Communiqué du MRC – Bretagne ( 5 décembre 2009 )
Dans la lignée de son Congrès de juin 2008 et de l’accord PS-MRC du 4 novembre 2009, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) propose à ses partenaires de la gauche en Bretagne une alliance forte et significative dès le premier tour des élections régionales de 2010.
Comme pour les municipales, le MRC est partisan de listes de large rassemblement de la gauche, pour défendre et promouvoir les intérêts populaires et le progrès social, particulièrement mis à mal par l’Etat-UMP et les contraintes de Bruxelles.
Le MRC estime que les forces progressistes devraient facilement parvenir à un accord programmatique, sur la base du bilan de la gestion régionale qui n’est pas contesté.
Dans ce but, le MRC formule des pistes à débattre pour faire face aux nouveaux défis, dans le cadre des compétences du Conseil régional. En effet, le mandat du prochain Conseil régional s’effectuera dans un climat de crise économique profonde et durable qui conduira notamment à une baisse significative des revenus des salariés, des classes moyennes et des ressources des collectivités territoriales.
- le développement et la réorientation de notre tissu productif pour qu’il soit à même d’affronter le défi énergétique et de préserver nos ressources : ainsi, toute la chaîne agro-alimentaire ( productions végétales, animales et pêche ) doit être soutenue, avec des incitations plus fortes à une meilleure prise en compte de l’environnement, notamment pour protéger l’eau ; notre potentiel industriel, fragilisé par le capital financier, a besoin d’outils de financement public permettant de stimuler aussi le développement de la recherche et des services.
- la formation professionnelle et la sécurisation des parcours : la Région doit être créatrice d’initiatives pour faciliter le contact entre les entreprises et les demandeurs d’emploi, s’investir dans la gestion sociale des restructurations qui seraient nécessaires et poursuivre son engagement original en faveur des métiers de proximité dans le secteur sanitaire et social.
- l’aménagement du territoire en développant des zones d’activité interconnectées grâce au développement des moyens de transport collectifs et des outils de communication.
Au-delà d’une gestion républicaine des Régions, le MRC considère que le maintien à gauche des Régions constitue un point d’appui pour dissuader le pouvoir de mettre en place des projets anti-sociaux et s’opposer aux remises en cause de la décentralisation par N. Sarkozy. La suppression de la taxe professionnelle, sans réflexion préalable sur un impôt local articulé avec la réalité économique du territoire, risque de casser l’élan de plusieurs décennies de décentralisation réussie.
Comme le soulignait Jean-Pierre Chevènement au Sénat, le 19 novembre : « Que de réalisations ! Le patrimoine de nos lycées, de nos collèges, les transports régionaux, le visage de nos villes et de nos villages, l’accueil faite à la petite enfance à travers crèches, haltes-garderies, maternelles, la conciliation améliorée du travail des femmes et de leur épanouissement personnel, bref notre haut taux de natalité, est-ce cela que vous voulez casser ? ”
Afin d’éviter qu’une dispersion de la gauche n’entraîne la perte de Régions qui contribuerait à la victoire de N. Sarkozy en 2012, le MRC appelle à un large rassemblement des forces de gauche dès le premier tour.
( Ce communiqué résume les orientations que nous avons adoptées dans notre ébauche de projet régional )









