Archive pour la catégorie ‘- ACTUALITÉ POLITIQUE’

Union dès le premier tour pour maintenir la Région à gauche

Samedi 5 décembre 2009

Communiqué du MRC – Bretagne ( 5 décembre 2009 )

Dans la lignée de son Congrès de juin 2008 et de l’accord PS-MRC du 4 novembre 2009, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) propose à ses partenaires de la gauche en Bretagne une alliance forte et significative dès le premier tour des élections régionales de 2010.

Comme pour les municipales, le MRC est partisan de listes de large rassemblement  de la gauche, pour défendre et promouvoir les intérêts populaires et le progrès social, particulièrement mis à mal par l’Etat-UMP et les contraintes de Bruxelles.

Le MRC estime que les forces progressistes devraient facilement parvenir à un accord programmatique, sur la base du bilan de la gestion régionale qui n’est pas contesté.

Dans ce but, le MRC formule des pistes à débattre pour faire face aux nouveaux défis, dans le cadre des compétences du Conseil régional. En effet, le mandat du prochain Conseil régional s’effectuera dans un climat de crise économique profonde et durable qui conduira notamment à une baisse significative des revenus des salariés, des classes moyennes et des ressources des collectivités territoriales.

- le développement et la réorientation de notre tissu productif pour qu’il soit à même d’affronter le défi énergétique et de préserver nos ressources : ainsi, toute la chaîne agro-alimentaire ( productions végétales, animales et pêche ) doit être soutenue, avec des incitations plus fortes à une meilleure prise en compte de l’environnement, notamment pour protéger l’eau ; notre potentiel industriel, fragilisé par le capital financier, a besoin d’outils de financement public permettant de stimuler aussi le développement de la recherche et des services.

- la formation professionnelle et la sécurisation des parcours : la Région doit être créatrice d’initiatives pour faciliter le contact entre les entreprises et les demandeurs d’emploi, s’investir dans la gestion sociale des restructurations qui seraient nécessaires et poursuivre son engagement original en faveur des métiers de proximité dans le secteur sanitaire et social.

- l’aménagement du territoire en développant des zones d’activité interconnectées grâce au développement des moyens de transport collectifs et des outils de communication.

Au-delà d’une gestion républicaine des Régions, le MRC considère que le maintien à gauche des Régions constitue un point d’appui pour dissuader le pouvoir de mettre en place des projets anti-sociaux et s’opposer aux remises en cause de la décentralisation par N. Sarkozy. La suppression de la taxe professionnelle, sans réflexion préalable sur un impôt local articulé avec la réalité économique du territoire, risque de casser l’élan de plusieurs décennies de décentralisation réussie.

Comme le soulignait Jean-Pierre Chevènement au Sénat, le 19 novembre : « Que de réalisations ! Le patrimoine de nos lycées, de nos collèges, les transports régionaux, le visage de nos villes et de nos villages, l’accueil faite à la petite enfance à travers crèches, haltes-garderies, maternelles, la conciliation améliorée du travail des femmes et de leur épanouissement personnel, bref notre haut taux de natalité, est-ce cela que vous voulez casser ? ”

Afin d’éviter qu’une dispersion de la gauche n’entraîne la perte de Régions qui contribuerait à la victoire de N. Sarkozy en 2012, le MRC appelle à un large rassemblement des forces de gauche dès le premier tour.

( Ce communiqué résume les orientations que nous avons adoptées dans notre ébauche de projet régional )

ARTICLES DE LA PRESSE RÉGIONALE

Colloque de Gauche Avenir : Renaissance de la République indivisible, laïque, démocratique et sociale

Vendredi 2 octobre 2009

Le Mouvement Républicain et Citoyen invite ses adhérents et sympathisants à assister à ce colloque prévu le samedi Samedi 10 octobre 2009 de 9h30 à 17h30 à l’Assemblée nationale, Salle Victor Hugo, 101, rue de l’Université, Paris.



Colloque de Gauche Avenir : "Laïcité 2010 : Renaissance de la République indivisible, laïque, démocratique et sociale"
Déroulement 
___________ 
9 h. Accueil 
9h30 Ouverture du colloque par Paul Quilès, animateur de Gauche Avenir 
9h40 Valeur universelle de la laîcité 
Intervenant: Henri Pena-Ruiz. Philosophe, Auteur notamment de "Dieu et Marianne,philosophie de la laïcité"
10h10 Sciences et laïcité 
Intervenant : Guillaume Lecointre,Professeur au Museum d’Histoire Naturelle. Coauteur de "Intrusions spiritualistes et impostures intellectuelles en sciences" 
10h30 Les atteintes à la laïcité de l’enseignement : un cas d’école 
Intervenant : Eddy Kaldi, Enseignant-militant associatif 
10h50 Echange avec les participants 
Animateur : Michel Charzat. Conseiller de Paris ; ancien député 
________________ 

14h20 Contre le communautarisme 
Intervenant : Julien Landfried, porte-parole du Mouvement Citoyen et Républicain; directeur de l’Observatoire du communautarisme" 
14h40 Le retour du cléricalisme en France et dans l’Union Européenne 
Intervenante: Vera Pegna, représentantede la Fédération Humaniste Européenne auprès de l’OSCE (organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) 
15h Exiger le retour à la loi du 9/12/1905 et son application 
Intervenant: Xavier Henry, rédacteur en chef adjoint du mensuel "Parti-pris" 

15h20 Echange avec les participants 
Animateur : Ivan Levaï, Journaliste 
16h50 Présentation du manifeste et conclusion du colloque 
Marie-Noëlle Lienemann, animatrice de Gauche Avenir 

La loi Carle affaiblit l’école élémentaire publique et laïque

Vendredi 2 octobre 2009

Par Michel Vignal, secrétaire national à l’Education



La proposition de loi Carle, votée au Sénat puis à l’Assemblée nationale, prétend garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d’association, lorsqu’elles accueillent des élèves scolarisés hors de la commune de résidence. 

Le MRC attaché à la laïcité rappelle que cette parité n’a pas de fondement juridique : il n’y a pas en France égalité de financement entre l’enseignement public et l’enseignement privé. La Constitution affirme en effet que seul « l’enseignement public gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir d’Etat ». Au nom de la liberté de l’enseignement, la loi Carle vise à déstabiliser l’enseignement élémentaire public et laïc. 

La nouvelle loi obligera les communes de résidence à financer les frais de fonctionnement de la scolarité des élèves inscrits dans une école privée sous contrat d’association d’une autre commune,dans quatre situations concernant la commune de résidence (ou le regroupement pédagogique auquel cette commune appartient): 
- l’absence de capacité de scolarisation des élèves, 
- l’obligation professionnelle en cas d’absence de service de restauration ou de garderie d’enfant, 
- l’inscription d’un frère ou d’une sœur dans une autre commune, 
- des raisons médicales. 

Le maire ne pourra mettre son véto à cette inscription, ni au paiement de cette contribution. En outre, les parents ne seront pas tenus, comme pour les inscriptions dans les écoles publiques, de justifier leur demande de dérogation devant le maire ou les élus de la commune de résidence. Ainsi, les écoles privées, à majorité confessionnelle, n’auront pas de difficulté à obtenir le financement recherché. 

Au moment où le gouvernement fait progresser la disparition de la carte scolaire et supprime de nombreux postes, en particulier dans les écoles rurales, de ce fait menacées (déjà 12000 communes n’ont plus d’école), on voit que cette loi risque d’entrainer la fermeture de classes et d’écoles publiques, concurrencées par des établissements privés qui bénéficieront souvent de moyens financiers et humains plus importants pour l’ accueil, l’encadrement et l’accompagnement scolaires, susceptibles d’attirer les parents d’élèves. L’exode du public vers le privé sera facilité. 

C’est, avec cette loi, une sorte de chèque éducation injuste en faveur des familles concernées : l’intérêt particulier tend à l’emporter sur l’intérêt général. L’institution publique, essentielle pour la formation de la citoyenneté, est une fois de plus affaiblie.

ENTRETIEN DE JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT À MARIANNE

Vendredi 25 septembre 2009

Entretien paru dans Marianne le 26 septembre 2009, propos recueillis par Renaud Dély et Nicolas Domenach. 
Un désaccord philosophique fondamental avec les Verts. Au lieu de courir après des alliances improbables, la gauche doit travailler sur ses fondamentaux.


Entretien de Jean-Pierre Chevènement à l'hebdomadaire Marianne
Marianne : Vous avez rencontré en tête à tête François Bayrou, que la direction du PS persiste à tenir à distance… 
Jean-Pierre Chevenement :
 François Bayrou a déclaré vouloir tendre la main à la gauche et il a demandé à me voir. Il n’y a pas de raison de refuser de débattre sur le fond avec le président d’une formation qui est alliée au PS dans nombre de régions et de municipalités ! Un refus de dialogue dans ces conditions démontrerait un sectarisme qui est la plaie de notre vie politique. 

Vous ne lui demandez donc pas, comme Martine Aubry, de donner de nouvelles preuves d’évolution à gauche ? 
Son évolution, qui l’éloigne de la droite, obéit à une logique politique. François Bayrou mène un combat courageux. Il est ostracisé par la droite. Il demande à débattre du fond. Ayons confiance en la force de nos idées : allons-y ! 

Vous participeriez donc au « Parlement de l’alternance » proposé par Bayrou ? 
Il y a deux ans, le MRC avait proposé des assises de la gauche pour la refondation républicaine d’un parti de toute la gauche. Il faut débattre du fond, et cela sans sectarisme : pourquoi donc ne pas réunir, à cet effet, un « parlement de l’alternance », y compris avec François Bayrou? L’important, c’est de sortir la gauche du bourbier dans lequel elle s’est enfoncée, faute d’avoir su tirer les leçons de ses échecs depuis 1993. Et pour ce faire, il est plus efficace de travailler sur le fond que d’attendre une quelconque repentance de ceux qui ont cédé aux sirènes du néolibéralisme.

C’est-à-dire ? 
Il faut commencer par analyser la crise actuelle de la mondialisation financière. Comprendre à la fois la déflation salariale exercée par les pays à très bas coût salarial et saisir cette dimension politique si rarement évoquée. Le système de la globalisation financière fonctionne sur la base de la domination politique des Etats-Unis et d’une monnaie mondiale qui est le dollar. Le rapport de forces mondial a changé et va encore changer avec la montée de la Chine. Nous sommes pris en étau. La « moralisation du système » ne suffit pas. Le problème est politique : il faut remettre en cause un libre échangisme destructeur et la suprématie du dollar dans le système monétaire international. 

Le volontarisme de Nicolas Sarkozy, y compris sur le terrain industriel, ne vous satisfait pas ? 
Je ne fais pas de l’antisarkozysme systématique mais je constate que malgré quelques initiatives utiles, concernant Alstom par exemple, il n’y a pas de véritable politique industrielle pour lutter contre la délocalisation de nos industries. Il n’y a d’ailleurs plus de ministère de l’industrie ! Idem avec la régulation financière. Le système bancaire n’a pas été assaini. Après les avoir renfloués, on reprend les mêmes et on recommence. 

Vous auriez souhaité qu’on nationalise les banques ? 
Et pourquoi pas, au cas par cas ? On aurait ainsi favorisé l’accès au crédit, notamment des PME, qui est toujours en souffrance. Il ne faut pas en rester au verbe comme le fait Nicolas Sarkozy quand il reçoit les banquiers. Les nationalisations et la planification ne sont pas des « gros mots ». J’observe d’ailleurs que Paul Krugman, lui-même, recommande le retour à la planification, dans le domaine énergétique par exemple. 

Sur ces questions énergétiques vous êtes toujours en désaccord avec les Verts ? 
J’ai un désaccord philosophique fondamental avec les Verts. Ils pensent, comme Malthus, que le monde est trop petit pour l’homme. Or, les prophéties de Malthus au début du XIX è siècle se sont révélées fausses. Je crois en la raison de l’Homme, en ses capacités d’invention et de créativité. Je n’ai pas d’hostilité de principe vis-à-vis des écologistes. Ils ont quelquefois de bonnes idées. Comme ministre de la Recherche et de l’Industrie, j’ai créé l’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Energie (l’ANME) en 1982, l’ancêtre de l’Ademe actuelle car il y a beaucoup à faire pour promouvoir les économies d’énergie. 
Je me situe dans l’héritage rationaliste des Lumières, je combats l’obscurantisme et la technophobie. 

Vous leur reprochez de négliger la question sociale ? 
La préoccupation de l’emploi et du développement économique leur échappe. Par ailleurs on n’a pas le droit d’interdire le développement aux pays du Sud. C’est pourquoi il faut changer notre modèle de développement. La taxe carbone, sur le principe, je suis pour. Mais cet impôt écologique ne doit pas devenir une taxe antisociale. Il faut donc intégrer cette taxe dans une réforme fiscale plus vaste et plus juste. 

Aujourd’hui, vous avez l’impression de subir la domination de l’idéologie écologiste ? 
Elle est dans l’air du temps, c’est vrai. Mais depuis 25 ans, j’ai plutôt eu l’impression de subir -et avec quelle force- la pression de l’idéologie libérale. La mode écolo actuelle, favorisée par Monsieur Sarkozy, ne permettra pas de s’en défaire, bien au contraire. Les commentateurs ont surestimé le résultat des Verts aux élections européennes où ils n’ont, somme toute, recueilli que 6.3% des électeurs inscrits… Le gouvernement par perversité et le PS par bêtise ont créé une vaste bulle médiatique autour de Daniel Cohn-Bendit, une bulle telle qu’aucun autre responsable politique n’en a jamais bénéficié ! C’est une vache sacrée. Je m’agenouille… Mais malgré les efforts de M. Sarkozy pour souffler dans les bronches des écologistes, il est probable, selon moi, que cette bulle se dégonflera aux prochaines élections régionales. 

A gauche, certains pensent que vos idées ont fait leur temps et n’incarnent pas le neuf. Quel rôle pensez-vous encore pouvoir jouer pour aider à reconstruire l’opposition ? 
S’agissant de Madame Duflot, je dois être un peu moins jeune qu’elle, ça c’est vrai. Mais de là dire qu’elle incarnerait le neuf et moi le vieux… Je laisse ça aux « communiquants ». Comme d’autres avant moi : Clémenceau, Mendes France, je considère la République comme « une idée toujours neuve ». Je définis mes positions à l’aune de l’intérêt public. Ils ne sont pas nombreux à le faire dans ce qu’on appelle-expression que j’abhorre – la « classe politique » ! Si porter haut l’exigence républicaine dans tous les domaines est ringard, je revendique la palme de la ringardise ! 

—— 
L’entretien est également disponible sur Marianne2.fr

Passer des grands principes à la déclinaison des mesures concrètes ( MRC 13 )

Vendredi 3 juillet 2009

« Je suis étonné que si peu de commentateurs remarquent combien les partis politiques en général apparaissent comme archaïques à la majorité des électeurs. Il y a les ringards qui ont apparemment gagné (Sarkozy, Merkel, Cohn-Bendit) et ceux qui ont vraiment perdu (les souverainistes, incapables de parler de monnaie, de commerce, d’emploi; la gauche en général, incapable de sortir de la fausse alternative ralliement au système/dénonciation néo-marxiste). »

Citation d’Edouard Husson

Tirée de

http://www.marianne2.fr/Europe-Ecologie,-un-oxymore_a181139.html

Le constat est terrible mais lucide.

Les souverainistes, qui sont pourtant aujourd’hui ceux qui devraient les plus à même de pouvoir présenter un programme sont totalement absents.

Les partis qui se réclament d’un retour à une souveraineté nationale paraissent encore plus « archaïques » que les autres, moqués, galvaudés et surtout réduits par de constantes caricatures à un faux-nationalisme exacerbé, à devoir se battre sur des grands principes, des grands idéaux.

Les formations souhaitant un retour à un protectionnisme raisonné, à une politique de plein-emploi fondée sur le développement durable et la satisfaction des besoins nationaux, n’ont pas l’espace pour pouvoir construire de vrais programmes novateurs et réalistes, qui leur permettraient ensuite de pouvoir briguer les suffrages.

C’est d’autant plus étonnant que ces idées sont actuellement en position de force, bénéficiant d’un regain d’intérêt des analystes et des universitaires, et d’une validation par l’effet de la crise et de l’effondrement du capitalisme néolibéral et libre-échangiste.

Dans un tel contexte, il n’est plus temps de se limiter à de grands idéaux, le rappel des principes et des vertus républicaines, des valeurs nationales qui ont fait la France, et vers lesquelles on doit se tourner pour permettre à notre pays de réussir sans se renier.

Tous ces principes doivent être déclinés dans un programme de mesures concrètes, permettant d’offrir une alternative réaliste et apportant l’espoir aux français d’un pays meilleur sur tous les plans.

Notre mouvement n’en sera que plus audible, se présentera en position de force vis-à-vis des autres formations de la gauche qui en sont encore à chercher à quels principes et idéaux peuvent se rattacher leur position « à gauche ».

Et dans ce domaine, les pistes sont très nombreuses mais nécessitent un travail profond pour définir un programme de mesures réalistes et conformes à nos convictions.

Un programme pourrait ainsi s’axer sur trois ensembles de thèmes :

Un programme économique novateur et ambitieux : Règlementation du commerce international et de la protection de nos industries et de nos richesses, prise de contrôle du secteur bancaire afin de s’assurer qu’il assume toutes ses missions de manière conforme avec l’intérêt public, mesures de relance économique nationale et plus globalement application d’une politique dite « de plein emploi », révolution de la fiscalité (en transférant la charge fiscale des revenus du travail aux revenus du capital)…

Un programme de réformes structurelles en vue de renforcer la République : statut des journalistes et des médias, réforme de la citoyenneté, politique de promotion de la place des personnes âgées dans la Société, création d’un statut pour les étudiants, remise au cœur de la République des Services publics par une refonte de leur statut, réformes des règles juridiques afin de rendre à la notion d’intérêt public une place prééminente sur les intérêts particuliers, effort national prioritaire sur la défense et l’éducation nationales….

Enfin, un programme pour assurer la confiance et la fierté de citoyens dans leur pays : mesures sur la qualité de la vie, l’environnement (ferroutage…), création d’un pacte social pour tous les citoyens, assainissement des règles d’urbanisme (transparence, lutte contre la corruption, prééminence des qualités environnementales, sociales et esthétiques sur l’utilité économique et fiscale), révolution dans les méthodes et les procédures liées à la politique de sécurité publique…

Comme on le voit, ces quelques pistes de réflexion pour la définition d’un programme sont loin d’être exhaustives, et l’imagination peut ici donner libre cours dans deux limites : le respect de nos idéaux et le réalisme.

Cédric Mas
Marseille


Une politique pour la France et pour l’Europe !

Mardi 30 juin 2009

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La stérilité actuelle de la gauche, procède de son auto-trépanation de 1983, de son incapacité à avoir su devancer la crise (bien au contraire elle a contribué – en pratique et en théorie – à installer le capitalisme financier dans notre pays) et de son absence de réponse face à ses développements. Elle s’est réfugiée dans une vieille incantation (Europe! Europe ! Europe !) plutôt que de chercher dans une vision moderne de la République, en France et en Europe, le moyen de refonder un système de valeurs et de croyances collectives. C’est pourquoi le PS se trouve pris à contrepied par la crise au moment même où il vient de ratifier le traité de Lisbonne et d’officialiser son ralliement au libéralisme. Et voilà pourquoi « notre gauche » est muette. ( J.-P. Chevènement dans Marianne, 14 mars 2009 )

L’édito de JP Chevènement à « Citoyens Militants » , juillet 2009

Mieux vaut une absence d’accord qu’une négociation bâclée à l’OMC

Samedi 27 juin 2009

Le sénateur Chevènement propose de revenir à des notions simples :

1- rechercher l’autosuffisance agricole à l’échelle des grandes régions du globe, le commerce agricole étant secondaire.
2- soutenir les revenus et orienter les productions par les marchés et par les prix, rompre avec le système des aides directes.
3- viser l’objectif de régulation, en faisant en sorte de ne pas trop s’éloigner des prix internationaux sur le long terme, et en tenant compte de multiples paramètres régionaux.
4- associer les producteurs aux mécanismes de régulation.

En bref, l’objectif est de trouver un bon équilibre entre le système interne à l’Europe et les relations avec les pays tiers, notamment africains.

JP Chevènement avance le concept d’une PAC renouvelée et viable, recherchant une certaine autosuffisance alimentaire, ne dépendant qu’à la marge des marchés et des prix mondiaux, afin d’éviter les trop grandes variations de prix et de revenus.
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Comment financer des emplois industriels en France dans l’Europe du traité de Lisbonne ?

Lundi 22 juin 2009

En venant à Versailles devant le congrès Nicolas SARKOZY voulait plus qu’un symbole, il voulait un plébiscite. Il l’a eu quant à la forme. Quant au fond, outre la construction de prisons tout un symbole, il nous a annoncé un emprunt pour renflouer les caisses qui sera une nouvelle fois remboursé par les classes moyennes puisque les privilégiés seront protégés par le bouclier fiscal.

Il veut nous faire croire que cet emprunt va servir à financer des emplois industriels, alors qu’il aille le dire à Gandrange dont les ouvriers savent ce que les promesses de Nicolas 1er veulent dire, qu’il aille le dire à Bruxelles dont ont sait que toutes les mesures de protection nationale sont exclues en fonction des traités existants et le seront d’avantage encore après l’application du traité de Lisbonne.

Mais il y a pire, il va s’attaquer aux retraites par répartition et au régime de la sécurité sociale. C’est à dire aux acquis du Conseil National de la Résistance. A qui fera-t’il  croire que ce que le  Conseil National de la résistance a réussi à construire, alors que la France était à genoux après la seconde guerre mondiale, que le pays était à reconstruire, et qu’il allait supporter le prix d’une première guerre coloniale (Indochine), nos ainés ont réussi a construire un système de solidarité nationale quasi unique au monde, qui a supporté une seconde guerre coloniale ainsi que la décolonisation, et qu’aujourd’hui encore, alors que nous sommes la cinquième puissance économique du monde, nous serions incapables de maintenir.

En réalité, ce Gouvernement  a trouvé judicieux d’endetter le pays pour mieux creuser encore et plus les déficits publics. Cette réunion de Versailles qui n’apporte rien à personne entre dans cette ligne de déficit puisqu’elle coûte entre 400.000 et 500.000 euros. Elle n’aura servi qu’à flatter le narcissisme de Nicolas 1er tout en justifiant les sacrifices à venir.

Jacky Eouzan

Mrc 22

80% d’une classe d’âge au niveau du bac ? Une exigence républicaine

Vendredi 19 juin 2009

Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l’éducation nationale, sénateur du Territoire de Belfort, vendredi 19 juin 2009.


Comme Ministre de l’Education Nationale, et de concert avec Roland Carraz, Secrétaire d’Etat aux enseignements technologiques, j’ai entrepris de promouvoir l’enseignement technologique et professionnel par une loi votée en novembre 1985 (n°85-1371), qui crée notamment les baccalauréats professionnels. Cette loi répond à l’objectif de 80% d’une classe d’âge atteignant le niveau du baccalauréat en l’an 2000.

Or une confusion regrettable semble persister entre le nombre de jeunes poursuivant leurs études jusqu’au « niveau du bac », en gros à l’âge de 18 ans, et le nombre de bacheliers, confusion relayée par un certain nombre d’articles parus dans la presse cette semaine.

Le fait que 64% d’une même génération décroche le bac est indépendant de l’objectif des « 80% au niveau du bac ». Tout dépend du niveau d’exigence qu’à mon sens il faut maintenir pour concilier la quantité et la qualité. Comme le disait Paul Langevin à la Libération : « L’Ecole doit assurer la promotion de tous, et la sélection des meilleurs ».


L’augmentation du flux de lycéens de 1984 à 1995 a résulté d’une volonté politique progressiste, celle d’une gauche républicaine, soucieuse de l’intérêt du pays. La création des baccalauréats professionnels y a certes contribué (127 000 candidats cette année), mais elle n’y aurait pas suffi (le total des candidats en 2009 a atteint 622 000 dont 331 000 au baccalauréat général). La décentralisation de la construction des lycées au niveau des régions, résultant de la loi votée en novembre 1985, a également joué un rôle important dans la promotion des études longues en modernisant et renouvelant le parc de nos lycées.

Ce n’est pas seulement le Japon, mais pratiquement tous les grands pays développés qui, au milieu des années 80, avaient déjà atteint l’objectif des 70 à 80% de jeunes ayant fait des études jusqu’à l’âge de 18 ans. C’est cette considération qui, en 1984, m’a paru déterminante. Ma prétendue « fascination » pour le Japon qui, à bien des égards d’ailleurs (enseignement supérieur, recherche) mériterait de servir d’exemple, est anecdotique.

La politique volontariste que j’ai menée a porté ses fruits jusqu’en 1995. Elle a représenté un progrès incontestable que traduit aujourd’hui le doublement du nombre de lycéens et d’étudiants par rapport à 1985. Là comme ailleurs, c’est l’intérêt du pays qui commande.

Le problème posé depuis 1996, c’est la stagnation du nombre d’élèves parvenant au niveau du bac, c’est-à-dire poursuivant des études longues jusqu’à 18 ans. La solution n’est pas de faciliter l’accès au bac par un rabais d’exigence, mais de revaloriser les filières qui doivent l’être : baccalauréats technologiques et professionnels d’abord, en leur accordant les moyens en personnels et en locaux qu’ils méritent, filière littéraire ensuite, injustement négligée et qui a impérativement besoin d’être renforcée, car elle aussi répond à un besoin social incontestable.

Le PS, et avec lui toute la gauche, accepteront-ils de mourir pour et par l’Europe? ( Claude Nicolet, fédération du Nord )

Lundi 8 juin 2009

Il est temps de regarder la réalité en face. 60% d’abstention en France, 56% dans l’ensemble de l’Union Européenne. Les peuples ne se sentent pas concernés. Peut-être même commencent t-ils à rejeter une greffe qui ne prend pas.

Dans notre pays, le désamour se confirme, il faut dire qu’après la victoire du NON lors du référendum du 29 mai 2005, les Français se sont vus imposer un véritable coup de force avec le vote parlementaire du traité de Lisbonne. Ce fut un déni de démocratie. Dans ces conditions, il est clair que l’électorat populaire et les classes moyennes ne se sont pas déplacés pour aller défendre un système qui se moque d’eux, et dans lequel ils prennent de plein fouet les délocalisations industrielles, le chômage, la précarité, les concurrences de mains-d’oeuvre mais aussi fiscales et monétaires avec le dollar par exemple. Ce taux d’abstention est en quelque sorte la confirmation du 29 mai.
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La droite l’emporte en fait par défaut

Lundi 8 juin 2009

Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement Républicain et Citoyen.


Les élections européennes n’en finissent pas de battre le record de l’abstentionnisme : 57% en 2004, 60% en 2009. Ce record, largement partagé hors de nos frontières, traduit le triple échec économique, politique et identitaire de l’Europe libérale et technocratique. L’explosion du chômage et la délocalisation de nos industries reflètent la soumission de cette construction européenne au capitalisme financier mondialisé. Les peuples ne se reconnaissent pas dans cette machine d’impuissance, incapable de les défendre des concurrences les plus déloyales, celle du dollar, comme celle des pays à très bas coûts salariaux.

A cet égard, le traité de Lisbonne, véritable déni de démocratie, ne peut rien régler. Il faut tout remettre à plat. Voilà ce qu’ont voulu dire les 3/5 des électeurs qui ont refusé de s’exprimer dans un simulacre d’élection à un simulacre de Parlement.

Le fait dominant est la décomposition de la gauche sociale-libérale. L’échec du PS, en France, reflète son incapacité persistante à faire la critique du tournant libéral et européiste qui depuis les années 80 l’a progressivement coupé des couches populaires.

Le succès apparent de la droite en Europe, et particulièrement de l’UMP en France, doit être relativisé par le niveau sans précédent de l’abstention. Les listes de l’UMP n’ont rassemblé en réalité qu’11,2% des électeurs.

La poussée des écologistes reflète la désagrégation de l’électorat socialiste. Le reste est accessoire : il suffit de rapporter les scores obtenus au nombre des électeurs qui se sont exprimés, moins de deux sur cinq.

Pour la gauche, la solution à l’avenir serait de mobiliser les 3/5 des électeurs qui ont refusé de voter. Le MRC est prêt pour sa part à contribuer à une refondation républicaine dont la nécessité s’impose à l’évidence.

A défaut d’une révolution copernicienne, la gauche me paraît vouée à un déclin inexorable.

Crise du surendettement, crise de l’emploi, à comparer à celle de 1929

Vendredi 5 juin 2009

( Michel Sorin – MRC 53 )
Faudra-t-il 20 ans et une guerre mondiale pour en sortir ?

Ce soir, je mets bout à bout trois documents :
- Deux dossiers qui m’ont été transmis par Loïc Daguzan, syndicaliste à la Banque de France, coordonnateur du collectif « Pas touche au Livret A ! » : l’un met en évidence la croissance rapide des dossiers de surendettement des ménages (Vivapresse, 2 juin), l’autre décrit l’évolution prévisible du chômage au niveau mondial (AP, 3 juin).

- Le troisième provient du responsable de La Chronique Agora, qui compare la crise actuelle à celle de 1929 (Bill Bonner, 4 juin).

Le surendettement explose

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Communiqué du MRC 35

Vendredi 5 juin 2009

Le MRC appelle au vote blanc : « voter blanc, c’est voter républicain »

Le 7 juin prochain, pour que le peuple reprenne  son destin en main ,  seul  le  vote  blanc  permettra  de  bousculer  l’européisme  béat du  Parti  socialiste,  du Modem  et  de  l’UMP.

Depuis  la  ratification parlementaire  du Traité  de  Lisbonne , contre  la volonté  souverainement exprimée par le peuple  français,  lors  du  referendum de mai 2005,  le choix des citoyens  n’est  plus  respecté  par  ses  représentants  élus .

Le parlement européen est  une  parodie  de démocratie.  Dans cette enceinte  où  siègent 770  prétendus  députés, inconnus  de  leurs  électeurs,  aucune volonté générale  ne peut bien évidemment  s’exprimer.

Le consensus qui règne dans cette assemblée témoigne de l’absence de débat  politique et de vie démocratique. En 2008, droite et gauche y ont voté de  manière identique dans 97% des cas!

Face  aux  défis  de  la crise,  seuls  les  gouvernements nationaux ont vocation à prendre les mesures économiques et sociales adaptées.  C’est  sur  les états-nations  qu’il  faut s’appuyer  pour  redresser  la  construction européenne  qui est actuellement fondée sur  le  dogme  libéral  et  de ce fait vouée à l’impuissance.

Dans ce contexte, seul le vote  blanc  est de nature à mettre à jour la   crise  de  représentation  que connait  l’Europe.

Obama est bien loin de la laïcité … {mise à jour : Sarkozy approuve…}

Vendredi 5 juin 2009

clinton

Obama critique la France sans la nommer : « il est important pour les pays occidentaux d’éviter de gêner les citoyens musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, et par exemple en dictant les vêtements qu’une femme doit porter ».

Nous pensons que la religion musulmane est compatible, comme les autres, avec la démocratie dès lors que les fidèles musulmans respectent la laïcité que la République impose à tous les croyants : le pouvoir politique doit simplement être indépendant du pouvoir religieux. En France, nous avons l’expérience d’un pouvoir politique qui opprimait une religion au nom d’une autre. Nous ne pensons pas qu’un pouvoir politique inspiré par les religieux puisse être libérateur.

Nous voyons au contraire une supercherie dans le fait  de faire passer les valeurs religieuses des différentes communautés comme fondatrices de notre liberté au 21ème siècle.

Y.G.

[MAJ ( 6 juin ) : Sarkozy est "totalement d'accord" avec Obama et n'a même pas cité la loi française interdisant le port de signes religieux à l'école. Il est vrai qu'on n'en attendait pas moins de lui après ses discours au Vatican et à Ryad. Quelle honte ...]

Quand l’Europe sert à nouveau de cheval de Troie aux adversaires de la laïcité

Lundi 1 juin 2009

Dans l’optique d’un marché unique européen « où la concurrence est libre et non faussée », il faut un marché du travail fluide, et une employabilité immédiate des travailleurs. Telle est la doctrine néo-libérale européenne. Et c’est sur cette base que le « processus de Bologne » prévoit la construction d’un « espace européen de l’enseignement supérieur » d’ici 2010, autrement dit, la reconnaissance automatique des diplômes étrangers entre tous les Etats signataires.

Ceci pose question. S’agit-il de reconnaître les diplômes obtenus à l’étranger, et dont on s’est assuré de l’équivalence entre Etats ? On pourrait juger cela comme une avancée, même sans être un chaud partisan du marché européen concurrentiel, ne serait-ce que parce que cette reconnaissance permet à un étudiant de connaître différentes étapes dans son parcours universitaire, dans différents pays, plus facilement que dans le cadre des conventions entre Universités.

Mais s’agit-il aussi de reconnaître les diplômes obtenus dans son pays, pour nous en France, auprès d’Universités ou écoles étrangères installées sur le sol national ? C’est manifestement le cas, et nous allons tout droit, dès lors, vers un système de mise en concurrence des systèmes universitaires.

De surcroît, et c’est ce qui commence à faire polémique, l’un des Etats signataires de l’accord est… le Vatican. Etat, mais aussi autorité confessionnelle s’il en est, il donne son habilitation aux Universités et écoles catholiques à travers le monde, et notamment dans les pays européens signataires de l’accord de Bologne. Et voilà comment la République française se retrouve en situation, selon la volonté du très laïc Nicolas SARKOZY, de reconnaître désormais les diplômes catholiques, sans aucun contrôle de l’Etat, en banalisant l’acte au nom du « processus de Bologne ».

On savait que l’Europe telle qu’elle est était le pire ennemi de la République sociale. On ne peut que voir aussi qu’elle se montre le pire ennemi de la République laïque.

Georges SARRE


Mercredi 13 Mai 2009

Europe sociale ou libérale ? le PS censure le débat, par Jacques Sapir ( source : contreinfo.info)

Mardi 19 mai 2009

19 mai 2009

Lors d’un entretien accordé à une publication du Parti Socialiste, Jacques Sapir s’est entendu dire que ses propos ne seraient pas publiés, car contradictoires avec la position du PS. Il prend ici la plume pour dénoncer cette conception du débat public, où seuls seraient acceptables les avis conformes à la ligne. Mais sur le fond, il interprète également cette censure comme une manifestation du refus obstiné des socialistes de revenir sur le choix du libéralisme qui a présidé à la construction européenne et qui a entraîné une régression marquée de la part des salaires en faveur des profits. Pourtant, tant que ce dogme ne sera pas remis en cause toutes les déclarations sur l’Europe sociale resteront selon lui de vaines incantations.

Lire la tribune sur le site contreinfo.info

Le MRC 22 et les élections européennes

Jeudi 14 mai 2009

Une majorité des militants costarmoricains approuve le texte de nos camarades morbihannais… Pour autant, que nous approuvions ou pas, nous n’avons pas envie de diviser le MRC 22 au-delà des élections européennes.
Au fond, nous pensons la même chose du parlement européen, du traité de Lisbonne, de la souveraineté nationale et du socialisme.
C’est le positionnement vis à vis du Front de gauche qui nous sépare : un besoin d’agir ensemble contre la politique libérale dans le contexte de cette crise catastrophique, d’un côté, le refus de la vision européenne du front et le scepticisme sur son futur de l’autre …
Ceux qui ne se contentent pas du vote blanc ou nul agiront avec l’association « République et Socialisme » . Le MRC 22 continuera à se manifester sur tous les sujets qui préoccupent nos concitoyens.
Les uns et les autres, nous espérons nous retrouver rapidement pour les prochains combats !
Y. Guillou

Elections européennes : le MRC pour un vote blanc ou nul

Jeudi 14 mai 2009

Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement Républicain et Citoyen, jeudi 14 mai 2009.

Le Mouvement Républicain et Citoyen ne prend pas part à la campagne des élections européennes. Il préconise, le 7 juin prochain, un vote blanc ou nul à ces élections européennes.

Pourquoi ?

Cette élection à un Parlement-fantôme est un trompe l’œil. Dans cette enceinte où 770 soi-disant députés inconnus de leurs électeurs peuvent s’exprimer trois minutes chacun, en usant de l’une des vingt-deux langues officielles reconnues, aucune volonté générale ne peut bien évidemment s’exprimer.

M. Sarkozy, à Nîmes, a parlé de politique de change volontariste, de protection communautaire et de politique industrielle commune, mais il sait très bien que le texte du traité de Lisbonne qu’il a fait adopter, l’en empêchera. La même schizophrénie – pour ne pas dire hypocrisie – frappe le Parti socialiste qui a approuvé lui aussi le traité de Lisbonne. Lire le reste de cet article »

Le MRC 56 appelle à voter pour le Front de Gauche aux européennes

Lundi 11 mai 2009

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Les militants du MRC 56 s’expliquent dans le texte suivant :

Elections européennes

Soutien « critique » à la liste Généreux (Front de Gauche)

1. Dans la perspective d’une refondation d’une gauche rassemblée sur un projet de profonde transformation sociale et de la constitution d’un Grand Parti de Gauche proposée par J-P. Chevènement lors du dernier congrès du MRC, nous étions partisans d’une liste unitaire de la Gauche à la prochaine élection européenne, première élection nationale organisée depuis la victoire de N. Sarkozy.

2. Or force est de constater que le PS s’obstine à tourner le dos à la volonté exprimée par le peuple français lors du rejet par référendum du projet de constitution européenne en 2005 et de ses orientations libérales. En effet, le PS revendique sa signature au Manifesto du Parti Socialiste Européen (PSE) qui traite de « réactionnaires » ceux qui s’opposent aux orientations libérales de l’Union Européenne

3. D’autre part, nous regrettons que le Front de Gauche (PCF et Parti de Gauche de J-L. Mélenchon) et le MRC ne soient pas parvenus à un accord national pour les élections européennes (en particulier en raison de l’incapacité de s’entendre sur le caractère stratégique de la souveraineté nationale). Nous sommes partisans d’une réorientation républicaine de la construction européenne, sur la base des cadres nationaux qui sont toujours les supports de la souveraineté populaire et de la démocratie (et alors que l’initiative et la capacité de réagir à la crise se sont appuyées sur les Etats, face à une Commission Européenne dépassée par les évènements…).

4. Nous ne pouvons toutefois laisser nos concitoyens sans voix à l’occasion de cette élection européenne, à un moment où les luttes sociales s’opposent aux effets du capitalisme financier et mondialisé (par exemple, dans le Morbihan : SBFM, DOUX, etc…). En tant que républicains, nous refusons par conséquent d’encourager l’abstention ou le vote blanc, d’autant plus que les institutions européennes jouent un rôle essentiel pour remettre en cause nos services publics ou empêcher toute véritable politique industrielle (au nom du dogme de la concurrence).

5. Nous souhaitons dès ces européennes contribuer à une dynamique de rassemblement de la gauche sur de nouvelles bases, face à la crise, en commençant à refonder la position de la gauche sur la question européenne, en partant du non au référendum sur la constitution européenne en 2005 et au traité de Lisbonne. C’est dans l’action politique, au côté des formations de gauche partageant ces orientations, que nous devons affirmer en 2009 la gauche républicaine. C’est la seule voie pour faire pression sur le PS, pour qu’il adopte un projet de rupture pour 2012. Nous appelons donc à voter pour la liste du Front de Gauche conduite par Jacques Généreux dans la circonscription Ouest.

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Soutien aux personnels pénitentiaires

Mercredi 6 mai 2009

Communiqué de Georges SARRE, SN MRC




Les personnels pénitentiaires ont décidé d’amplifier leur action de mécontentement partout en France en bloquant les accès de 120 des 195 établissements pénitentiaires. Paris est concernée par ce mouvement, qui touche l’établissement de la Santé.

A Paris, ce matin, les forces de sécurité pénitentiaire se sont affrontées avec les forces de sécurité d’ordre public, des CRS, venues les disperser… Cette situation ubuesque mérite que le gouvernement prête enfin attention à l’enjeu de la politique pénitentiaire.

Je soutiens le mouvement des surveillants. Leurs conditions de travail se dégradent gravement en raison d’une surpopulation carcérale qui, si elle n’est pas nouvelle, atteint des niveaux sans précédents : 68 000 personnes pour 50 000 places disponibles. C’est une gageure pour les personnels, mais aussi un obstacle immense à l’accomplissement de la mission des services pénitentiaires : en effet, l’incarcération n’a pas seulement vocation à éloigner les condamnés de la société, c’est aussi une sanction qui a vocation à préparer les condamnés à revenir dans la société ! C’est d’autant plus vrai que la durée moyenne d’incarcération en France (prévenus et condamnés confondus) est de 4 à 5 mois…

Les suicides de détenus se multiplient et les violences, de plus en plus nombreuses, s’aggravent. Les programmes de soins, d’instruction, d’insertion sont largement insuffisants. Les détenus atteints de troubles mentaux graves, qui donneraient lieu à hospitalisation s’il ne s’agissait pas de détenus, sont de plus en plus nombreux : 20% de la population carcérale en France !
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Pour un salaire maximum

Mardi 5 mai 2009

Jean-Pierre Chevènement a apporté son soutien à l’appel « Pour un salaire maximum » publié par l’hebdomadaire Marianne.


Pour un salaire maximum
« Avec la crise économique a surgi le débat sur le salaire maximum qui aurait été jugé totalement ringard voici encore quelques mois.

Pourtant, cette proposition est de bon sens. Elle est même un symbole indispensable si les dirigeants veulent montrer qu’ils ont compris quelque chose au marasme actuel et qu’ils ne souhaitent pas que tout revienne «comme avant».

Le salaire maximum, ou mieux, la rémunération maximale, intégrant bonus et primes, est presque une nécessité : le salarié le mieux payé d’une entreprise vit dans la même société que celui qui est le plus mal payé. Si le premier gagne, comme c’est le cas aujourd’hui, 300 ou 400 fois, voire 5 ou 600 fois plus que le second, il n’a aucune chance de comprendre son univers et donc de prendre des décisions raisonnables qui le concernent. Conscient du problème, l’écrivain George Orwell avait proposé que le salaire du chef d’entreprise ne puisse jamais être plus de dix fois celui de l’ouvrier le plus mal payé.

Pour Henry Ford, qui avait deviné qu’il vaudrait mieux fabriquer des 2 CV que des Jaguar, la bonne proportion était 40 fois.

Dans la France de 2009, cela représente environ 500 000 euros de rémunération annuelle, ce qui est déjà une somme motivante. Le plafond pourrait être instauré par la loi ou par une mesure fiscale comme aux Etats-Unis, taxant à 80 ou 90% les revenus au-delà d’un certain niveau. Bref, la méthode se discute, mais le principe doit s’imposer au législateur le plus vite possible. »


Premiers signataires : Samir Amin (économiste), Philippe Cohen (journaliste), Eric Conan (journaliste), Laurent Cordonnier (économiste), Liêm Hoang-Ngoc (économiste), Frédéric Lordon (économiste), Bernard Maris (économiste), Hervé Nathan (journaliste), Dominique Pilhon (économiste), Christophe Ramaux (économiste), Gilles Raveaud (économiste), Bertrand Rothé (économiste), Maurice Szafran (journaliste), Jacques Sapir (économiste), Henri Sterdyniak (économiste), Bruno Tinel (économiste), Michel Le Net (président d’honneur du Cercle d’Ethique des Affaires).

Soutenus par : Jean-Pierre Chevènement, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Glavany, Jean-François Kahn, Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Luc Mélenchon, Alain Liepietz.

Tribune : Sortir du dirigisme libéral, par Jacques Sapir & alia

Lundi 4 mai 2009
Mis à Jour le : 4 mai 2009  16:59 Source : contreinfo
4 mai 2009

« La crise a deux principales sources : l’austérité salariale, qui a conduit à l’explosion de l’endettement privé, et la libéralisation financière, qui a transformé cette dette en bulle spéculative. Mais où sont les plans européens de réglementation drastique de la finance et de relance des salaires et des prestations sociales ? » s’interrogent Jacques Sapir et les universitaires signataires de cette tribune, qui se définissent comme des « économistes non libéraux ». Ils appellent à « une redéfinition de la construction européenne, » et apportent pour ce faire leur soutien au Front de gauche, qui rassemble le Parti Communiste et le Parti de Gauche ainsi que d’autres formations, tout en revendiquant conserver leur « indépendance d’esprit ».

Le Monde, 30 avril 2009

Le marché permet-il le progrès économique et social ? Les tenants du libéralisme économique le pensent. D’autres estiment qu’il ne peut subvenir à une série de besoins sociaux (plein-emploi, réduction des inégalités, développement durable, etc.) et que l’intervention publique reste nécessaire. Le premier reproche que l’on peut faire aux traités européens est de trancher ce débat en amont, au lieu de se contenter d’établir un cadre institutionnel permettant aux citoyens de faire des choix.

M. Sarkozy s’enorgueillit d’avoir obtenu qu’avec le traité de Lisbonne, la libre concurrence ne figure plus dans les « objectifs » exposés à l’article 3 du traité de l’Union européenne, à l’inverse du projet de Constitution. Pourtant, un protocole, partie intégrante du traité, stipule que le « marché intérieur tel qu’il est défini à l’article 3 comprend un système garantissant que la concurrence est libre et non faussée ». De façon méthodique, le traité de Lisbonne organise donc la soumission de tous les instruments d’intervention publique aux principes du marché.

C’est le cas de la politique budgétaire et monétaire : elle doit être « conduite conformément au respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace des ressources ». Même lorsqu’ils prêtent beaucoup de vertus aux mécanismes de marché, la plupart des économistes admettent que, dans bien des cas, la concurrence libre n’est pas possible et n’est donc pas en mesure de permettre cette « allocation efficace ».

Le débat sur l’opportunité, ou non, de mettre en oeuvre des protections commerciales concertées est d’emblée écarté, tandis que toute restriction aux mouvements de capitaux est « interdite ». De même, la politique industrielle est en grande partie empêchée, puisqu’elle doit être menée « conformément à un système de marchés ouverts et concurrentiels », excluant « toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des Etats membres ». Quant aux services publics, le postulat est clair : le privé est aussi compétent pour assumer des missions d’intérêt général. D’ailleurs, les traités se bornent à régler le sort des services d’intérêt économique général, qui doivent être ouverts à la concurrence. Les services publics non marchands n’y sont pas mentionnés.

La crise a deux principales sources : l’austérité salariale, qui a conduit à l’explosion de l’endettement privé, et la libéralisation financière, qui a transformé cette dette en bulle spéculative. Mais où sont les plans européens de réglementation drastique de la finance et de relance des salaires et des prestations sociales ?

Les traités sont aujourd’hui transgressés. Les déficits publics crèvent le plafond des 3 % du PIB, la dette publique celui des 60 % ; la Banque centrale européenne, avec beaucoup d’atermoiements, se résigne à intervenir sur les marchés financiers pour dénouer une crise que l’initiative privée ne parvient pas à surmonter ; des banques sont nationalisées, etc. Ces transgressions peuvent servir de point d’appui pour un gouvernement qui serait soucieux de rompre avec le libéralisme : au nom de quoi seraient-elles acceptables pour sauver la banque et la finance, et non pour les domestiquer afin de satisfaire les besoins du plus grand nombre ? On ne peut pour autant soutenir que les traités ne sont que des tigres de papier. Juridiquement, ils s’imposent aux Etats membres.

Financière et économique, la crise est aussi sociale et écologique. Elle exige une redéfinition de la construction européenne. Pour ne citer que cet exemple, un vaste plan financé par l’emprunt en faveur du ferroviaire et de la rénovation thermique des bâtiments permettrait de concilier écologie et soutien à l’activité et à l’emploi. Mais les traités n’autorisent pas cette solution puisqu’ils interdisent à l’Union toute possibilité d’emprunt.

Les gouvernements utilisent depuis longtemps l’UE pour introduire des mesures qu’ils peuvent difficilement imposer directement faute d’assentiment populaire. C’est une première entorse à la démocratie. Il en est une autre aussi grave qui renvoie au jeu propre des institutions européennes. Au fil des décennies s’y est constituée une véritable bureaucratie pour qui le libéralisme économique est devenu une seconde langue. Sachant que le ralliement des gouvernements est potentiellement fragile, puisqu’ils sont soumis à la sanction des élections, elle leur impose le plus étroit des corsets. Cela explique la frénésie de détails des traités. Le libéralisme économique et le dirigisme politique font décidément bon ménage.

La crise ne peut être une méthode permanente de gouvernement. Mais il est des situations qui ne peuvent être débloquées que par des crises. La construction européenne relève clairement de ce cas de figure. Le « non » lors du référendum de mai 2005 a été une étape en ce sens. Malgré les menaces agitées, il ne s’est pas traduit par un cataclysme économique. Ce dernier est venu ensuite, et chacun s’accorde à dire qu’il vient du libéralisme… que les traités portent au pinacle. De même, un plan B était possible. Les gouvernements en ont trouvé un, à leur façon, avec le traité de Lisbonne, explicitement soutenu par les partis socialistes, et qui, loin d’être « simplifié », reprend la quasi-totalité des dispositions de la Constitution.

C’est donc aux citoyens qu’il revient, à nouveau, de dire « stop ». Les élections européennes en offrent l’occasion. Les signataires de ce texte sont des économistes non libéraux, qui n’étaient membres ni du Parti communiste ni des courants du Parti socialiste ayant donné naissance au Parti de gauche.

Avec d’autres, ces partis ont lancé un Front de gauche afin de prolonger la dynamique unitaire du référendum. L’urgence qu’il y a à dessiner des alternatives au capitalisme libéral mérite mieux en effet que la défense de son pré carré. En gardant notre indépendance d’esprit, nous soutenons cette initiative.

Bruno Amable (Paris-I), Mathieu Béraud (Nancy-II), Anne Eydoux (Rennes-II), Florence Jany-Catrice (Lille-I), Thierry Kirat (CNRS), Jérôme Maucourant (Saint-Etienne), Jacques Mazier (Paris-XIII), Matthieu Montalban (Bordeaux-IV), Stefano Palombarini (Paris-VIII), Christophe Ramaux (Paris-I), Jacques Sapir (EHESS), Richard Sobel (Lille-I), Nadine Thévenot (Paris-I), Bruno Tinel (Paris-I), Franck Van de Velde (Lille-I).

Un immortel exemple

Dimanche 3 mai 2009

Ainsi Serge Ravanel nous a quittés. « Il est mort en combattant » m’a confié sa femme, c’est-à-dire comme il avait vécu.


Entré en Résistance à l’âge de 22 ans, il n’avait jamais reculé devant les risques les plus fous, comme chef national des groupes francs. Le colonel Ravanel restera comme le libérateur de Toulouse en août 1944.

Ce qui frappait le plus chez Serge Ravanel c’était pourtant son caractère réfléchi, sa recherche constante de la meilleure solution. Je revois son beau visage, son regard à la fois profond et vif, j’entends son élocution posée, développant la méthode qui lui paraissait la plus appropriée : bref il montrait la meilleur des qualités qu’on prête aux polytechniciens.

Je l’ai vu appliquer toute son intelligence méthodique à la solution des problèmes de la recherche et de l’industrie françaises, quand il m’a fait l’honneur d’être à mon cabinet de 1981 à 1983. J’imagine très bien qu’il appliquait au combat les mêmes qualités. Les risques fous qu’il a pris ne l’étaient pas autant qu’ils le paraissaient : ils procédaient toujours, j’en suis sûr, d’une analyse complète et raisonnée des situations.

Serge Ravanel était viscéralement un patriote. C’est cela qui le motivait fondamentalement. J’ajoute qu’il ne séparait pas le patriotisme de la recherche d’un progrès collectif partagé. Il aimait la justice et la France d’un même élan.

Adieu, Serge. Nous perdons avec toi un grand Français et un grand Citoyen. Mais que dis-je ?

Nous ne te perdons pas, car tu restes, pour tous ceux qui t’ont connu, un immortel exemple de vertu républicaine.

Jean-Pierre Chevènement

Les identitaires de Guerlesquin

Dimanche 3 mai 2009

Des nostalgiques du mouvement breton d’avant-guerre se  sont  récemment installés dans une maison de Guerlesquin. Voici ce qu’on trouve sur le blog de l’association Jeune Bretagne qui anime cette maison : un poème d’Olier Mordrel, qui a vécu la guerre de 39-40 à Berlin, condamné à mort par contumace à la libération.

 » Les épées – Olier Mordrel

Nous planterons des épées pour marquer notre champ

Dans les mottes,

etc, etc… »

Parions que ce genre de parrainage ne les rendra pas plus sympathiques à leurs voisins !!!

Meeting du Front de Gauche à St-Brieuc

Mardi 28 avril 2009

Ce 28 avril, assistance nombreuse pour écouter les orateurs du Front de Gauche, en particulier Jacques Généreux qui a su captiver l’assistance en montrant que l’évolution du capitalisme depuis 25 ans, qui donne tous les pouvoirs aux financiers, résulte d’un abandon par les Etats de leurs prérogatives qui permettaient de réguler circulation des capitaux, salaires et crédits. Cet abandon a été voulu par la droite et par la gauche social-démocrate qui ont installé le capitalisme financier aux commandes de l’Europe.
Bien entendu, nous ne pensons pas comme lui que l’actuelle Union Européenne ait la capacité de se redresser, mais nous sommes d’accord pour voir dans le Non du peuple français au traité constitutionnel en 2005 un formidable signal politique qui signe le retour de la souveraineté populaire dans le processus européen.
Les militants du MRC ont assisté au meeting et salué l’orateur sans que le MRC soit intervenu en tant que tel dans le meeting.
Y. Guillou

Plus fiers d’être Français mais moins xénophobes (lemonde.fr)

Samedi 25 avril 2009
Point de vue
Plus fiers d’être Français mais moins xénophobes, par Bruno Cautrès et Céline Belot
LE MONDE | 24.04.09 | 15h17  •  Mis à jour le 24.04.09 | 16h43


En 2008, la France présente d’apparents paradoxes : alors que la norme antiraciste progresse et que les valeurs de tolérance s’affirment, le sentiment de fierté nationale se raffermit et l’ouverture à l’Europe est la source de profondes inquiétudes. Paradoxe ou facettes opposées d’un même phénomène ?

Amenés à se prononcer sur les groupes d’individus qu’ils n’aimeraient pas avoir comme voisins, seuls 3 % des Français citent en 2008 « des gens d’une autre race » (ils étaient 9 % en 1990 et en 1999) et seuls 4 % mentionnent « des travailleurs étrangers ou des immigrés » (contre 13 % en 1990 et 12 % en 1999). De même, alors que, en 1990, 61 % déclaraient que « quand les emplois sont rares, les employeurs devraient embaucher en priorité des Français », ils ne sont plus que 41 % à l’affirmer en 2008. En outre, les Français sont plus favorables à l’immigration que par le passé : ils souhaitent moins souvent l’interdire ou la « limiter strictement », et plus souvent « laisser venir les gens tant qu’il y a du travail » (40 % le souhaitent aujourd’hui contre 33 % en 1999). Les opinions des Français à l’égard des minorités ethniques évoluent donc vers une plus grande tolérance. Certes, il s’agit là de déclarations verbales. Il est probable que certains Français se montrent plus favorables à l’immigration en paroles que dans leurs comportements. Cependant, le fait même qu’ils adoptent un tel discours montre que la norme sociale de tolérance est plus forte que par le passé.
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La crise fait revenir la Nation au premier plan et démontre sa solidité

Jeudi 23 avril 2009

Portrait de Jean-Pierre Chevènement par Philippe Plassart et Julien Tarby, paru dans Le Nouvel Economiste, 23 avril 2009, n°1473.

Cliquer sur les pages pour les lire.

Quand le ministre Sarkozy critiquait la « France arrogante » (article de Rue89)

Mercredi 22 avril 2009

Sans aller jusqu’à s’excuser comme Royal, il fustigeait ouvertement la politique étrangère de Chirac aux Etats-Unis en 2006.

Nicolas Sarkozy et George Bush le 12 septembre 2006 à la Maison blanche (Reuters)

En service commandé pour le chef de l’Etat, les membres les plus virulents de l’UMP tombent à bras raccourcis sur Ségolène Royal depuis son double « pardon », pour les propos de Nicolas Sarkozy à Dakar et pour ses commentaires sur José Luis Zapatero. Avant d’être à l’Elysée, ce dernier n’avait pourtant pas hésité à distiller à l’international une parole toute autre que celle officielle de la France.
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