Archive pour la catégorie ‘- ACTUALITÉ DU MRC’

Union dès le premier tour pour maintenir la Région à gauche

Samedi 5 décembre 2009

Communiqué du MRC – Bretagne ( 5 décembre 2009 )

Dans la lignée de son Congrès de juin 2008 et de l’accord PS-MRC du 4 novembre 2009, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) propose à ses partenaires de la gauche en Bretagne une alliance forte et significative dès le premier tour des élections régionales de 2010.

Comme pour les municipales, le MRC est partisan de listes de large rassemblement  de la gauche, pour défendre et promouvoir les intérêts populaires et le progrès social, particulièrement mis à mal par l’Etat-UMP et les contraintes de Bruxelles.

Le MRC estime que les forces progressistes devraient facilement parvenir à un accord programmatique, sur la base du bilan de la gestion régionale qui n’est pas contesté.

Dans ce but, le MRC formule des pistes à débattre pour faire face aux nouveaux défis, dans le cadre des compétences du Conseil régional. En effet, le mandat du prochain Conseil régional s’effectuera dans un climat de crise économique profonde et durable qui conduira notamment à une baisse significative des revenus des salariés, des classes moyennes et des ressources des collectivités territoriales.

- le développement et la réorientation de notre tissu productif pour qu’il soit à même d’affronter le défi énergétique et de préserver nos ressources : ainsi, toute la chaîne agro-alimentaire ( productions végétales, animales et pêche ) doit être soutenue, avec des incitations plus fortes à une meilleure prise en compte de l’environnement, notamment pour protéger l’eau ; notre potentiel industriel, fragilisé par le capital financier, a besoin d’outils de financement public permettant de stimuler aussi le développement de la recherche et des services.

- la formation professionnelle et la sécurisation des parcours : la Région doit être créatrice d’initiatives pour faciliter le contact entre les entreprises et les demandeurs d’emploi, s’investir dans la gestion sociale des restructurations qui seraient nécessaires et poursuivre son engagement original en faveur des métiers de proximité dans le secteur sanitaire et social.

- l’aménagement du territoire en développant des zones d’activité interconnectées grâce au développement des moyens de transport collectifs et des outils de communication.

Au-delà d’une gestion républicaine des Régions, le MRC considère que le maintien à gauche des Régions constitue un point d’appui pour dissuader le pouvoir de mettre en place des projets anti-sociaux et s’opposer aux remises en cause de la décentralisation par N. Sarkozy. La suppression de la taxe professionnelle, sans réflexion préalable sur un impôt local articulé avec la réalité économique du territoire, risque de casser l’élan de plusieurs décennies de décentralisation réussie.

Comme le soulignait Jean-Pierre Chevènement au Sénat, le 19 novembre : « Que de réalisations ! Le patrimoine de nos lycées, de nos collèges, les transports régionaux, le visage de nos villes et de nos villages, l’accueil faite à la petite enfance à travers crèches, haltes-garderies, maternelles, la conciliation améliorée du travail des femmes et de leur épanouissement personnel, bref notre haut taux de natalité, est-ce cela que vous voulez casser ? ”

Afin d’éviter qu’une dispersion de la gauche n’entraîne la perte de Régions qui contribuerait à la victoire de N. Sarkozy en 2012, le MRC appelle à un large rassemblement des forces de gauche dès le premier tour.

( Ce communiqué résume les orientations que nous avons adoptées dans notre ébauche de projet régional )

ARTICLES DE LA PRESSE RÉGIONALE

Courte majorité UMP-PS au Conseil de Paris contre la figure révolutionnaire de Robespierre

Dimanche 4 octobre 2009

Georges SARRE et Michel CHARZAT, avec le soutien des groupes MRC et apparentés, Communiste et élus du Parti de Gauche, et de quelques élus socialistes et verts, ont proposé au Conseil de Paris de donner le nom de Robespierre à une rue de la capitale. Une courte majorité UMP-PS a rejeté cette initiative, après une intervention d’une rare mauvaise foi et d’une rare violence de M. BOURNAZEL pour l’U.M.P.. Le Maire de Paris avait demandé un avis défavorable de l’exécutif. Le Président du groupe socialiste avait toutefois laissé une liberté de vote à son groupe.



Après le vote du Conseil de Paris, Georges SARRE est allé visiter l'exposition consacrée à la Révolution française au musée Carnavalet, et saluer la mémoire de Robespierre, comme on le voit sur cette photo.
Après le vote du Conseil de Paris, Georges SARRE est allé visiter l’exposition consacrée à la Révolution française au musée Carnavalet, et saluer la mémoire de Robespierre, comme on le voit sur cette photo.
Intervention de Georges SARRE 

"Chers collègues, 

Clemenceau avait l’habitude de dire « la Révolution forme un bloc ». Oui, toutes ces femmes et ces hommes méritent d’être respectés et honorés. 

J’ai observé qu’aucune rue de Paris ne porte le nom de Robespierre. Ce n’est pas un oubli. C’est un choix. Mais pourquoi ? 

Qui est Robespierre ? La caricature du bourreau sanguinaire à laquelle seuls les piètres connaisseurs de la Révolution peuvent encore croire ? 

Non ! Robespierre, c’est d’abord un révolutionnaire pétri des idéaux de la philosophie des Lumières. 

Robespierre, c’est un député du Tiers Etat, qui se bat pour le suffrage universel, le droit de vote des juifs et des gens de couleur, l’abolition de l’esclavage ! 

Robespierre, c’est l’un des principaux rédacteurs de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ! 

Alors que lui reproche-t-on ? D’avoir agi face à la contre-révolution, d’avoir encouragé l’insurrection populaire ? 

D’avoir soutenu des mesures d’exception quand la République était menacée, en particulier par le soulèvement de Vendée ou de Lyon ? 

Je n’ai pas le temps d’aller plus loin, chers collègues. Mais de grâce, ne m’opposez pas les poncifs qui circulent : il est établi désormais que Robespierre n’était pas le dictateur qu’on caricature pour mieux jeter l’opprobre sur les idéaux révolutionnaires et républicains qu’il portait. 

J’en veux pour preuve qu’il refusa, à la veille de sa mort, de mobiliser les sections, lorsqu’il était détenu à l’Hôtel de Ville, car il refusait de « sortir de la légalité ». 

Jean Jaurès, dans son Histoire Socialiste de la Révolution française, écrit , devant le tribunal de l’Histoire : "je suis avec Robespierre et je vais m’asseoir avec les Jacobins". 

Je conclurai en vous exprimant par avance ma surprise, si d’aventure notre Conseil récusait Robespierre, alors que nous avons donné le nom de Jean-Paul II à une place de Paris ! 

Enfin, et puisque nous parlons des idéaux de la République, je vous rappelle la collecte en faveur des salariés de Continental, qui sera aussi un bon baromètre de la gauche parisienne. 

Je vous remercie./" 

Mercredi 30 Septembre 2009

ENTRETIEN DE JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT À MARIANNE

Vendredi 25 septembre 2009

Entretien paru dans Marianne le 26 septembre 2009, propos recueillis par Renaud Dély et Nicolas Domenach. 
Un désaccord philosophique fondamental avec les Verts. Au lieu de courir après des alliances improbables, la gauche doit travailler sur ses fondamentaux.


Entretien de Jean-Pierre Chevènement à l'hebdomadaire Marianne
Marianne : Vous avez rencontré en tête à tête François Bayrou, que la direction du PS persiste à tenir à distance… 
Jean-Pierre Chevenement :
 François Bayrou a déclaré vouloir tendre la main à la gauche et il a demandé à me voir. Il n’y a pas de raison de refuser de débattre sur le fond avec le président d’une formation qui est alliée au PS dans nombre de régions et de municipalités ! Un refus de dialogue dans ces conditions démontrerait un sectarisme qui est la plaie de notre vie politique. 

Vous ne lui demandez donc pas, comme Martine Aubry, de donner de nouvelles preuves d’évolution à gauche ? 
Son évolution, qui l’éloigne de la droite, obéit à une logique politique. François Bayrou mène un combat courageux. Il est ostracisé par la droite. Il demande à débattre du fond. Ayons confiance en la force de nos idées : allons-y ! 

Vous participeriez donc au « Parlement de l’alternance » proposé par Bayrou ? 
Il y a deux ans, le MRC avait proposé des assises de la gauche pour la refondation républicaine d’un parti de toute la gauche. Il faut débattre du fond, et cela sans sectarisme : pourquoi donc ne pas réunir, à cet effet, un « parlement de l’alternance », y compris avec François Bayrou? L’important, c’est de sortir la gauche du bourbier dans lequel elle s’est enfoncée, faute d’avoir su tirer les leçons de ses échecs depuis 1993. Et pour ce faire, il est plus efficace de travailler sur le fond que d’attendre une quelconque repentance de ceux qui ont cédé aux sirènes du néolibéralisme.

C’est-à-dire ? 
Il faut commencer par analyser la crise actuelle de la mondialisation financière. Comprendre à la fois la déflation salariale exercée par les pays à très bas coût salarial et saisir cette dimension politique si rarement évoquée. Le système de la globalisation financière fonctionne sur la base de la domination politique des Etats-Unis et d’une monnaie mondiale qui est le dollar. Le rapport de forces mondial a changé et va encore changer avec la montée de la Chine. Nous sommes pris en étau. La « moralisation du système » ne suffit pas. Le problème est politique : il faut remettre en cause un libre échangisme destructeur et la suprématie du dollar dans le système monétaire international. 

Le volontarisme de Nicolas Sarkozy, y compris sur le terrain industriel, ne vous satisfait pas ? 
Je ne fais pas de l’antisarkozysme systématique mais je constate que malgré quelques initiatives utiles, concernant Alstom par exemple, il n’y a pas de véritable politique industrielle pour lutter contre la délocalisation de nos industries. Il n’y a d’ailleurs plus de ministère de l’industrie ! Idem avec la régulation financière. Le système bancaire n’a pas été assaini. Après les avoir renfloués, on reprend les mêmes et on recommence. 

Vous auriez souhaité qu’on nationalise les banques ? 
Et pourquoi pas, au cas par cas ? On aurait ainsi favorisé l’accès au crédit, notamment des PME, qui est toujours en souffrance. Il ne faut pas en rester au verbe comme le fait Nicolas Sarkozy quand il reçoit les banquiers. Les nationalisations et la planification ne sont pas des « gros mots ». J’observe d’ailleurs que Paul Krugman, lui-même, recommande le retour à la planification, dans le domaine énergétique par exemple. 

Sur ces questions énergétiques vous êtes toujours en désaccord avec les Verts ? 
J’ai un désaccord philosophique fondamental avec les Verts. Ils pensent, comme Malthus, que le monde est trop petit pour l’homme. Or, les prophéties de Malthus au début du XIX è siècle se sont révélées fausses. Je crois en la raison de l’Homme, en ses capacités d’invention et de créativité. Je n’ai pas d’hostilité de principe vis-à-vis des écologistes. Ils ont quelquefois de bonnes idées. Comme ministre de la Recherche et de l’Industrie, j’ai créé l’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Energie (l’ANME) en 1982, l’ancêtre de l’Ademe actuelle car il y a beaucoup à faire pour promouvoir les économies d’énergie. 
Je me situe dans l’héritage rationaliste des Lumières, je combats l’obscurantisme et la technophobie. 

Vous leur reprochez de négliger la question sociale ? 
La préoccupation de l’emploi et du développement économique leur échappe. Par ailleurs on n’a pas le droit d’interdire le développement aux pays du Sud. C’est pourquoi il faut changer notre modèle de développement. La taxe carbone, sur le principe, je suis pour. Mais cet impôt écologique ne doit pas devenir une taxe antisociale. Il faut donc intégrer cette taxe dans une réforme fiscale plus vaste et plus juste. 

Aujourd’hui, vous avez l’impression de subir la domination de l’idéologie écologiste ? 
Elle est dans l’air du temps, c’est vrai. Mais depuis 25 ans, j’ai plutôt eu l’impression de subir -et avec quelle force- la pression de l’idéologie libérale. La mode écolo actuelle, favorisée par Monsieur Sarkozy, ne permettra pas de s’en défaire, bien au contraire. Les commentateurs ont surestimé le résultat des Verts aux élections européennes où ils n’ont, somme toute, recueilli que 6.3% des électeurs inscrits… Le gouvernement par perversité et le PS par bêtise ont créé une vaste bulle médiatique autour de Daniel Cohn-Bendit, une bulle telle qu’aucun autre responsable politique n’en a jamais bénéficié ! C’est une vache sacrée. Je m’agenouille… Mais malgré les efforts de M. Sarkozy pour souffler dans les bronches des écologistes, il est probable, selon moi, que cette bulle se dégonflera aux prochaines élections régionales. 

A gauche, certains pensent que vos idées ont fait leur temps et n’incarnent pas le neuf. Quel rôle pensez-vous encore pouvoir jouer pour aider à reconstruire l’opposition ? 
S’agissant de Madame Duflot, je dois être un peu moins jeune qu’elle, ça c’est vrai. Mais de là dire qu’elle incarnerait le neuf et moi le vieux… Je laisse ça aux « communiquants ». Comme d’autres avant moi : Clémenceau, Mendes France, je considère la République comme « une idée toujours neuve ». Je définis mes positions à l’aune de l’intérêt public. Ils ne sont pas nombreux à le faire dans ce qu’on appelle-expression que j’abhorre – la « classe politique » ! Si porter haut l’exigence républicaine dans tous les domaines est ringard, je revendique la palme de la ringardise ! 

—— 
L’entretien est également disponible sur Marianne2.fr

Jean-Louis Le Bouedec nous a quitté

Jeudi 17 septembre 2009


C’est avec stupeur que nous venons d’apprendre le décès brutal de notre camarade et ami Jean Louis Le Bouedec.

Adhérent du Mouvement Républicain et Citoyen depuis sa fondation en 2002, il fût un militant plein de conviction , puis membre du bureau du comité de Nantes avant d’accéder à la fonction de premier  secrétaire de Loire atlantique de 2003 à 2008.

Homme de terrain , aimant le contact direct avec les hommes et les femmes quelles que soient leur appartenance sociale, professionnelle ou leurs opinions personnelles, il avait suivi Jean Pierre Chevènement parce qu’il représentait pour lui l’ouverture d’un espace politique nouveau, ouvrant la voie d’un renouveau de la réflexion et de l’action au sein de la Gauche

Elu conseiller municipal depuis 2008 sur la liste de Jean Marc Ayrault, il avait pris très à coeur ses nouvelles fonctions pour lesquelles il ne ménageait ni son temps ni son énergie. Il y était apprécié de tous au delà de tout clivage politique.

Souffrant de problèmes cardiaques depuis de nombreuses années, il  se sentait souvent fatigué. Mais il continuait néanmoins à se préoccuper plus pour ses proches, ses voisins, ses compatriotes que pour lui-même.

C’est plus qu’un militant que nous perdons, c’est un ami.

Nos pensées vont à sa femme et à ses enfants.

Notre émotion est grande et nous compatissons à leur peine.

Loic Bureau pour le bureau MRC de Loire Atlantique

Passer des grands principes à la déclinaison des mesures concrètes ( MRC 13 )

Vendredi 3 juillet 2009

« Je suis étonné que si peu de commentateurs remarquent combien les partis politiques en général apparaissent comme archaïques à la majorité des électeurs. Il y a les ringards qui ont apparemment gagné (Sarkozy, Merkel, Cohn-Bendit) et ceux qui ont vraiment perdu (les souverainistes, incapables de parler de monnaie, de commerce, d’emploi; la gauche en général, incapable de sortir de la fausse alternative ralliement au système/dénonciation néo-marxiste). »

Citation d’Edouard Husson

Tirée de

http://www.marianne2.fr/Europe-Ecologie,-un-oxymore_a181139.html

Le constat est terrible mais lucide.

Les souverainistes, qui sont pourtant aujourd’hui ceux qui devraient les plus à même de pouvoir présenter un programme sont totalement absents.

Les partis qui se réclament d’un retour à une souveraineté nationale paraissent encore plus « archaïques » que les autres, moqués, galvaudés et surtout réduits par de constantes caricatures à un faux-nationalisme exacerbé, à devoir se battre sur des grands principes, des grands idéaux.

Les formations souhaitant un retour à un protectionnisme raisonné, à une politique de plein-emploi fondée sur le développement durable et la satisfaction des besoins nationaux, n’ont pas l’espace pour pouvoir construire de vrais programmes novateurs et réalistes, qui leur permettraient ensuite de pouvoir briguer les suffrages.

C’est d’autant plus étonnant que ces idées sont actuellement en position de force, bénéficiant d’un regain d’intérêt des analystes et des universitaires, et d’une validation par l’effet de la crise et de l’effondrement du capitalisme néolibéral et libre-échangiste.

Dans un tel contexte, il n’est plus temps de se limiter à de grands idéaux, le rappel des principes et des vertus républicaines, des valeurs nationales qui ont fait la France, et vers lesquelles on doit se tourner pour permettre à notre pays de réussir sans se renier.

Tous ces principes doivent être déclinés dans un programme de mesures concrètes, permettant d’offrir une alternative réaliste et apportant l’espoir aux français d’un pays meilleur sur tous les plans.

Notre mouvement n’en sera que plus audible, se présentera en position de force vis-à-vis des autres formations de la gauche qui en sont encore à chercher à quels principes et idéaux peuvent se rattacher leur position « à gauche ».

Et dans ce domaine, les pistes sont très nombreuses mais nécessitent un travail profond pour définir un programme de mesures réalistes et conformes à nos convictions.

Un programme pourrait ainsi s’axer sur trois ensembles de thèmes :

Un programme économique novateur et ambitieux : Règlementation du commerce international et de la protection de nos industries et de nos richesses, prise de contrôle du secteur bancaire afin de s’assurer qu’il assume toutes ses missions de manière conforme avec l’intérêt public, mesures de relance économique nationale et plus globalement application d’une politique dite « de plein emploi », révolution de la fiscalité (en transférant la charge fiscale des revenus du travail aux revenus du capital)…

Un programme de réformes structurelles en vue de renforcer la République : statut des journalistes et des médias, réforme de la citoyenneté, politique de promotion de la place des personnes âgées dans la Société, création d’un statut pour les étudiants, remise au cœur de la République des Services publics par une refonte de leur statut, réformes des règles juridiques afin de rendre à la notion d’intérêt public une place prééminente sur les intérêts particuliers, effort national prioritaire sur la défense et l’éducation nationales….

Enfin, un programme pour assurer la confiance et la fierté de citoyens dans leur pays : mesures sur la qualité de la vie, l’environnement (ferroutage…), création d’un pacte social pour tous les citoyens, assainissement des règles d’urbanisme (transparence, lutte contre la corruption, prééminence des qualités environnementales, sociales et esthétiques sur l’utilité économique et fiscale), révolution dans les méthodes et les procédures liées à la politique de sécurité publique…

Comme on le voit, ces quelques pistes de réflexion pour la définition d’un programme sont loin d’être exhaustives, et l’imagination peut ici donner libre cours dans deux limites : le respect de nos idéaux et le réalisme.

Cédric Mas
Marseille


Une politique pour la France et pour l’Europe !

Mardi 30 juin 2009

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La stérilité actuelle de la gauche, procède de son auto-trépanation de 1983, de son incapacité à avoir su devancer la crise (bien au contraire elle a contribué – en pratique et en théorie – à installer le capitalisme financier dans notre pays) et de son absence de réponse face à ses développements. Elle s’est réfugiée dans une vieille incantation (Europe! Europe ! Europe !) plutôt que de chercher dans une vision moderne de la République, en France et en Europe, le moyen de refonder un système de valeurs et de croyances collectives. C’est pourquoi le PS se trouve pris à contrepied par la crise au moment même où il vient de ratifier le traité de Lisbonne et d’officialiser son ralliement au libéralisme. Et voilà pourquoi « notre gauche » est muette. ( J.-P. Chevènement dans Marianne, 14 mars 2009 )

L’édito de JP Chevènement à « Citoyens Militants » , juillet 2009

Le PS, et avec lui toute la gauche, accepteront-ils de mourir pour et par l’Europe? ( Claude Nicolet, fédération du Nord )

Lundi 8 juin 2009

Il est temps de regarder la réalité en face. 60% d’abstention en France, 56% dans l’ensemble de l’Union Européenne. Les peuples ne se sentent pas concernés. Peut-être même commencent t-ils à rejeter une greffe qui ne prend pas.

Dans notre pays, le désamour se confirme, il faut dire qu’après la victoire du NON lors du référendum du 29 mai 2005, les Français se sont vus imposer un véritable coup de force avec le vote parlementaire du traité de Lisbonne. Ce fut un déni de démocratie. Dans ces conditions, il est clair que l’électorat populaire et les classes moyennes ne se sont pas déplacés pour aller défendre un système qui se moque d’eux, et dans lequel ils prennent de plein fouet les délocalisations industrielles, le chômage, la précarité, les concurrences de mains-d’oeuvre mais aussi fiscales et monétaires avec le dollar par exemple. Ce taux d’abstention est en quelque sorte la confirmation du 29 mai.
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La droite l’emporte en fait par défaut

Lundi 8 juin 2009

Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement Républicain et Citoyen.


Les élections européennes n’en finissent pas de battre le record de l’abstentionnisme : 57% en 2004, 60% en 2009. Ce record, largement partagé hors de nos frontières, traduit le triple échec économique, politique et identitaire de l’Europe libérale et technocratique. L’explosion du chômage et la délocalisation de nos industries reflètent la soumission de cette construction européenne au capitalisme financier mondialisé. Les peuples ne se reconnaissent pas dans cette machine d’impuissance, incapable de les défendre des concurrences les plus déloyales, celle du dollar, comme celle des pays à très bas coûts salariaux.

A cet égard, le traité de Lisbonne, véritable déni de démocratie, ne peut rien régler. Il faut tout remettre à plat. Voilà ce qu’ont voulu dire les 3/5 des électeurs qui ont refusé de s’exprimer dans un simulacre d’élection à un simulacre de Parlement.

Le fait dominant est la décomposition de la gauche sociale-libérale. L’échec du PS, en France, reflète son incapacité persistante à faire la critique du tournant libéral et européiste qui depuis les années 80 l’a progressivement coupé des couches populaires.

Le succès apparent de la droite en Europe, et particulièrement de l’UMP en France, doit être relativisé par le niveau sans précédent de l’abstention. Les listes de l’UMP n’ont rassemblé en réalité qu’11,2% des électeurs.

La poussée des écologistes reflète la désagrégation de l’électorat socialiste. Le reste est accessoire : il suffit de rapporter les scores obtenus au nombre des électeurs qui se sont exprimés, moins de deux sur cinq.

Pour la gauche, la solution à l’avenir serait de mobiliser les 3/5 des électeurs qui ont refusé de voter. Le MRC est prêt pour sa part à contribuer à une refondation républicaine dont la nécessité s’impose à l’évidence.

A défaut d’une révolution copernicienne, la gauche me paraît vouée à un déclin inexorable.

Communiqué du MRC 35

Vendredi 5 juin 2009

Le MRC appelle au vote blanc : « voter blanc, c’est voter républicain »

Le 7 juin prochain, pour que le peuple reprenne  son destin en main ,  seul  le  vote  blanc  permettra  de  bousculer  l’européisme  béat du  Parti  socialiste,  du Modem  et  de  l’UMP.

Depuis  la  ratification parlementaire  du Traité  de  Lisbonne , contre  la volonté  souverainement exprimée par le peuple  français,  lors  du  referendum de mai 2005,  le choix des citoyens  n’est  plus  respecté  par  ses  représentants  élus .

Le parlement européen est  une  parodie  de démocratie.  Dans cette enceinte  où  siègent 770  prétendus  députés, inconnus  de  leurs  électeurs,  aucune volonté générale  ne peut bien évidemment  s’exprimer.

Le consensus qui règne dans cette assemblée témoigne de l’absence de débat  politique et de vie démocratique. En 2008, droite et gauche y ont voté de  manière identique dans 97% des cas!

Face  aux  défis  de  la crise,  seuls  les  gouvernements nationaux ont vocation à prendre les mesures économiques et sociales adaptées.  C’est  sur  les états-nations  qu’il  faut s’appuyer  pour  redresser  la  construction européenne  qui est actuellement fondée sur  le  dogme  libéral  et  de ce fait vouée à l’impuissance.

Dans ce contexte, seul le vote  blanc  est de nature à mettre à jour la   crise  de  représentation  que connait  l’Europe.

Le MRC 22 et les élections européennes

Jeudi 14 mai 2009

Une majorité des militants costarmoricains approuve le texte de nos camarades morbihannais… Pour autant, que nous approuvions ou pas, nous n’avons pas envie de diviser le MRC 22 au-delà des élections européennes.
Au fond, nous pensons la même chose du parlement européen, du traité de Lisbonne, de la souveraineté nationale et du socialisme.
C’est le positionnement vis à vis du Front de gauche qui nous sépare : un besoin d’agir ensemble contre la politique libérale dans le contexte de cette crise catastrophique, d’un côté, le refus de la vision européenne du front et le scepticisme sur son futur de l’autre …
Ceux qui ne se contentent pas du vote blanc ou nul agiront avec l’association « République et Socialisme » . Le MRC 22 continuera à se manifester sur tous les sujets qui préoccupent nos concitoyens.
Les uns et les autres, nous espérons nous retrouver rapidement pour les prochains combats !
Y. Guillou

Elections européennes : le MRC pour un vote blanc ou nul

Jeudi 14 mai 2009

Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement Républicain et Citoyen, jeudi 14 mai 2009.

Le Mouvement Républicain et Citoyen ne prend pas part à la campagne des élections européennes. Il préconise, le 7 juin prochain, un vote blanc ou nul à ces élections européennes.

Pourquoi ?

Cette élection à un Parlement-fantôme est un trompe l’œil. Dans cette enceinte où 770 soi-disant députés inconnus de leurs électeurs peuvent s’exprimer trois minutes chacun, en usant de l’une des vingt-deux langues officielles reconnues, aucune volonté générale ne peut bien évidemment s’exprimer.

M. Sarkozy, à Nîmes, a parlé de politique de change volontariste, de protection communautaire et de politique industrielle commune, mais il sait très bien que le texte du traité de Lisbonne qu’il a fait adopter, l’en empêchera. La même schizophrénie – pour ne pas dire hypocrisie – frappe le Parti socialiste qui a approuvé lui aussi le traité de Lisbonne. Lire le reste de cet article »

Le MRC 56 appelle à voter pour le Front de Gauche aux européennes

Lundi 11 mai 2009

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Les militants du MRC 56 s’expliquent dans le texte suivant :

Elections européennes

Soutien « critique » à la liste Généreux (Front de Gauche)

1. Dans la perspective d’une refondation d’une gauche rassemblée sur un projet de profonde transformation sociale et de la constitution d’un Grand Parti de Gauche proposée par J-P. Chevènement lors du dernier congrès du MRC, nous étions partisans d’une liste unitaire de la Gauche à la prochaine élection européenne, première élection nationale organisée depuis la victoire de N. Sarkozy.

2. Or force est de constater que le PS s’obstine à tourner le dos à la volonté exprimée par le peuple français lors du rejet par référendum du projet de constitution européenne en 2005 et de ses orientations libérales. En effet, le PS revendique sa signature au Manifesto du Parti Socialiste Européen (PSE) qui traite de « réactionnaires » ceux qui s’opposent aux orientations libérales de l’Union Européenne

3. D’autre part, nous regrettons que le Front de Gauche (PCF et Parti de Gauche de J-L. Mélenchon) et le MRC ne soient pas parvenus à un accord national pour les élections européennes (en particulier en raison de l’incapacité de s’entendre sur le caractère stratégique de la souveraineté nationale). Nous sommes partisans d’une réorientation républicaine de la construction européenne, sur la base des cadres nationaux qui sont toujours les supports de la souveraineté populaire et de la démocratie (et alors que l’initiative et la capacité de réagir à la crise se sont appuyées sur les Etats, face à une Commission Européenne dépassée par les évènements…).

4. Nous ne pouvons toutefois laisser nos concitoyens sans voix à l’occasion de cette élection européenne, à un moment où les luttes sociales s’opposent aux effets du capitalisme financier et mondialisé (par exemple, dans le Morbihan : SBFM, DOUX, etc…). En tant que républicains, nous refusons par conséquent d’encourager l’abstention ou le vote blanc, d’autant plus que les institutions européennes jouent un rôle essentiel pour remettre en cause nos services publics ou empêcher toute véritable politique industrielle (au nom du dogme de la concurrence).

5. Nous souhaitons dès ces européennes contribuer à une dynamique de rassemblement de la gauche sur de nouvelles bases, face à la crise, en commençant à refonder la position de la gauche sur la question européenne, en partant du non au référendum sur la constitution européenne en 2005 et au traité de Lisbonne. C’est dans l’action politique, au côté des formations de gauche partageant ces orientations, que nous devons affirmer en 2009 la gauche républicaine. C’est la seule voie pour faire pression sur le PS, pour qu’il adopte un projet de rupture pour 2012. Nous appelons donc à voter pour la liste du Front de Gauche conduite par Jacques Généreux dans la circonscription Ouest.

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Meeting du Front de Gauche à St-Brieuc

Mardi 28 avril 2009

Ce 28 avril, assistance nombreuse pour écouter les orateurs du Front de Gauche, en particulier Jacques Généreux qui a su captiver l’assistance en montrant que l’évolution du capitalisme depuis 25 ans, qui donne tous les pouvoirs aux financiers, résulte d’un abandon par les Etats de leurs prérogatives qui permettaient de réguler circulation des capitaux, salaires et crédits. Cet abandon a été voulu par la droite et par la gauche social-démocrate qui ont installé le capitalisme financier aux commandes de l’Europe.
Bien entendu, nous ne pensons pas comme lui que l’actuelle Union Européenne ait la capacité de se redresser, mais nous sommes d’accord pour voir dans le Non du peuple français au traité constitutionnel en 2005 un formidable signal politique qui signe le retour de la souveraineté populaire dans le processus européen.
Les militants du MRC ont assisté au meeting et salué l’orateur sans que le MRC soit intervenu en tant que tel dans le meeting.
Y. Guillou

La crise fait revenir la Nation au premier plan et démontre sa solidité

Jeudi 23 avril 2009

Portrait de Jean-Pierre Chevènement par Philippe Plassart et Julien Tarby, paru dans Le Nouvel Economiste, 23 avril 2009, n°1473.

Cliquer sur les pages pour les lire.

Ce que je pense du désaccord MRC – « Front de Gauche » ( Patrick Trannoy )

Lundi 20 avril 2009

Chers camarades,

De nombreux internautes ont écrit à demainlagauche.fr pour nous demander notre sentiment sur le désaccord MRC – Front de Gauche.

Je vous livre, à titre d’exemple, un courriel reçu :

Je suis lecteur de votre site et articles. J’ai noté dans la presse un désaccord du MRC pour rejoindre le front de gauche. A lire votre précédent article le MRC PARIS soutenait largement une motion en faveur d’un accord et d’une participation aux élections européennes avec le front de Gauche.

Allez vous rester silencieux durant cette campagne ou au contraire maintenir le cap vers la gauche ( le front ! ) ? Je ne vois pas comment le MRC peut rester silencieux et se taire sur la question européenne…
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En France, face à la crise, le roc de la République

Dimanche 5 avril 2009

Des responsables du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) dans les départements d’Ille-et-Vilaine, de Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire et de la Mayenne, étaient cet après-midi réunis à Nantes afin de prendre position sur la question de l’initiative d’une liste citoyenne aux élections européennes dans la circonscription Ouest (voir Européennes : des militants MRC Grand Ouest réunis à Nantes le 28 mars - 28 mars 2009).

En préalable, ils se sont posé la question : que représentent ces élections au moment où la crise économique fait sentir de plus en plus durement ses effets sur les Français ?

Le mode de scrutin, tel qu’il a été adopté sous le gouvernement Raffarin, pénalise les partis qui disposent de peu de moyens financiers, ce qui est le cas du MRC.

La plupart des futurs élus au Parlement européen porteront une vision libérale et fédérale de l’Europe, celle-là même qui a conduit à la situation de crise que l’on connaît actuellement.

Après avoir réfléchi aux priorités de la période, ils ont souscrit à la décision adoptée lors du Conseil national le 22 mars (voir Elections européennes : la position du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen).

La gauche, toute la gauche, a aujourd’hui la responsabilité historique d’apporter une réponse à la crise sans précédent qui frappe et frappera demain encore plus fort, crise historique du capitalisme, résultant elle-même d’une déréglementation généralisée engagée sous l’impulsion des Etats-Unis et dont l’Europe libérale a été depuis vingt-cinq ans le relais.

Oui, cette Europe a relayé les politiques de régression sociale, liées au néolibéralisme en vigueur aux Etats-Unis d’Amérique. Elle n’a pas commencé à faire son autocritique et fera tout pour continuer la même politique, quand la crise sera passée.

Toutefois, cette crise n’est pas comme les autres. Les milliards de dollars ou d’euros attribués généreusement aux organismes financiers, ceux-là même qui ont une part de responsabilité dans la crise, n’empêcheront pas la récession de se prolonger et de détruire des emplois en grand nombre.

Le pouvoir politique en place (UMP, Chirac, Sarkozy) et celui qui l’a précédé (Jospin) seront disqualifiés aux yeux des Français pour faire face à la crise. Ceux qui se limitent à des contestations du pouvoir le seront aussi.

Le moment approche où le pays, dans ses profondeurs, fera appel à celles et ceux qui ont des propositions sérieuses pour remettre l’économie sur de bons rails, encadrer la finance sous le contrôle de l’Etat, revaloriser le travail et sa rémunération par rapport au capital, remettre sur pied le principe d’égalité.

Ceux qui ont fait de la résistance au néolibéralisme seront, comme en 1945, appelés à reconstruire la France et sa République, dans le cadre d’une Europe réorientée profondément. Qu’on ne s’y trompe pas : la comparaison avec la guerre mondiale n’est pas exagérée, quand on s’en tient à l’économie.

En dehors de Jean-Pierre Chevènement, qui jouera un rôle majeur, d’autres femmes et hommes se font remarquer pour leurs actes significatifs. 

Voir cet article de Julien Martin (Eco89, 2 avril) : Rémunération des patrons : le Parlement fait plier Fillon.

Voir aussi l’article paru ce 4 avril sur le site du quotidien Le Monde : M. Bayrou : « On conduit la France vers un modèle qui n’est pas le sien ».

Et, l’ancienne candidate à la présidence de la République a raison de parler haut et fort dans le Journal du Dimanche, ce 4 avril :Interview JDD : « On se croirait sous l’Ancien Régime ».

Des militants du MRC s’interrogent sur l’absence des républicains de gauche aux Européennes

Dimanche 29 mars 2009

Lu sur le blog du MRC 53 :

Le constat est vite fait : lors des élections européennes, le NON républicain de gauche à la construction européenne, qui s’était exprimé lors du référendum le 29 mai 2005, ne sera pas représenté, compte tenu de la décision du Conseil national MRC dimanche 22 mars (voir articles précédents sur le  blog de Michel Sorin Européennes 2009).

Les militants présents à Nantes, ce 28 mars, à l’invitation du MRC 44, ont d’abord regretté l’échec des négociations avec le Front de gauche et cherché à comprendre ce qui s’était passé au niveau national. La méthode retenue par le MRC était-elle la bonne, sachant les différences avec les autres partis de gauche sur la question européenne ?

N’aurait-il pas été préférable de mettre en avant quelques points essentiels qui font l’originalité du MRC et de s’adresser directement aux citoyens pour chercher à présenter des listes dans les circonscriptions ?

Ce qui est le plus mal accepté par les militants, c’est le fait que, cette fois encore, comme en 2004, le MRC se fait remarquer par son absence aux élections européennes. Or, les campagnes électorales sont des moments privilégiés pour entrer en contact avec les citoyens.

En outre, la situation est particulière en raison de la crise économique et sociale, à propos de laquelle le MRC a beaucoup de choses à dire.

C’est pourquoi les militants présents ont retenu l’idée d’une liste citoyenne sur la circonscription Ouest, sur la base des positions républicaines du MRC et de ses propositions originales pour réorienter la construction européenne.

Une nouvelle rencontre est prévue à Nantes samedi 4 avril après-midi, afin d’avoir une idée plus précise de sa faisabilité, après consultation des militants et responsables du Grand Ouest et prise en compte de la position du secrétariat national le 1er avril.

Les positions du MRC dans la négociation avec le Front de Gauche

Jeudi 26 mars 2009

Notre position de départ pour les négociations avec toutes les forces de gauche y compris le Parti Socialiste était centrée autour de trois grands axes :



1) une mondialisation régulée,
2) une Europe sociale qui protège,
3) une Europe acteur stratégique et solidaire dans un monde multipolaire.

Nous n’avons pas eu de discussions de fond avec le Parti Socialiste. En revanche, nous avons eu plusieurs rencontres avec le Front de Gauche, d’abord en présence du Parti Communiste et du Parti de Gauche, puis de ces deux forces et la Gauche Unie de Christian Picquet, en fin de négociations.
Ces trois mouvements se sont mis d’accord entre eux et, dans les discussions, nous ont opposé un front commun.

1) Sur la mondialisation régulée : nous avons plaidé pour une analyse sérieuse de la crise mondiale dont les Etats-Unis constituent l’épicentre et la principale cause. Nos interlocuteurs ont d’abord refusé de mentionner les Etats-Unis puis ils ne l’ont accepté qu’au détour d’une formule vague.

Ils n’ont pas non plus accepté d’intégrer la notion de régulation, arguant que leur objectif n’était pas de réguler le capitalisme.

Nous avons fait des propositions très précises (qui se trouvent dans notre texte originel) sur la réforme du FMI, les activités de la Banque Mondiale et l’O.M.C. Aucune de nos propositions n’a été retenue. Les déclarations relatives à la situation internationale comme aux institutions internationales se contentent de dénonciations et ne proposent en réalité strictement rien de précis.

2) Sur une Europe sociale qui protège : nous avons été très vivement contesté au nom de l’«identité européenne » conçue comme espace de libre échange ouvert. La critique du « protectionnisme » a été faite au nom du refus du « repli national ». Nous avons essayé de porter le débat sur le fond, mais cela fût impossible : le Parti de Gauche excipant de son fédéralisme européen (« nous sommes pour une Assemblée Constituante Européenne »), le Parti communiste au nom du refus d’un espace européen qui serait fermé au « reste du monde ». Il nous a été impossible d’ouvrir une discussion théorique sur la question.

Sur la Banque centrale : nous voulions une réforme de ses statuts et de ses missions afin de mettre l’Euro au service des européens et non comme c’est le cas actuellement au service du capitalisme financier. Refus de nos partenaires de prendre en considération cette proposition.

Nous voulions la création d’un Gouvernement Economique de la zone euro. Nos partenaires ont refusé cette proposition, sous prétexte qu’elle créerait une Europe à plusieurs cercles. Même refus, pour la même raison, de la création de « coopérations renforcées » au niveau européen.
Même refus, pour la même raison, d’un « Europe à géométrie variable ».

Nous avons proposé que le Pacte de stabilité soit transformé en Pacte pour l’emploi et la croissance. Sur la notion de « pacte », nos partenaires ont refusé au prétexte qu’il n’y aurait pas un accord européen sur cette question ; sur la notion de « croissance et emploi », ils ont également refusé au prétexte que ce serait « favoriser le productivisme ». Et ils ont introduit dans le texte final la critique du « productivisme », n’acceptant de faire référence à la croissance qu’implicitement et à travers le terme vague de « développement ».

Nous avons proposé un Traité social pour lutter contre le dumping social à l’intérieur et à l’extérieur de l’Union et fixant des critères de convergence fiscaux. Nos partenaires ont refusé et préféré la notion plus vague de « bouclier social ».

Nous avons fait des propositions en matière d’Europe de l’énergie et notamment concernant l’avenir du nucléaire de quatrième génération. Refus de nos partenaires, sous prétexte du « désaccord » entre les diverses sensibilités politiques qui constituent le Front de gauche.

3) Sur une Europe acteur stratégique et solidaire dans un monde multipolaire : nous avons proposé l’idée d’une Europe indépendante, comme acteur stratégique dans la formation d’un monde multipolaire. L’idée a été rejetée au nom du refus de l’Europe « puissance ».

Nous avons proposé un partenariat stratégique avec la Russie, l’idée a été rejetée.
Vis-à-vis de l’Afrique, nous avons proposé la remise en question des accords de Cotonou : l’idée a été abandonnée.

Sur la question des migrations, nous avons proposé une gestion des flux migratoires conforme au droit et respectueuse de la dignité des personnes, ce qui signifie en France l’abrogation des lois Sarkozy sur l’immigration. Notre proposition a été rejetée au prétexte qu’il fallait se contenter de la notion de « régularisation des sans-papiers avec une stratégie de codéveloppement ».

Nous avons proposé une conception de la construction européenne fondée sur le refus du Traité de Lisbonne et l’articulation de la Nation, comme espace privilégié d’expression de la démocratie dans le processus de construction de l’Europe. Nous avons souligné que notre conception de la Nation était citoyenne, républicaine et universaliste ; qu’elle incarne une communauté civique radicalement opposée aux communautarismes ethniques et confessionnels. Nous souhaitions voir, au titre de l’expression de notre identité fondamentale, une référence dans le texte à cette conception de la Nation. Elle nous a été refusée.

Si l’on prend les trois textes sur lesquels nous avons travaillé et notamment le dernier en date du 19 mars, on s’apercevra qu’un certain nombre de nos idées ont été intégrées, notamment sur l’analyse de la crise, mais que sur tout le reste nous avons fait d’énormes concessions. Malgré cela, nous n’avons pu aboutir. Tout semble s’être passé comme si nos partenaires voulaient rendre impossible l’Accord sur le fond. C’est dommage pour la gauche, pour l’Europe que nous voulons, pour la France républicaine.

En réalité, nos interlocuteurs ne voulaient pas d’un accord, comme en témoigne la parution dansL’Humanité du 19 mars (date de notre dernier sommet) de la liste quasi complète des candidats (voir les documents joints ci-dessous).

ccf24032009_00001.pdf Humanité 19 mars (1/2) (430.97 KB)
ccf24032009_00002.pdf Humanité 19 mars (2/2) (286.02 KB)

Un éclairage sur l’échec des négociations MRC- Front de Gauche, apporté par Catherine Coutard sur le blog de JPC

Lundi 23 mars 2009
Posté par catherine COUTARD le 23/03/2009 13:30
Secrétaire nationale et porte parole du MRC, je souhaite vous apporter quelques éléments de discussion qui ont guidé notre choix.
Le débat a été long, sérieux et argumenté.
La négociation avec les uns et les autres également.

Rappels : Nous avons transmis un texte sur la nécessaire réorientation de la construction européenne, en particulier face à la crise, à toute la gauche mi-janvier. (cf site MRC)
Alors qu’une crise majeure du capitalisme va frapper des millions de personnes, le PS n’a été capable d’une discussion avec personne, enfermé dans le règlement de ses dissensions.

Pour donner toutes ses chances à un accord politique dynamique et de qualité avec le front de gauche, nous avons passé des heures en discussion sur le fond et en amendements, nos négociateurs ont fait preuve de beaucoup de patience voire d’abnégation et nous avons repoussé notre CN de 8 jours.

Malheureusement, une partie des directions nationales du PG et du PCF ne voulait pas d’un accord respectueux de l’identité et de la dignité de chacun. J’y vois là une erreur politique majeure : par rapport aux Français qui attendent des réponses à la crise et du neuf à gauche et par rapport aux militants sincères de toutes ces organisations. A défaut de pouvoir faire des listes de toute la gauche, j’étais très favorable à cet accord qui me paraissait une possible étape utile de la refondation républicaine de la Gauche. Le PCF et le PG ne me semblent pas l’avoir compris.

Un rapport exhaustif serait bien difficile
Quelques éléments me paraissent significatifs.
En vrac et sans hiérarchie :
- il n’a pas été possible d’intégrer des thèmes qui nous sont chers et dont on a du mal à comprendre qu’ils puissent poser problème comme
- l’introduction de l’emploi dans les objectifs de la BCE;
- ou toute référence à une protection du modèle social comme du tissu économique européen à travers un tarif douanier;
- ou la perspective d’une mondialisation régulée parce que dixit « ce serait accepter le capitalisme… » (alors même que c’est un amendement MRC qui a introduit l’analyse que cette crise est une crise sévère du capitalisme, notion qui avait été omise);
- ou le rôle central des USA et de leur logique d’endettement dans cette crise;
- ou l’importance de la souveraineté nationale (cf texte du CN) comme si la souveraineté populaire pouvait s’exercer sans l’indépendance nationale;
- et même le mot nationalisation qui serait trop connoté !
La liste n’est pas exhaustive.

- la discussion a été extrèmement difficile aussi parce que les avancées d’un jour (amendement et formules de compromis acceptés un jour) pouvaient finalement être rejetés le lendemain. On peut rendre hommage à Francis Wurtz (PCF) pour avoir rédigé à un moment un texte de synthèse solide mais qui est devenu caduque 48 heures plus tard. Eric Coquerel (PG) aussi a fait de nombreux efforts pour essayer d’enrichir la déclaration de principes du Front de gauche de notre logiciel républicain, mais indéniablement le mot république ou républicain sent le soufre pour un certain nombre : Jean Jaurès et les résistants de 39/45 doivent se retourner dans leur tombe en constatant que leurs héritiers proclamés ne savent plus porter ensemble patriotisme et internationalisme.

- Enfin on peut mesurer l’envie de nous associer pleinement à la proposition faite du nombre de candidats sur les listes soit 9 sur 138 candidats (69 titulaires et 69 suppléants)…

Il n’y avait pas d’accord honorable possible et c’est bien triste. Ceux qui l’ont emporté dans les directions nationales du PCF et du PG portent une lourde responsabilité face aux Français et aux sympathisants de gauche.

Résolution adoptée par le Conseil National du Mouvement Républicain et Citoyen, dimanche 22 mars 2009.

Dimanche 22 mars 2009

La gauche, toute la gauche, a aujourd’hui la responsabilité historique d’apporter une réponse à la crise sans précédent qui frappe et frappera demain encore plus fort, crise historique du capitalisme, résultant elle-même d’une déréglementation généralisée engagée sous l’impulsion des Etats-Unis et dont l’Europe libérale a été depuis vingt-cinq ans le relais.


Le Mouvement Républicain et Citoyen a recherché loyalement un accord avec l’ensemble des forces de gauche pour redresser la construction européenne sur une base de projets, répondant aux besoins et aux aspirations des peuples à partir des nations, cadres premiers de la démocratie, d’une puissance publique réhabilitée, adossée à une citoyenneté relevée, dans la perspective d’un monde multipolaire régi par le Droit.


Le parti socialiste s’est montré d’abord préoccupé de surmonter ses propres divisions intérieures. Quant aux organisations politiques regroupées au sein du « Front de gauche », elles n’ont pas voulu d’un accord acceptable par le Mouvement Républicain et Citoyen.


Le Conseil National réuni le 22 mars au Kremlin Bicêtre a constaté que les négociations engagées avec ces organisations achoppent sur une divergence de fond quant à la manière de redresser la construction européenne.


Leur rejet de la souveraineté nationale et particulièrement d’un amendement MRC indiquant qu’« on ne fera pas l’Europe sans et à plus forte raison contre les nations qui sont le lieu privilégié de l’expression démocratique et de la solidarité » est révélateur. Les organisations du « Front de Gauche » partagent en fait, à travers des expressions comme « souveraineté européenne », « assemblée constituante européenne », les mêmes postulats illusoires que ceux qui ont conduit les sociaux-libéraux à accepter, au nom de la supranationalité, la prise en otage de la construction européenne par le capitalisme financier mondialisé.


Faire croire à notre peuple qu’on peut redresser la ligne sociale-libérale sur la base de postulats illusoires procéderait d’une démagogie trompeuse à laquelle nous nous refusons. La République ne peut se dissoudre dans le mouvementisme.


Une alliance électorale sans principe ni débouché stratégique ne correspondrait pas à notre conception de l’action politique. Le MRC constate que la gauche aujourd’hui n’offre malheureusement pas de débouché politique à la crise et à la protestation sociale : le PS n’a pas rompu avec sa ligne sociale-libérale, comme l’a montré la ratification du traité de Lisbonne par la majorité de ses parlementaires. Le « Front de gauche » n’offre pas de perspective sérieuse de redressement. Le NPA ne veut pas venir au pouvoir.


Dans ces conditions le MRC développera sa propre ligne républicaine. Il publiera son propre texte d’orientation dans les prochains jours. Il préparera les échéances qui viennent et plus particulièrement celles de 2012 qui seules permettront de relever la France et la République et de réorienter vraiment la construction européenne.

( Voir le texte proposé par les militants du Grand Ouest, qui témoigne de la même sincérité dans la démarche unitaire du MRC. )

Européennes : le MRC reporte son Conseil national sur le « front de gauche »

Vendredi 13 mars 2009


13/03/2009 17h53 – UE-ÉLECTIONS-PARTIS-GAUCHE-MRC – Monde (FRS) – AFP

PARIS, 13 mars 2009 (AFP) – Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) a reporté d’une semaine son Conseil national pour trouver un « compromis satisfaisant » entre ses différents courants sur un éventuel ralliement au « front de gauche » PCF-Parti de Gauche(PG) pour les européennes de juin, a indiqué vendredi son président Jean-Pierre Chevènement.

Prévu dimanche prochain, le Conseil national a été repoussé au 22 mars « pour apprécier l’état de la négociation et lui donner toutes ses chances », a expliqué à l’AFP le sénateur de Belfort, assurant qu’aucune décision « n’a encore été arrêtée ».

Lors des dernières discussions avec le PCF et le PG, « des progrès ont été enregistrés » sur le texte devant servir de base commune, mais « quelques formulations méritent encore d’être limées », a-t-il affirmé, soulignant que l’ »identité républicaine » du MRC devait « être reconnue ».

Selon lui, « le problème de la composition des listes, à l’heure actuelle, n’a pas été abordé » et de nouvelles discussions auront lieu dans la semaine.

Le « front de gauche » a dévoilé ses têtes de liste dans cinq circonscriptions. Les régions Est et Sud-Est ont été réservées à d’éventuelles alliances avec le MRC et/ou les Alternatifs qui, courtisés par le NPA, doivent aussi se prononcer le 22 mars.

Au MRC, « nous recherchons un compromis satisfaisant entre les différents courants, organisations et sensibilités, c’est pour cela que nous avons décidé de reporter le Conseil national du 15 au 22 mars », a dit M. Chevènement, ajoutant qu’ »un certain nombre de gens sont favorables (au front) sans connaître le fond du dossier ».

D’après lui, s’il ne rejoint pas le « front », le MRC pourrait « décider de ne pas participer aux élections » ou de « partir seul dans quelques régions » où il est « bien implanté ».

Les européennes, « ce n’est pas le problème principal » : « les grandes questions se concentrent autour de (la présidentielle) 2012″, a-t-il conclu.


Précision de Jean-Pierre Chevènement

Contrairement à ce qu’à indiqué l’AFP dans une dépêche parue vendredi 14 mars, ce n’est pas pour trouver un compromis entre ses « différents courants » que le MRC a reporté son conseil national du 15 au 22 mars, mais pour trouver un compromis avec les autres organisations du Front de gauche (PCF et Parti de gauche, notamment).

Le Conseil national MRC reporté au 22 mars

Vendredi 13 mars 2009



Le Front de gauche, créé à l’initiative du PCF et du Parti de Gauche (PG), s’ouvre au MRC et à de nombreuses autres organisations politiques. Un accord est intervenu avec Unir, le courant minoritaire du nouveau parti anticapitaliste (NPA). C’était prévisible depuis l’intervention de Christian Picquet au meeting, dimanche dernier, au Zénith de Paris. Voir «Le NPA s’enferme dans une bulle médiatique sondagière».

En ce qui concerne le MRC (voir Européennes : militants MRC, en attente de clarification stratégique - 11 mars 2009), le secrétariat national, réuni le 11 mars, a pris connaissance de l’état des discussions. Il en a déduit le report du Conseil national du 15 au 22 mars, afin de laisser le temps d’aller au bout des discussions. Il est prévu une rencontre samedi 14 mars et une autre, au sommet, la semaine prochaine.

J’ai pu constater, lors de cette réunion du secrétariat national, l’accord explicite de Jean-Pierre Chevènement avec ma réflexion stratégique (voirEuropéennes : Michel Sorin souhaite que le MRC montre le chemin - 9 mars 2009).

LA GAUCHE DU NON POUR CHANGER L’EUROPE

Mardi 24 février 2009



Une lueur d’espoir est venue ce soir de ce communiqué de l’Agence France Presse, qui m’a été transmis par Julien Landfried, à l’issue de la rencontre MRC-PCF-PG, ce 23 février, sur le thème des élections européennes.


Front de gauche: constitution d’un groupe de travail MRC-PCF-Parti de Gauche


Un groupe de travail entre le Mouvement républicain et citoyen (MRC), le Parti communiste français (PCF) et le Parti de Gauche (PG) a été créé lundi pour « travailler sur le texte » du « front de gauche« , a-t-on appris auprès du MRC.

Le MRC de Jean-Pierre Chevènement réfléchit à intégrer ou pas ce « front » déjà scellé entre PCF et PG pour les élections européennes de juin. « Les discussions se poursuivent, on va voir jusqu’où on peut aller ensemble« , a déclaré à l’AFP Julien Landfried, porte-parole du MRC, à l’issue d’une réunion entre les trois partis.


Le groupe de travail a été mis en place pour « travailler essentiellement sur le texte » du « front de gauche » et « commencer à réfléchir sur des circonscriptions potentielles« , a-t-il précisé. Constitué autour de Sami Naïr (MRC), François Delapierre (PG) et Francis Parny (PCF), ce groupe doit se réunir « dès cette semaine« .


Durant les discussions, le MRC a beaucoup insisté pour que le front éventuel construise une « offre politique crédible » dans la période de crise actuelle face au PS et au NPA, a ajouté M. Landfried.

La décision du MRC sera connue « avant le 15 mars« , date de son prochain conseil national, alors qu’un meeting de lancement du « front » est prévu le 8 mars à Paris par le PCF et le PG.


Le porte-parole du MRC a toutefois précisé que son parti était « toujours en discussion avec le PS » pour les européennes mais que l’« absence de répondant de Martine Aubry » sur la crise économique rendait le MRC « pessimiste« .


Etaient présents à la réunion tripartite
: Jean-Pierre Chevènement et Georges Sarre pour le MRC, Jean-Luc Mélenchon et François Delapierre pour le PG, Marie-George Buffet et Francis Parny pour le PCF.


Le MRC avait proposé un texte de base à discuter avec chaque parti de gauche en vue des élections européennes (voir Texte de base adopté par le MRC le 7 janvier pour les européennes (4) - 12 janvier 2009).

Le PCF (en décembre 2008) et le PG en janvier 2009 (voir Européennes 2009 : MRC ou PG, deux stratégies pour la gauche - 14 janvier 2009) avaient montré leur volonté de coopérer.

Le PS avait accepté une rencontre, mais Martine Aubry avait déclaré n’avoir pas lu le texte. Elle n’a pas donné suite, engluée dans ses difficultés internes pour établir des listes de candidats.

Le PCF et le PG se sont heurtés à un refus du NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) de participer au Front de gauche. Désormais, les conditions sont plus favorables à un accord avec le MRC, sous réserve de proposer des orientations crédibles.

Michel Sorin

Les mesures annoncées lors du sommet social ne sont pas à la hauteur de la situation

Jeudi 19 février 2009

 

Le président traite séparément des mesures sociales, du soutien à l’économie, et de l’appui aux banques : cela le condamne à ne pas être à la hauteur des enjeux. 

Les mesures proposées, limitées (à peine un centième des sommes consacrées au confortement du système financier), certes nécessaires en redonnant un peu de pouvoir d’achat aux salariés modestes, sont très modestes, notamment au regard des mesures sociales du plan américain beaucoup plus massives. 

La sortie de la crise exigera beaucoup plus, avec une remise en cause des structures et des méthodes de l’économie financière, ainsi que du dumping social pratiqué par les entreprises, qui ne sortent pas du dogme du libre échange. 

Il manque au président un projet politique qui rassemble les Français pour faire face à la crise. Les événements actuels des Antilles le montrent bien : c’est en s’appuyant sur le sens civique et la capacité d’initiative des citoyens, sur le principe d’égalité en donnant un avenir à la sécurité sociale et aux services publics, que notre pays retrouvera, avec d’autres, son dynamisme.



Jeudi 19 Février 2009
MRC

MRC, PG et PC votent ensemble au Conseil de Paris

Mardi 3 février 2009

Au Conseil de Paris, MRC-PCF-PG votent ensemble pour sauver des emplois

Le groupe MRC au Conseil de Paris a déposé le voeu ci-dessous lors de la séance des 2 et 3 février. Les élus communistes et du Parti de Gauche ont soutenu ce voeu (à noter une très bonne intervention d’Alain Lhostis, élu PCF). Hélas, le groupe socialiste n’a pas suivi…

Conseil de Paris - Groupe du Mouvement Républicain & Citoyen - Séance des 2 et 3 février

Vœu présenté par Georges SARRE, Marinette BACHE et les élues du Mouvement Républicain & Citoyen

 relatif au rôle du projet Autolib’ dans l’avenir de la filière automobile française

L’industrie automobile européenne a subi une chute de près de 8% des ventes de véhicules neufs en 2008. L’industrie française n’est pas épargnée : les ventes de véhicules neufs ont chuté de près de 16% en France (- 153.686 véhicules), deux fois plus vite que la moyenne européenne. Encore ces résultats ont-ils été soutenus par l’instauration du bonus / malus. Le pire est à craindre pour les années à venir, notamment pour Renault et PSA, et donc pour leurs salariés.

D’après une étude de l’Observatoire des métiers de la métallurgie, la filière automobile française pourrait perdre 3.000 à 4.000 emplois par an ces quatre prochaines années, soit une destruction d’emploisdans la filière qui pourrait atteindre à terme 200.000 : 30% des effectifs ! Et ce ne sont pas là les hypothèses les plus alarmistes.

Dans ce contexte, il appartient évidemment en premier lieu à l’Etat de prendre les initiatives volontaristes de relance économique qui s’imposent. Encore actionnaire de Renault, il peut aussi agir à ce titre pour sauver les sites et les emplois de l’ancienne régie.

Mais l’ensemble des pouvoirs publics peut contribuer à soutenir l’industrie automobile française et européenne : en tant que clientes, les administrations et les collectivités territoriales disposent d’un levier non négligeable.

Paris, ville-capitale, centre d’une métropole où se prennent 10% des décisions de production de l’industrie automobile mondiale, et où se concentrent quelque 50.000 salariés de l’industrie automobile, ne peut se désintéresser de cet enjeu.

C’est dans ce contexte que la Ville de Paris va créer le syndicat mixte Autolib’, et s’apprête à recourir à une délégation de service public pour proposer, dès 2010, aux usagères et aux usagers de la métropole parisienne, plus de 2.000 véhicules en autopartage, répartis sur 700 stations.

La commande de 2.000 véhicules (sans compter les véhicules supplémentaires destinés au remplacement des véhicules immobilisés pour entretien ou autre), et le renouvellement régulier de ce parc, représentent un enjeu réel pour l’industrie automobile française et européenne ces prochaines années.

C’est pourquoi, sur proposition de Georges SARRE, Marinette BACHE et des élues du groupe MRC, le Conseil de Paris émet le vœu :

- que le futur syndicat mixte Autolib’ prenne en compte la situation de crise gravissime de la filière automobile française et européenne,

- que, dès lors, dans le respect des lois et règlements relatifs à la concurrence, le futur syndicat mixte Autolib’ lance un marché dont le calendrier et le cahier des charges soient compatibles avec l’offre des constructeurs français et européens, de sorte de donner toutes leurs chances à nos industries automobiles et à leurs salariés.

La réunion régionale à Guingamp le 24/1 vue par Michel Sorin (MRC 53)

Dimanche 25 janvier 2009


Crise du capitalisme, Europe et stratégie du MRC

 

Jacky Eouzan (responsable MRC 22) était l’initiateur de cette réunion à Guingamp des responsables départementaux bretons du Mouvement Républicain et Citoyen. Il m’avait invité pour que j’apporte ma contribution à la réflexion sur la stratégie du MRC, dans le contexte de crise du capitalisme et de préparation des élections européennes d’une part, et pour que je fasse remonter au secrétariat national certaines préoccupations des militants et des responsables départementaux d’autre part.

 

Dans le tour de table de la matinée, est remonté le constat de la dégradation de la situation économique et sociale, et, plus précisément, l’explosion du chômage (on prévoit un million de nouveaux chômeurs en 2009), la remise en cause des acquis sociaux, mais aussi la volonté de reprise en mains de tous les pouvoirs par le président de la République, ce qui fait craindre une évolution fascisante du pouvoir, dangereuse pour les libertés.

 

Les entreprises, en manque de financement et de débouchés, en raison de la crise financière et économique (baisse du pouvoir d’achat), vont supprimer des emplois par milliers. Sur quoi une telle crise va-t-elle déboucher ? Résignation ou révolte de la population ? Remise en cause des valeurs de la République, faisant la place à un autoritarisme d’Etat ?

 

Cette crise aura des conséquences graves sur l’emploi et les conditions de vie. Elle doit déboucher sur un regain des valeurs de solidarité et de démocratie. Ce doit être l’occasion du retour de la politique, une politique au service de l’intérêt général. La crise n’est pas qu’économique, elle est aussi écologique. La planète est malade du mépris des puissants pour la vie humaine et pour l’égalité.

 

Ce n’est pas le capitalisme qu’il faut réformer. C’est le monde qu’il faut repenser, afin d’assurer sa survie. En 1789, la bourgeoisie a fait une révolution pour porter au premier plan le droit de propriété. Que faut-il mettre en avant aujourd’hui pour que les peuples, sur cette terre, vivent en harmonie dans le respect les uns des autres ?

 

Le MRC doit apporter sa contribution dans l’élaboration du nouveau logiciel politique dont le monde a besoin. Le capitalisme a failli, avec ses bulles et ses crises à répétition, qui renouvellent les bénéficiaires du système, mais ne permettent pas de construire un monde humain et raisonnable.

 

Ne confondons pas l’économie de marché et le capitalisme. Il faut faire fonctionner la première correctement ; par contre, le capitalisme est un système impossible à maîtriser par les pouvoirs publics. Tirons-en les conséquences.

 

Voilà les réflexions de notre groupe, ce 24 janvier. Elles pourront nourrir les pensées de celles et ceux qui, comme Robert Buron en son temps, veulent changer le monde.



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Jacky Eouzan, responsable départemental du MRC 22

L’article de Ouest-France (25/1/09)

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le Télégramme (26/1/09)
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Union proposée à la gauche sur la base d’un projet

Mercredi 14 janvier 2009

Le MRC pour un projet de rassemblement de la gauche aux élections européennes

Communiqué de presse du Mouvement Républicain et Citoyen, mercredi 14 janvier 2009.



Le secrétariat national réuni le 7 janvier a débattu et adopté la position du MRC pour les élections européennes de juin 2009

Elle consiste à définir les orientations que nous voulons porter lors des élections européennes où nous souhaitons être présents. 

Ce texte a été transmis à tous les partis de gauche en vue de rencontres que nous leur proposons. 

Le MRC souhaite la constitution de listes communes de toute la gauche aux élections européennes et veut agir en ce sens. 

Nous savons d’expérience que c’est le projet qui doit commander les alliances. C’est pourquoi, en fonction des discussions avec les autres partis de gauche, le conseil national du MRC arrêtera le moment venu, la décision pour l’élection européenne.

Mercredi 14 Janvier 2009
MRC

POSITION DU MRC POUR LES ELECTIONS EUROPEENNES DE JUIN 2009

Lundi 12 janvier 2009

Depuis plus d’un an, l’économie internationale traverse une crise d’une gravité exceptionnelle. Jamais, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le capitalisme ne s’était trouvé dans une telle situation. Crise du libéralisme sans règles, crise de la globalisation impériale impulsée par les Etats-Unis et qui se répand, telle la métastase d’un cancer, sur la totalité de la planète, précisément parce que l’hypercapitalisme spéculateur qui la caractérise est devenu le modèle dominant.
Face à cette crise, l’Europe a failli. Et ce sont les nations qui ont réagi, ce qui prouve, s’il en était besoin, leur caractère historiquement incontournable.
C’était inévitable, car depuis le Traité de Maastricht, sous la pression des conservateurs et, souvent, avec le consentement des socio-libéraux, elle avait choisi non seulement de se soumettre au libéralisme triomphant mais encore d’en devenir un vecteur d’expansion dans tous les pays européens.
En 2005, Français et Hollandais ont dit non à cette évolution. Les Irlandais n’ont pas tardé à suivre, en rejetant le Traité institutionnel. C’est que partout les citoyens sont conscients que l’Europe est devenue un rouage essentiel de la globalisation financière, qu’elle se pose en garante de l’orthodoxie libérale, et que leur avenir national se joue désormais autant sinon plus que chez eux à la Commission européenne, à la BCE, à Washington et sur les grandes places boursières du monde.
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