selon le principe d&#8217;un protectionnisme coopératif, assurant une croissance par les demandes intérieures plutôt que par la recherche de débouchés extérieurs et par le désir d&#8217;écraser la concurrence, permettra une bonne entente entre les peuples.</p>
<p>&#8212;&#8212;</p>
<p>Lien original : <a href="http://www.latribune.fr/opinions/20100511trib000507911/l-europe-la-burqa-et-la-crise.html"><strong>http://www.latribune.fr/opinions/20100511trib000507911/l-europe-la-burqa-et-la-crise.html</strong></a></td>
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		<title>Les travaux de la Fondation Res Publica sur la zone euro</title>
		<link>http://www.mrc-22.org/?p=1585</link>
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		<pubDate>Sat, 08 May 2010 17:26:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[

Voici les principaux travaux que la Fondation Res Publica a conduits sur la zone euro et les questions monétaires.


 Quel système monétaire international pour un monde multipolaire ?, Colloque du 19 octobre 2009


 L&#8217;impact de la crise sur la stabilité de l&#8217;Euro, séminaire du 4 mai 2009


 Quel gouvernement économique de la zone euro ?, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Voici les principaux travaux que la Fondation Res Publica a conduits sur la zone euro et les questions monétaires.</strong></p>
<p><img src="http://www.chevenement.fr/photo/2082850-2891424.jpg?v=1273305435" alt="2082850-2891424.jpg" /></p>
<ul>
<li><strong> </strong><a href="http://www.fondation-res-publica.org/Quel-systeme-monetaire-international-pour-un-monde-multipolaire_r62.html"><strong>Quel système monétaire international pour un monde multipolaire ?</strong></a>, Colloque du 19 octobre 2009</li>
</ul>
<ul>
<li><strong> </strong><a href="http://www.fondation-res-publica.org/L-impact-de-la-crise-sur-la-stabilite-de-l-Euro_a411.html"><strong>L&#8217;impact de la crise sur la stabilité de l&#8217;Euro</strong></a>, séminaire du 4 mai 2009</li>
</ul>
<ul>
<li><strong> </strong><a href="http://www.fondation-res-publica.org/Quel-gouvernement-economique-de-la-zone-euro_r41.html"><strong>Quel gouvernement économique de la zone euro ?</strong></a>, colloque du 18 février 2008 ; en particulier <a href="http://www.fondation-res-publica.org/Peut-on-sortir-de-l-euro_a285.html"><strong>Peut-on sortir de la zone euro ?</strong></a>, par Jean-Luc Gréau ( &nbsp;&raquo; Pourrait-on sortir de la zone euro ?<br />
Techniquement oui, politiquement non&#8230;<br />
Je vais contribuer par cette réponse au syndrome d’impuissance politique qui nous afflige tous &nbsp;&raquo; )</li>
</ul>
<ul>
<li><strong> </strong><a href="http://www.fondation-res-publica.org/L-avenir-de-l-Euro_r14.html"><strong>L&#8217;avenir de l&#8217;Euro</strong></a>, colloque du 28 septembre 2005Voir également les articles<a href="http://www.fondation-res-publica.org/tags/euro/"><strong> taggés euro</strong></a> sur le site de la Fondation Res Publica ou <a href="http://www.chevenement.fr/tags/euro/"><strong>sur ce blog</strong></a>.</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Crise de l’euro : le MRC exprime sa solidarité avec le peuple grec</title>
		<link>http://www.mrc-22.org/?p=1580</link>
		<comments>http://www.mrc-22.org/?p=1580#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 30 Apr 2010 21:42:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[- - L'EDITO - -]]></category>

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		<description><![CDATA[

Communiqué de presse, jeudi 29 avril 2010.
La crise de l’euro permet de tirer trois enseignements majeurs :
- La logique de la finance est indécente : les organismes bancaires accablent aujourd’hui les Etats qui leur ont apporté hier les garanties nécessaires à leur survie.
- L’Union européenne est impuissante. La prétendue solidarité européenne apparait comme une fable.
- [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><strong><br />
</strong></span></p>
<p><strong>Communiqué de presse, jeudi 29 avril 2010.</strong></p>
<p>La crise de l’euro permet de tirer <strong>trois enseignements majeurs :</strong></p>
<p>- <strong>La logique de la finance est indécente</strong> : les organismes bancaires accablent aujourd’hui les Etats qui leur ont apporté hier les garanties nécessaires à leur survie.</p>
<p>- <strong>L’Union européenne est impuissante</strong>. La prétendue solidarité européenne apparait comme une fable.</p>
<p>- <strong>Le mythe de l’euro-qui-protège est une contrefaçon</strong>. L’euro, assorti de ses dogmes inflexibles, expose aujourd’hui les nations à la voracité du marché.</p>
<p>La crise de l’euro illustre l’impasse d’une monnaie unique qui a résilié la souveraineté monétaire sur l’autel du marché. Il serait aujourd’hui inconséquent de surenchérir en réclamant davantage d’intégration européenne, lorsque celle-ci nous a précisément précipité vers l’échec.</p>
<p>Le MRC exprime son soutien au peuple grec que l’orthodoxie libérale entend assujettir par ses « réformes structurelles » pour se conformer au pacte de stabilité. <strong>Nous ne pouvons pas laisser le destin des peuples entre les mains des agences de notations</strong>, de la spéculation et de la logique de la globalisation financière.</p>
<p>Il est temps de respecter les peuples et les nations. En Europe, <strong>il nous faut retrouver une raison monétaire, c’est-à-dire une politique de change</strong>, au service de la production, de la croissance et du travail. Cela passe par le retour sur l’indépendance de la banque centrale, la modification des critères d’encadrement de la monnaie et la mise en place d’un gouvernement économique de la zone euro en s’appuyant sur la volonté des nations, et donc des peuples.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Lettre de Jean-Pierre Chevènement à Martine Aubry, Première Secrétaire du Parti Socialiste</title>
		<link>http://www.mrc-22.org/?p=1579</link>
		<comments>http://www.mrc-22.org/?p=1579#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 15:45:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[- - L'EDITO - -]]></category>

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		<description><![CDATA[

Paris, le 29 mars 2010.
Madame la Première Secrétaire, chère Martine,
Nous avions décidé, le 4 novembre 2009, que le MRC et le PS constitueraient des listes communes aux élections régionales, tirant ainsi la leçon de ce qui s’était passé aux élections européennes. L’accord, dûment paraphé par nous-mêmes (Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement), le 10 février 2010, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong>Paris, le 29 mars 2010.</strong></p>
<p>Madame la Première Secrétaire, chère Martine,</p>
<p>Nous avions décidé, le 4 novembre 2009, que le MRC et le PS constitueraient des listes communes aux élections régionales, tirant ainsi la leçon de ce qui s’était passé aux élections européennes. <a href="http://www.mrc-france.org/Accord-entre-le-PS-et-le-MRC-pour-les-regionales-des-14-et-21-mars-2010_a148.html"><strong>L’accord, dûment paraphé par nous-mêmes</strong></a> (Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement), le 10 février 2010, spécifiait que les candidats du MRC figureraient « en position éligible et inamovible pour les premier et second tours » dans quatorze régions. Tu avais évoqué à cette occasion « la première pierre d’une maison commune ».</p>
<p>Le Conseil National du MRC, réuni le 28 mars 2010, constate que cet accord n’a pas été respecté dans la moitié des régions. Quinze de nos candidats ont été retirés. Nous avons été privés de neuf élus. Le cas le plus flagrant a été celui de Catherine Coutard, classée 6ème dans la Drôme et pour laquelle, n’ayant pu réussir à te joindre, j’étais intervenu auprès de Claude Bartolone et au plan régional de Jean-Jack Queyranne. Mais il y en a beaucoup d’autres sur lesquels nous avions attiré en vain l’attention de vos responsables nationaux et celle des Présidents de région sortants.</p>
<p>Ce non-respect de la parole donnée ne créée pas les conditions d’une confiance élémentaire entre partenaires d’un même combat. Le temps du mépris pour nous n’est pas venu.</p>
<p>Par ailleurs, le Conseil National éprouve le sentiment que <strong>le Parti socialiste n’a pas tiré les enseignements de ses échecs passés : aucune remise en cause d’une construction européenne irréaliste, antisociale et « caporalisante ». Rien sur la nécessaire protection du marché européen. Rien sur la politique de change asphyxiante de la BCE. Aucune critique de la politique de rigueur salariale et budgétaire pratiquée par la coalition conservatrice-libérale allemande. Il est certes nécessaire de s’en prendre à la politique fiscale de la majorité actuelle en France mais c’est une vue totalement insuffisante des choses</strong>.<br />
<span id="more-1579"></span><br />
Nous sommes très inquiets quant à la possibilité pour le PS et ses « alliés privilégiés » Verts de se mettre à la hauteur des échéances de 2012. En l’absence, aujourd’hui, de tout programme et de toute Charte politique des primaires qui auraient pu permettre la sélection d’un candidat de la gauche à l’élection présidentielle de 2012 dans des conditions acceptables par nous, le Conseil National a considéré qu’il ne nous était plus possible de participer aux travaux de la Commission chargée de préparer lesdites « primaires ».</p>
<p>La priorité est au projet car la situation du pays est extrêmement grave. C’est la raison pour laquelle le Conseil National du Mouvement Républicain et Citoyen a décidé de soumettre à son Congrès, qui se tiendra les 26 et 27 juin prochains à Paris, un « programme de salut public ». Nous vous l’adresserons prochainement. C’est sur la base d’un projet clair, à la hauteur des défis que le pays doit relever que la gauche pourra affronter sans décevoir les prochaines échéances.</p>
<p>Nous préférons, aujourd’hui, retrouver notre liberté de parole et de mouvement pour œuvrer efficacement à l’élaboration de ce projet exigeant. Nous essaierons ainsi de servir au mieux les intérêts du monde du travail et ceux de la France. Nous contribuerons au débat républicain. Peut-être pourrons-nous nourrir votre propre réflexion.</p>
<p>Je te prie de croire, chère Martine, en mon amicale pensée.</p>
<p>Jean-Pierre Chevènement</p>
<p>Président du MRC</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ne pas nous mettre, pieds et poings liés, dans le sillage du social-libéralisme !</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 14:01:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La gauche doit donc poser clairement deux problèmes: celui de la protection commerciale de l’Europe et celui de la politique de change. A défaut, notre participation à d’éventuelles « primaires présidentielles », nous conduirait, dans l’état actuel des choses, à nous mettre, pieds et poings liés, dans le sillage du social-libéralisme.
 Or, nous ne pouvons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-size: medium;"><span style="color: #ff0000;">La gauche doit donc poser clairement deux problèmes: celui de la protection commerciale de l’Europe et celui de la politique de change</span>. A défaut, notre participation à d’éventuelles « primaires présidentielles », nous conduirait, dans l’état actuel des choses, à nous mettre, pieds et poings liés, dans le sillage du social-libéralisme.</span></strong></p>
<p><strong><span style="font-size: medium;"> </span><span style="font-size: medium;">Or, nous ne pouvons pas cautionner les règles du jeu que nous avons dénoncées dès leur mise en place et qui ont conduit à l’essor du capital financier mondialisé puis à sa crise actuelle. Ce chemin nous conduirait à une impasse redoutable en 2012. Ces règles du jeu doivent être modifiées. Elles peuvent l’être si nous appelons le peuple français, le jour venu, à manifester sa volonté par <span style="color: #ff0000;">référendum</span>.</span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong><span style="font-size: medium;">La gauche doit se mettre à la hauteur des enjeux. <span style="color: #ff0000;">Notre projet, c’est la refondation républicaine et la construction d’une Europe démocratique des nations parce qu’il n’y a pas de démocratie en dehors d’elles </span>. 2012 ne doit pas être simplement l’année du rejet mais marquer le début de la reconquête de notre destin. Le MRC doit donc se préparer à présenter en 2012 un candidat républicain pour ouvrir la voie à une Europe des peuples.</span></strong></p>
<p>Voir le blog de Michel Sorin : <a href="http://mrc53.over-blog.com/article-chevenement-propose-au-mrc-une-strategie-presidentielle-pour-2012-47485477.html">Chevènement propose au MRC une stratégie présidentielle pour 2012</a></p>
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		<title>Vote défensif, abstention des couches populaires, tout reste à faire pour créer une alternative politique qui libère le pays en crise des griffes du capitalisme financier</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 06:59:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;UMP mord la poussière. Merci aux citoyens qui se sont mobilisés. Il n&#8217;en reste pas moins que les électeurs, en majorité, sont restés à la maison. Se défendre contre une politique qui démantèle les services publics et dire à Nicolas Sarkozy que ses discours pour le travail, l&#8217;industrie, la sécurité ne sont plus crédibles, c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;UMP mord la poussière. Merci aux citoyens qui se sont mobilisés. Il n&#8217;en reste pas moins que les électeurs, en majorité, sont restés à la maison. Se défendre contre une politique qui démantèle les services publics et dire à Nicolas Sarkozy que ses discours pour le travail, l&#8217;industrie, la sécurité ne sont plus crédibles, c&#8217;est une chose. Construire une alternative politique qui donne confiance à un peuple exposé aux ravages de la mondialisation néo-libérale, c&#8217;est autre chose. C&#8217;est l&#8217;enjeu de la période qui s&#8217;ouvre.</p>
<p>Y. Guillou</p>
<p>( Pour le comportement hégémonique du PS breton, on se reportera à la conclusion que nous tirions le 31 janvier des négociations de premier tour : <a href="http://www.mrc-22.org/?p=1452">http://www.mrc-22.org/?p=1452</a> )</p>
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		<title>Bulletin d’adhésion au MRC (2010)</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Mar 2010 06:33:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A télécharger en bas de page au format PDF et à imprimer.

Bulletin à retourner accompagné du chèque à l’ordre de l’AFMRC au :
MRC &#8211; 3 avenue de Corbéra &#8211; 75012 Paris
Le service adhésions vous confirmera par courrier votre adhésion sous 15 jours
 Bulletin adhesion 2010.pdf  (173.45 Ko)
Commandez vos badges : 70 centimes l&#8217;unité : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A télécharger en bas de page au format PDF et à imprimer.</strong></p>
<p><img src="http://www.mrc-france.org/photo/1935203-2659464.jpg?v=1268258408" alt="" /></p>
<p>Bulletin à retourner accompagné du chèque à l’ordre de l’AFMRC au :</p>
<p>MRC &#8211; 3 avenue de Corbéra &#8211; 75012 Paris</p>
<p>Le service adhésions vous confirmera par courrier votre adhésion sous 15 jours</p>
<p><a href="http://www.mrc-france.org/attachment/192062/"> Bulletin adhesion 2010.pdf </a> (173.45 Ko)</p>
<p><a href="mailto:contact@mrc-22.org">Commandez vos badges</a> : 70 centimes l&#8217;unité : <a href="http://www.mrc-22.org/wp-content/uploads/2010/03/Badge-MRC-001.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1566" title="Badge MRC 001" src="http://www.mrc-22.org/wp-content/uploads/2010/03/Badge-MRC-001.jpg" alt="" width="120" height="160" /></a></p>
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		<title>Faut-il supprimer la bourse ?</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 17:47:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement dans &#171;&#160;Ca vous regarde&#160;&#187; sur LCP mercredi 10 mars à 18h45
L&#8217;émission, présentée par Arnaud Ardoin, dure une heure et portait sur le thème &#171;&#160;Faut-il supprimer la bourse ?&#160;&#187;




Invités:
- Louis Giscard d&#8217;Estaing, Député
- Martine Orange, Médiapart
- Frédéric Bonnevay, Institut Montaigne
- Jean-Pierre Chevènement, Sénateur



]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 class="access"><img class="image middle nomargin" src="http://www.chevenement.fr/_images/preset/puces/arrow22.gif" alt="" /><br />
Jean-Pierre Chevènement dans &laquo;&nbsp;Ca vous regarde&nbsp;&raquo; sur LCP mercredi 10 mars à 18h45</h2>
<h3 class="access">L&#8217;émission, présentée par Arnaud Ardoin, dure une heure et portait sur le thème &laquo;&nbsp;Faut-il supprimer la bourse ?&nbsp;&raquo;</h3>
<p><center><br />
<object id="80625" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="304" height="258" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="data" value="http://www.chevenement.fr/v/2de6a94e93884ce49dbb1f8d443ded00fb92534b" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="quality" value="high" /><param name="src" value="http://www.chevenement.fr/v/2de6a94e93884ce49dbb1f8d443ded00fb92534b" /><embed id="80625" type="application/x-shockwave-flash" width="304" height="258" src="http://www.chevenement.fr/v/2de6a94e93884ce49dbb1f8d443ded00fb92534b" quality="high" allowfullscreen="true" data="http://www.chevenement.fr/v/2de6a94e93884ce49dbb1f8d443ded00fb92534b"></embed></object></center></p>
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<div class="texte">
<div class="access firstletter">Invités:</p>
<p>- Louis Giscard d&#8217;Estaing, Député</p>
<p>- Martine Orange, Médiapart</p>
<p>- Frédéric Bonnevay, Institut Montaigne</p>
<p>- Jean-Pierre Chevènement, Sénateur</p>
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