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Manifestons le 7 septembre pour nos retraites

Vendredi 3 septembre 2010

Retraites, le vrai problème : l’emploi et les salaires

la vraie solution : une autre politique européenne !

« Les retraites sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas» Jean-Pierre Chevènement

Mais le gouvernement Sarkozy-Fillon ne travaille que pour ceux qui ont un patrimoine, et un gros ! Il s’apprête donc à faire porter l’effort supplémentaire de financement des retraites sur les travailleurs, qui pâtissent déjà du chômage, de la précarité, de la modération salariale…

D’autres leviers pourraient pourtant être actionnés pour équilibrer les comptes.

1 – Rétablir la justice sociale au bénéfice du travail, en augmentant les salaires modestes, ce qui augmenterait mécaniquement les cotisations retraites ; faire contribuer le capital au financement des retraites : plus de 30 Milliards peuvent ainsi être dégagés, soit au moins la moitié du déficit prévu en 2030 !

2 – Faire diminuer le chômage: si tous les travailleurs qui recherchent un emploi pouvaient travailler et cotiser, au moins les deux tiers du déficit des retraites n’existerait pas !

Le problème des retraites, c’est la dégradation du rapport capital / travail ! Le problème des retraites, c’est le chômage, la désindustrialisation, les délocalisations !

1 – Donner à la France et à d’autres pays européens les moyens de se réindustrialiser et d’augmenter l’emploi et les salaires. Comment ? - En procédant à un grand emprunt européen pour nos infrastructures, la recherche et l’innovation… – En ouvrant davantage le robinet monétaire au niveau de la BCE, pour favoriser l’investissement productif, une croissance éco-responsable et juste.

- En menant des politiques protectionnistes intelligentes pour ne pas jouer le jeu mortel du dumping, c’est -à-dire des délocalisations et du nivellement social et environnemental par le bas à l’échelle du monde.

2 – Freiner l’hyper-mobilité du capital, qui ne doit pas pouvoir s’investir à l’autre bout du monde en toute impunité, et l’empêcher de mettre tous les peuples en concurrence. Comment ? En taxant les flux spéculatifs, en pénalisant lourdement l’évasion fiscale, en constituant des noyaux d’actionnaires stables pour les entreprises françaises et européennes, avec l’épargne populaire, et le cas échéant les collectivités territoriales, l’Etat…

Pour réussir cette authentique politique alternative, il faut la vouloir vraiment, avoir le courage d’affronter les dogmes et les serviteurs de l’Europe et de la mondialisation libérales !

Oui, nous devons résister à la contre-réforme anti-sociale du gouvernement. Mais il faut aussi préparer l’alternative, qui ne passe ni par le social-libéralisme, ni par le gauchisme, mais par une gauche républicaine, porteuse d’un vrai programme de salut public.

Site Internet : http://www.mrc-bretagne.org

Mel: mrc35@mrc-bretagne.org

Pour pallier ces problèmes et sortir de la crise, ce n’est pas la contre-réforme gouvernementale qu’il nous faut, c’est un changement radical de politique monétaire, commerciale, économique en Europe. C’est ce que la France doit exiger :

MRC 35 Septembre 2010

Tract sur la réforme des retraites

Jeudi 2 septembre 2010

Refuser le projet de loi sur les retraites


– car il creuse les inégalités entre les retraités, faisant travailler davantage les plus défavorisés tout en leur réduisant les pensions, en laissant les plus riches à l’écart des efforts significatifs,
- car il fait supporter l’effort principal de financement des retraites aux travailleurs qui subissent le chômage, la précarité, la modération salariale (ce sont surtout des travailleuses),
- car il fait la part belle aux agents du capitalisme financier (assurances privées, notamment), au lieu de jouer son rôle de régulation en faveur de l’intérêt général,
- car il accentue les risques d’éclatement de la société et de dérive vers des comportements violents et incontrôlables.


Préparer une autre politique, portée par un sursaut populaire


Il existe d’autres sources de financement des retraites, que le gouvernement rejette car elles impliquent un changement de politique.
Plutôt que laisser détruire à petits feux les avancées sociales conquises par le Conseil national de la Résistance, il est préférable de dire non à ce qui est une contre-réforme, afin d’ouvrir la voie à une vraie réforme, nécessaire, dans le cadre d’une autre politique, portée par un sursaut populaire, qui fera baisser le chômage et mettra à contribution de nouveaux financements dans le but de rééquilibrer capital et travail.
Dire non, c’est préparer un autre chemin pour les retraites, en maintenant le système par répartition, sans exclure des aménagements à l’âge légal de départ, tenant compte de la tendance forte à la diversité et à la complexité du travail et du salariat.
La priorité absolue doit être accordée aux salariés confrontés à des travaux difficiles, notamment dans l’industrie et le bâtiment (les ouvriers ont, en moyenne, une espérance de vie inférieure de sept ans à celle des cadres), ainsi qu’aux personnes, souvent des femmes, qui travaillent à temps partiel et ont des accidents de parcours dans leur carrière professionnelle.

Rejoignez le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), qui porte dans la vie politique les aspirations des citoyens à vivre dans une République démocratique, indivisible et décentralisée, laïque et sociale.

(MRC 53 )

A quoi riment ces expulsions idiotes ?

Jeudi 26 août 2010

Les chômeurs sont toujours plus nombreux en fin de droit, réduits à survivre avec comme seules ressources les minima sociaux.

Les mêmes chômeurs peuvent se poser bien des questions en regardant à la télévision le 28ème avion affrété par le gouvernement décoller pour Bucarest. Les passagers roms ont reçu avant de partir la somme nécessaire pour revenir en France, ce qu’ils ne manqueront pas de faire, pour beaucoup d’entre eux, en toute légalité européenne.

Du point de vue contrôle de l’immigration, c’est tout simplement nullissime.

Du point de vue humain, l’affaire est déplorable depuis le début. Les roms roumains n’ont rien à voir avec les gangsters de Grenoble ou les émeutiers qui les ont soutenus, ni avec les 50 agresseurs d’une gendarmerie du Loir et Cher cet été. Le discours de Sarkozy à Grenoble introduit des amalgames odieux pour justifier ensuite des gesticulations dépourvues de sens.

Et les chômeurs regardent les millions d’euros se volatiliser dans les airs entre Paris et Bucarest …
Y.G.

Réaction de Jean-Pierre Chevènement au décès du général Pierre-Marie Gallois

Lundi 23 août 2010

Avec le général Pierre-Marie Gallois, c’est un visionnaire, un patriote, un homme aux multiples talents, un des grands penseurs français de la stratégie nucléaire qui disparaît.
Pierre-Marie Gallois était un officier non conformiste. Il n’avait jamais accepté l’effondrement de 1940 et s’était très vite retrouvé à Londres, servant dans l’aviation de bombardement. Son patriotisme était viscéral : plus jamais 1940 !

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Montebourg veut un « pacte de tranquillité publique »

Samedi 21 août 2010

Tant l’angélisme de la gauche que l’ultrarépressif de la droite ont échoué. Il faut trouver un équilibre entre la tradition politique de la gauche, qui considère le respect des libertés comme un point fondamental, et les réponses concrètes qu’attendent les populations exposées aux violences. Des violences dont Nicolas Sarkozy n’a pas été capable d’enrayer la montée.

La police de proximité a été une tentative de synthèse entre ces deux exigences, en favorisant une meilleure insertion de la police dans la population, une amélioration du « vivre ensemble »… Elle a eu des résultats en termes de recul des incivilités, mais elle a été supprimée par le pouvoir actuel. On ne lui a pas laissé le temps de s’installer.

Chevènement avait vu cela, l’un des premiers. Il avait vu juste, comme il a vu juste sur d’autres questions : les expéditions militaires américaines, le traité constitutionnel européen… Son expérience sera utile dans la construction du projet pour 2012.

Tout l’article de  Rue89

Chevènement dénonce la « politique de l’esbrouffe » de Sarkozy

Vendredi 20 août 2010

Entretien au Parisien, propos recueillis par Philippe Martinat, vendredi 20 août 2010. Ancien ministre de l’Intérieur, le président d’honneur du MRC critique la politique sécuritaire du gouvernement. Et il applaudit celle d’Obama en Irak.


Chevènement dénonce la « politique de l’esbroufe » de Sarkozy
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, sera dimanche à Frangy (Saône-et-Loire) pour la Fête de la rose organisée par Arnaud Montebourg. Le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) commente l’actualité.

Quel jugement portez-vous sur le discours sécuritaire du gouvernement?

Jean-Pierre Chevènement :
C’est un choix essentiellement électoraliste et une stratégie dangereuse car elle peut nourrir l’extrême droite.

Je ne crois pas que ce sera une stratégie payante si l’opposition prend garde à ne pas tomber les deux pieds joints dans le panneau.

Quel est le piège?

Ce serait que la future campagne présidentielle tourne essentiellement sur la sécurité, sur laquelle beaucoup de gens n’ont pas les idées très claires, alors que les véritables questions portent sur la crise économique et une éventuelle sortie de crise.

Cet été, les responsables de la majorité ont souvent vanté votre bilan comme ministre de l’Intérieur pour l’opposer à celui de Lionel Jospin et du PS. Comment avez-vous reçu cet « hommage »?

Je trouve choquante cette tentative d’instrumentation. C’est M. Sarkozy qui a mis fin à la police de proximité que j’avais créée et expérimentée en 1999. En 2003, M. Sarkozy a révoqué à Toulouse, pratiquement devant les caméras de télévision, mon ancien conseiller, le commissaire Jean-Pierre Havrin (que j’avais nommé directeur de la sécurité publique en Haute-Garonne), en déclarant : « Les policiers ne sont pas là pour organiser des parties de foot avec les jeunes des quartiers. »


C’était une critique très directe…

C’est une vision très réductrice de la police de proximité qui est une police à la fois préventive et répressive et qui commençait à produire de bons résultats. Chacun sait que depuis son démantèlement les violences aux personnes ont augmenté. Et les agressions contre les policiers, qui étaient assez rares il y a une dizaine d’années, sont aujourd’hui beaucoup plus répandues. La politique du chiffre de Nicolas Sarkozy a été malheureusement un échec, je dis « malheureusement » car l’insécurité frappe tous les Français, et d’abord les plus démunis.

Le chef de l’Etat voudrait déchoir de la nationalité française certains délinquants. Qu’en pensez-vous?

Je suis assez surpris car M. Sarkozy avait supprimé en 2002 les peines complémentaires — la double peine —, c’est-à-dire la reconduite à la frontière d’un certain nombre de délinquants étrangers à leur sortie de prison. Il prévoit maintenant la déchéance de la nationalité française pour les délinquants graves : M. Sarkozy est dans la communication. Cette politique est une politique de l’esbroufe.

L’état de la réflexion à gauche est-il suffisamment avancé pour lui permettre non seulement de gagner les élections mais ensuite de bien gouverner?

Le vrai problème pour la gauche, ce n’est pas de revenir au pouvoir — c’est à sa portée —, mais de réussir vraiment. Le risque que la gauche déçoive, parce que sur l’Europe notamment elle n’a pas les idées claires, n’est pas écarté.

Vous serez dimanche aux côtés d’Arnaud Montebourg. Est-ce un signe de soutien à son éventuelle candidature pour 2012?

Nous n’en sommes pas là. J’y vais sans aucune arrière-pensée. Arnaud Montebourg est un ami. J’ai apprécié les positions courageuses qu’il a prises sur le projet de Constitution européenne en 2005. Mais le PS est le PS et le Mouvement républicain et citoyen (MRC), ce n’est pas le PS! Notre mouvement veut faire bouger les lignes pour que la gauche soit à la hauteur des défis que le pays a devant lui.

Quel constat faites-vous pour l’instant du bilan de Martine Aubry à la tête du PS?

Elle a plutôt affermi sa position depuis le congrès de Reims qui l’a portée à la tête de son parti. Mais la question du projet de la gauche, si elle vient au pouvoir, est pendante. Nous avons encore beaucoup de sujets à débattre sur la politique économique, l’Europe et la nation notamment. Je dois la rencontrer pour cela au milieu du mois de septembre.

Comment jugez-vous le changement de stratégie des Américains en Irak et en Afghanistan?

Le président Obama a une idée assez claire : il veut se retirer aussi bien d’Afghanistan que d’Irak. Il a raison! L’invasion de l’Irak en 2003 a abouti à créer les conditions d’une véritable guerre civile dans ce pays qui n’a toujours pas de gouvernement et la destruction de l’Irak a mis l’Iran en position dominante dans la région. Quant à l’Afghanistan, tout le monde sait que sa stabilisation dépend du Pakistan qu’il faut aider à jouer un rôle modérateur. La question de la date précise du retrait américain est relativement accessoire. Il faut que l’ethnie majoritaire pachtoune se soit au préalable clairement dissociée d’Al-Qaïda. Ce qui est essentiel, c’est que les Américains ont décidé de se retirer. Je ne suis pas partisan d’un retrait inconditionnel. Il faut avoir créé les conditions d’une stabilité politique dans la région, qui ne peut venir que du Pakistan.

Source : site Internet du Parisien

Réflexions estivales et programme de salut public

Mardi 3 août 2010

( Extraits du programme de salut public en caractères gras )

Les évènements de Grenoble ( émeutes consécutives à la mort d’un braqueur abattu par la police ) comme l’augmentation de la violence à l’égard des personnes montrent que le discours sécuritaire de Nicolas Sarkozy n’a rien à voir avec une véritable politique de sécurité, telle que la définit notre programme : «   La justice et les forces de police doivent être au service de tous les citoyens. Cela implique une réelle démocratisation de la justice, avec un équilibre entre les droits de la société et les droits de la défense. Il faut rompre avec l’acceptation de fait des zones de non-droit et des actions discriminatoires. Cela passe par une action résolue de proximité et par une meilleure légitimation des forces de l’ordre. La sécurité de tous passe par la prévention autant que possible, la dissuasion certainement, et la répression autant que nécessaire. »

L’affaire Woerth-Bettencourt montre la proximité malsaine du Pouvoir et des grandes fortunes, sur fond de bouclier fiscal : alors que les citoyens constatent que l’emploi continue à disparaître, que les couches populaires voient leurs revenus diminuer, tout semble beaucoup plus facile pour l’élite mondialisée qui nous gouverne . Au contraire, nous pensons « (qu’) Il s’agit d’élargir les bases d’un impôt sur le revenu véritablement progressif, avec mensualisation obligatoire ou retenue à la source, en supprimant tout bouclier fiscal. Mais il nous faut aussi moduler les impôts sur la dépense pour orienter la production vers les biens durables et les économies d’énergie. Et cibler davantage les impôts sur la rente et sur la fortune, notamment par l’imposition des grosses successions, des retraites chapeaux et des rémunérations excessives. Il nous faut sortir de la contradiction entre les avantages fiscaux et les exonérations de charge accordés aux plus fortunés et l’ampleur de la dette sociale. L’équilibre entre contributions et cotisations sociales doit être revu, pour favoriser les revenus du travail sur ceux de la rente. Nous devons par ailleurs inverser l’évolution du partage de la valeur ajoutée en favorisant le travail au détriment du capital. La lutte contre la fraude fiscale doit enfin être renforcée. »

La loi sur le voile intégral a finalement été votée et une fois le problème ainsi posé, c’était la meilleure solution. De simples dispositions d’ordre public auraient toutefois pu avoir le même effet. On en revient toujours à l’instrumentalisation de la loi pour des motifs de propagande politique, alors que le pouvoir brouille les cartes avec sa « laïcité positive » , avocate de l’imam et du prêtre contre l’instituteur, qui est l’ennemie de la laïcité tout court. « La laïcité doit être mise en œuvre fermement et totalement dans la sphère publique. Elle implique le respect de la diversité des pratiques religieuses qui doivent être compatibles avec nos lois comme du droit d’être athée ou agnostique. Toutes les formes d’obscurantisme, les revendications historiques communautaires, les enfermements sectaires, comme l’instrumentalisation de l’identité nationale, doivent être fermement combattues. »

Y. Guillou

Université d’été du MRC à Valence

Mardi 27 juillet 2010

Universitéd’été du MRC de Valence les 4 et 5 septembre : Pour un programme de salut public

Voici le programme complet, le bulletin d’inscription et les aspects pratiques de l’Université d’été du MRC qui se tient cette année à Valence les 4 et 5 septembre 2010.




Université d'été du MRC de Valence les 4 et 5 septembre : Pour un programme de salut public
Le programme de l’Université d’été :

Journée du samedi

10H – 10H15 : ACCUEIL

- Accueil par Catherine COUTARD (première secrétaire fédérale de la Drôme, secrétaire nationale aux élus)

- Accueil par Alain MAURICE (maire de Valence)

10H15-10H30 : Ouverture de l’université d’été par Bastien FAUDOT (secrétaire national à la formation et aux universités d’été)

10H30-12H 30: TABLE RONDE N° 1 / Comment sortir de la logique des marchés financiers ?

Crise des crédits hypothécaires de juillet 2007, crise financière de l’été 2008, crise de l’euro au printemps 2010 : cette série de crises en cascades a révélé l’assujettissement des acteurs économiques traditionnels aux injonctions des marchés financiers. Hier imaginés pour mobiliser des capitaux, financer les investissements et soutenir la production, les marchés financiers ont aujourd’hui renversé l’équation. Etats, entreprises et salariés sont pris dans l’étau de la contrainte actionnariale qui exige des rendements toujours croissants. Cette logique de financiarisation se développe au détriment de l’économie de production, de la croissance et de l’emploi. Faut-il réguler ou réglementer les activités financières ? Jusqu’où ? Comment rétablir une logique économique au service du plus grand nombre, affranchie des œillères et du « court-termisme » du capitalisme financier ? Comment remettre les Etats, dépositaires de l’intérêt général, au centre du jeu ? La porosité du système économique libéral impose-t-elle exclusivement des réponses globales ou autorise-t-elle encore d’envisager des stratégies nationales ?

Animateur : Etienne BUTZBACH (maire de Belfort, secrétaire national aux relations internationales)

Intervenants :

Lord Adair TURNER (Président de l’autorité bancaire britannique)

Bruno MOSCHETTO (ancien banquier, universitaire)

Laurent MAUDUIT (journaliste économique à Mediapart)

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Chevènement, premier non-socialiste invité à la Fête de la Rose en août

Dimanche 18 juillet 2010

Dépêche AFP, samedi 17 juillet 2010, 16h07.

Le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Pierre Chevènement, sera le premier non-socialiste à être l’invité d’honneur de la Fête de la Rose pour sa 38e édition le 22 août à Frangy-en-Bresse, a annoncé samedi le député PS de la région Arnaud Montebourg.

L’ex-socialiste et ancien ministre de la Défense a déclaré début juillet qu’il envisageait d’être candidat à l’élection présidentielle de 2012.

« C’est un homme d’Etat, fondateur du PS d’Epinay avec Mitterrand, qui a une vision de la reconstruction du système économique dans la perspective de 2012″, a estimé M. Montebourg pour expliquer ce « geste d’ouverture vers un partenaire traditionnel du PS ».

« Il a une vision dont on a besoin dans la reconstruction de la gauche actuelle », a-t-il ajouté.

La Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône et Loire), imaginée par Pierre Joxe, marque traditionnellement la rentrée politique du Parti socialiste quelques jours avant l’université d’été de la Rochelle qui se tient fin août.

Entretien à France-Soir

Vendredi 2 juillet 2010


Entretien à France-Soir: « Oui, j’envisage d’être candidat en 2012 »

Entretien de Jean-Pierre Chevènement à France-Soir, propos recueillis par Anita Hausser, vendredi 2 juillet 2010.


Entretien à France-Soir: « Oui, j'envisage d'être candidat en 2012 »
France-Soir. Le Mouvement républicain et citoyen (MRC), dont vous êtes le président d’honneur, annonce son intention de soutenir en 2012 un « candidat républicain ». Vous pourriez, dit-on, être ce candidat. C’est sérieux ?

Jean-Pierre Chevènement.
Si j’envisage d’être candidat, c’est parce que les circonstances sont gravissimes et qu’il faut faire « bouger les lignes ». La France va mal. Elle s’est installée depuis trente ans dans un chômage de masse qui touche plus de 20 % des jeunes. Elle n’a jamais été aussi inégale. L’éthique républicaine est foulée aux pieds. Certes, je ne suis plus jeune, mais l’expérience est irremplaçable !

Pourtant, vous aviez envisagé, jusqu’à une période récente, de participer aux primaires du PS…

Elles ont été vidées de leur substance par Martine Aubry et Dominique Strauss Kahn qui ont conclu le pacte de Marrakech, et qui se sont également entendus avec Ségolène Royal. Quelle confiance, au surplus, peut-on faire aux socialistes pour l’organisation de ces primaires ? Mais la question majeure est ailleurs : le PS est-il prêt à mener demain une politique de salut public ?


Qu’est-ce que ça veut dire?

J’ai toujours essayé de faire accepter au PS qu’il pèse pour modifier les statuts de la Banque centrale européenne : sans aucun résultat. Le PS est prisonnier du PSE (Parti socialiste européen) lui-même sous la domination du SPD allemand qui ne le veut pas. Alors pour nous sortir d’affaire, je ne fais pas confiance à ceux qui, depuis 1983, nous ont fourvoyés avec une politique de la monnaie forte, une déréglementation généralisée et l’introduction d’une monnaie unique par le traité de Maastricht. Un traité qui est en train de se casser la figure.

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LA FRANCE EST À CÔTÉ DE SES POMPES

Mardi 29 juin 2010

Discours de JPC au congrès du MRC

Dimanche 27 juin 2010
La France à la reconquête de son destin

Discours de clôture de Jean-Pierre Chevènement au Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Paris, dimanche 27 juin 2010.

Dans moins de deux ans d’ici, l’élection présidentielle qui est, dans le système politique français, l’élection primordiale, « la mère des batailles » en quelque sorte, nous donnera, si nous le voulons, l’occasion de peser pour redonner à notre pays, non pas un futur comme aujourd’hui, mais un avenir.
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Le Congrès du MRC vu par Libé

Dimanche 27 juin 2010
Le MRC de Chevènement veut un candidat maison pour 2012

Une candidature du sénateur, qui avait obtenu 5,3% des voix en 2002 et soutenu Ségolène Royal en 2007, semble se profiler.

Jean-Pierre Chevènement à La Rochelle.

Jean-Pierre Chevènement à La Rochelle.
(XAVIER LEOTY/AFP)

Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) boude les primaires du PS. La petite formation a décidé de soutenir un «candidat républicain» pour la présidentielle. Leur «champion»? Jean-Pierre Chevènement, désormais président d’honneur du parti.

Lors du 5e congrès du MRC ce week-end à Paris, les quelque 200 délégués ont voté à la quasi-unanimité pour «se préparer à présenter un candidat républicain» à cette «élection primordiale, la mère des batailles», selon les mots de l’ancien ministre de la Défense et de l’Intérieur.

«Nous avions répondu oui aux primaires de toute la gauche dès lors qu’un contenu politique précédait les primaires proprement dites», a rappelé à la tribune Jean-Luc Laurent élu nouveau président du MRC à 91,7%. Un «score pas tout à fait biélorusse», s’est amusé son prédécesseur, Chevènement, élu, lui, à 71 ans et à l’unanimité, président d’honneur.

Un PS qui «nous écrase»

Mais il n’est pas question de «participer aux primaires dans les conditions définies par le PS», ajoute Laurent. Ce qui, prévient le maire du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), entraînerait «inéluctablement notre ralliement automatique au candidat socialiste sans connaissance ni discussion du projet».

Dénonçant un PS qui «nous écrase», le sénateur Chevènement a estimé, devant le secrétaire national PS aux élections Christophe Borgel, que ces primaires risquaient de «se résumer à une campagne médiatique arbitrée par les sondages» après le «pacte» entre Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal.

Dans un parti qui reproche au PS d’avoir renié les accords électoraux aux régionales (19 élus obtenus au lieu de 26 prévus), la candidature du «Che» qui doit rencontrer Martine Aubry en juillet, semble donc se profiler.

En devenant président d’honneur, Chevènement qui avait obtenu 5,3% des voix en 2002 et soutenu Ségolène Royal en 2007, se rend «disponible le cas échéant» pour 2012, selon Julien Landfried, secrétaire national MRC à la communication qui a déjà réservé les noms de domaine «www.chevenement2012.fr» et «www.chevenement2012.com».

(Source AFP)

Ecole : une recherche contre-productive d’économies aux dépens des élèves

Dimanche 6 juin 2010

Par Michel Vignal, Secrétaire national à l’Education

Le redressement de l’Ecole ne se réduit pas à une question de moyens. Le MRC pense qu’il faut allier à la priorité budgétaire une claire orientation pour faire le pari de la qualité sur l’ensemble des établissements scolaires et mettre l’accent sur l’exigence, le travail et la solidité des connaissances transmises et acquises par les élèves.

Mais les actes gouvernementaux répétés, pour faire des économies budgétaires à n’importe quelles conditions et réduire systématiquement le nombre de fonctionnaires, sont aujourd’hui dangereux pour l’avenir de l’Ecole publique.

Après avoir supprimé plus de 40 000 postes ces trois dernières années, le Ministre Luc Chatel, dans un courrier aux recteurs envisage « 13 leviers » pour supprimer des postes : 16 000 postes environ sont visés.

Les académies sont chargées d’augmenter la taille des classes. Dans les collèges et les lycées en prévoyant une moyenne de 30 élèves par classe, alors même que les réformes ministérielles préconisent l’individualisation de l’enseignement.

Dans l’enseignement primaire, il est recommandé d’élever d’un élève en moyenne la taille des classes, de supprimer d’avantage de postes d’instituteurs spécialisés et psychologues scolaires dans les RASED qui sont pourtant chargés de soutenir les élèves en grande difficulté, et enfin de se passer des assistants étrangers de langues.

L‘ensemble de l’école primaire va encore plus se dégrader après la réforme Darcos qui a supprimé le samedi matin et réduit le nombre d’heures enseignées.

L’école maternelle est tout particulièrement visée puisque le ministre envisage d’accélérer sa politique de réduction drastique de la scolarisation des moins de trois ans, passée de 35% en 2000 à 15% aujourd’hui. Nous savons pourtant que cette scolarisation à deux ans est bénéfique, en particulier pour les enfants de milieux défavorisés.

Avec de telles intentions, le malaise de l’Ecole publique ne pourra que s’accentuer. L’intérêt des élèves est complètement bafoué. Le MRC agira pour que soit développé et concilié les efforts en faveur de la quantité et de la qualité dans l’esprit de Paul Langevin qui affirmait à la : «l’Ecole doit assurer la promotion de tous et la sélection démocratique des meilleurs».

Faire face à la gravité de la crise, préparer le redressement

Samedi 5 juin 2010

Jean-Pierre Chevènement s’exprime au Sénat et dans la presse – France culture, Nouvel Observateur (voir Chevènement au Sénat : la monnaie unique est un canard sans tête - 3 juin 2010).

Les journalistes étaient nombreux à honorer le rendez-vous qu’il leur avait proposé le 2 juin, mais il n’est pas parvenu à les sensibiliser à l’essentiel. C’est ainsi que, après avoir parlé pendant une heure du congrès MRC, de la crise de l’euro et du projet de salut public, il constate que la dépêche de l’Agence France Presse se limite aux primaires du PS (Le MRC ne participera pas au « simulacre » de primaires du PS (Chevènement)), un sujet qui a été évoqué pendant cinq minutes, au maximum.

Les journalistes présents sont spécialisés dans les questions politiques. La dimension économique de la crise et les enjeux européens n’entrent pas dans leur domaine d’activité. Il faut pouvoir être en contact avec des journalistes spécialisés qui sollicitent des entretiens (Le Monde – lire l’Entretien au Monde sur l’harmonisation fiscale en Europe, 5 juin, supplément Argent).

Devant les membres du secrétariat national, le 2 juin, le président du MRC a souligné la gravité exceptionnelle de la situation de l’euro. Les mesures d’austérité imposées à la Grèce sont très dures. Elles ne peuvent qu’accroître la crise économique. Il faut absolument une sortie par le haut, en changeant les règles du jeu.

MRC national 002

Mais les élites françaises, dans leur majorité, ne veulent rien voir. Elles n’ont plus d’esprit critique. La France n’a plus de projet national depuis 1983 (La France, c’est le passé, l’Europe notre avenir).

On ne peut pas exclure un défaut de remboursement d’un pays de la zone euro. Que se passerait-il ? Les USA ont un droit de veto au FMI. Ils pourront arbitrer le futur de la zone euro, en faisant en sorte qu’elle ne contrarie pas leurs projets (relations privilégiées avec la Chine et l’Allemagne). Ce qui reste de notre industrie risque d’être emporté.

Il s’échange chaque jour des masses financières colossales (elles ont été multipliées par 1000 en peu d’années).

Les actionnaires exigent des profits d’au moins 9% l’an, sinon ils vont voir ailleurs.

Il est probable qu’il y aura des rebondissements spectaculaires de la crise de l’euro cet été.

Le débat doit s’ouvrir. Nous devons faire des propositions de redressement. Au lieu des plans de rigueur, il faut de la croissance, notamment en Allemagne, augmenter les salaires (la déflation salariale est un vrai problème). Emprunter, revoir le change (un euro pour un dollar ou, sinon, la parité initiale), contrôler les marchés financiers, mais c’est long (G20). Il faut un plan B (sans le dire). 

Les élites ont trahi, comme à la fin des années 1930. Elles ne cherchent qu’à préserver leurs privilèges. Les entreprises du CAC 40 ne créent plus d’emplois en France depuis longtemps.

C’est un immense travail. En a-t-on bien conscience ? Il reste deux ans avant l’élection présidentielle. Mais, le problème, ce n’est pas le candidat, c’est le projet, républicain.

L’Allemagne n’accepte pas de discuter. Ce n’est pas la peine puisqu’elle est persuadée d’avoir raison. L’amitié franco-allemande est nécessaire, mais elle implique la franchise. Entre le projet national allemand futur et la zone euro, il y aura une contradiction. Quand la Grèce ne pourra plus payer, l’Allemagne et les USA voudront imposer une zone euro restreinte, dans laquelle nous périrons. Il faut absolument maintenir  la zone euro large.

Source : le blog de Michel Sorin

Démondialiser la finance, c’est repolitiser

Vendredi 28 mai 2010

Passionnant article de Frédéric Lordon dans le Monde diplomatique de Mai 2010.

Contrairement à la Grèce, dont la dette est détenue à 70% par des investisseurs étrangers,  le Japon gère son énorme dette ( 200% du PIB ) dans la plus grande tranquillité puisque celle-ci est détenue à 95% par les épargnants japonais. Le Japon n’a pas fait appel aux marchés, les marchés lui foutent une paix royale.

A partir des années 80, les États-Unis, ne pouvant financer leurs déficits par une épargne nationale inexistante, ont dérégulé la circulation internationale des capitaux pour capter l’épargne des pays exportateurs. Les européens les ont imité et ont emprunté des sommes devenues énormes sur les marchés. Nous en sommes au point où les créanciers imposent leur loi aux États débiteurs.

« Pour s’affranchir du pouvoir de bailleurs abusifs, il faut … changer de bailleurs ». Il faudrait obliger les collecteurs de l’épargne française à affecter une partie suffisante de celle-ci aux titres de la dette publique, de façon à ce que cette dette soit en quasi-totalité couverte par des souscriptions nationales. Non seulement les marchés seraient hors-jeu, mais encore la détermination du taux d’intérêt de la dette publique deviendrait un attribut de la souveraineté du politique, arbitrant entre les impôts payés par les nationaux les plus pauvres et les intérêts payés aux plus riches.

Frédéric Lordon appelle donc à une reconquète ordonnée de la souveraineté pour que l’humiliation des nations ne débouche pas sur un nationalisme haïssable. Je me permets, pour finir, de citer ces quelques lignes :

 » [L'idée de cette reconquète ordonnée] a bien sûr dans un premier temps l’inconvénient d’épouser toutes les apparences du passéisme en remobilisant l’idée de nation ridiculisée par le néolibéralisme et tous ceux qui, à gauche, estiment utile de lui apporter leur concours, mais au prix de cette réduction qui la fait concevoir étroitement et toujours séparée de son corrélat essentiel : la souveraineté- il faudra bien un jour que tous ces braves gens disent si, désireux d’envoyer la nation aux poubelles de l’histoire, ils veulent y faire également passer l’idée de souveraineté ».

Y. Guillou

Le joueur de flûte et les rats

Vendredi 21 mai 2010

source : Le blog chevenement.fr

La proposition du Président de la République d’inscrire, à l’image de l’Allemagne, la réduction des déficits budgétaires dans la Constitution, va à rebours de ce qu’il faudrait faire :

non pas s’aligner sur l’orthodoxie libérale allemande, legs d’une histoire traumatique, mais convaincre nos amis allemands de prendre la tête d’une initiative de croissance européenne, fondée sur la relance de la consommation intérieure et sur l’investissement public, et cela, dans leur intérêt même : l’Allemagne réalise en effet 60% de ses excédents commerciaux sur la zone Euro. Quand tous les autres pays de la zone Euro se seront mis à l’heure allemande pour conjuguer leurs plans de rigueur respectifs, une crise économique et sociale majeure en résultera inévitablement en Europe, dont l’Allemagne, du fait de la structure de son commerce extérieur, sera la première à faire les frais.

Les Français sont fondés à attendre de leur Président qu’il parle non pas le langage de l’alignement, mais celui d’une France inventive, volontaire et entreprenante.

Dans un conte germanique célèbre, le joueur de flûte de la ville de Hameln, entraîne les rats vers le précipice. Monsieur le Président, ne nous mettez pas dans la situation des rats ! Faîtes entendre une musique française et européenne ! Car l’euro n’est pas seulement la monnaie de l’Allemagne. C’est la monnaie de l’Europe. Or, l’Europe, bien que moins endettée que les Etats-Unis et le Japon est aujourd’hui la lanterne rouge de la croissance mondiale.

Renversez la vapeur, Monsieur le Président ! Ne vous laissez pas glisser sur la pente fatale d’une rigueur imposée de l’extérieur. Celle-ci ne répond à rien sinon à l’exigence de cupidité sans limite des marchés financiers Ce sont ceux-ci qu’il faut mettre sous contrôle et pas la consommation des Européens ! Il faut vous dégager de la logique maastrichtienne qui a conduit à la crise actuelle, changer les règles du jeu de l’euro. C’est le moment ! C’est difficile ? Mais tous les pays européens vous soutiendront, ainsi que les Etats-Unis d’Amérique qui pour combler leur propre déficit on besoin d’une locomotive européenne puissante : Il n’est que d’oser, Monsieur le Président !

« Ce qui attend l’Europe aujourd’hui, c’est une récession non pas longue, mais sans fin.  » Hakim El Karoui et Emmanuel Todd paru dans le quotidien La Tribune, mardi 11 mai 2010

Mercredi 12 mai 2010
Pour un protectionnisme européen L’Europe, la burqa et la crise
L’Europe, la burqa et la crise

Posted: 11 May 2010 10:13 AM PDT

Tribune de Hakim El Karoui, banquier d’affaires et essayiste, et Emmanuel Todd, historien et démographe, parue dans le quotidien La Tribune, mardi 11 mai 2010. L’Europe doute et cherche des boucs émissaires. Le vrai problème, c’est la crise économique et l’Europe n’a pas de modèle de sortie de crise. Ce qui nous attend, c’est une récession sans fin. Il est temps de nous attaquer à l’atonie de notre demande intérieure et de promouvoir une régulation continentale des échanges commerciaux par un protectionnisme européen raisonnable.

Une nouvelle forme de xénophobie politique – diverse mais constante dans son orientation Nord-Sud – ravage l’Europe. Les politiciens flamands ne veulent plus des Wallons, ces pauvres du Sud. Le gouvernement français se passionne tout d’un coup pour la burqa et la polygamie, problèmes statistiquement marginaux, et tente d’activer le ressentiment contre des Français venus du Sud. Les hommes politiques de l’Europe du Nord, conservateurs allemands en tête, nous proposent de rejeter hors de la zone euro, ou de mettre en tutelle financière, des Européens du Sud – Grecs, Portugais, ou Espagnols ou Italiens – s’ils ne se tiennent pas bien : « pourquoi soutenir des « Pigs » en qui on ne peut avoir confiance, ces pays du « Club Med » qui n’auraient peut-être jamais dû rentrer dans l’euro ? » C’est la question posée à Londres, c’est la question posée à Francfort.
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Les travaux de la Fondation Res Publica sur la zone euro

Samedi 8 mai 2010


Voici les principaux travaux que la Fondation Res Publica a conduits sur la zone euro et les questions monétaires.

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Crise de l’euro : le MRC exprime sa solidarité avec le peuple grec

Vendredi 30 avril 2010


Communiqué de presse, jeudi 29 avril 2010.

La crise de l’euro permet de tirer trois enseignements majeurs :

- La logique de la finance est indécente : les organismes bancaires accablent aujourd’hui les Etats qui leur ont apporté hier les garanties nécessaires à leur survie.

- L’Union européenne est impuissante. La prétendue solidarité européenne apparait comme une fable.

- Le mythe de l’euro-qui-protège est une contrefaçon. L’euro, assorti de ses dogmes inflexibles, expose aujourd’hui les nations à la voracité du marché.

La crise de l’euro illustre l’impasse d’une monnaie unique qui a résilié la souveraineté monétaire sur l’autel du marché. Il serait aujourd’hui inconséquent de surenchérir en réclamant davantage d’intégration européenne, lorsque celle-ci nous a précisément précipité vers l’échec.

Le MRC exprime son soutien au peuple grec que l’orthodoxie libérale entend assujettir par ses « réformes structurelles » pour se conformer au pacte de stabilité. Nous ne pouvons pas laisser le destin des peuples entre les mains des agences de notations, de la spéculation et de la logique de la globalisation financière.

Il est temps de respecter les peuples et les nations. En Europe, il nous faut retrouver une raison monétaire, c’est-à-dire une politique de change, au service de la production, de la croissance et du travail. Cela passe par le retour sur l’indépendance de la banque centrale, la modification des critères d’encadrement de la monnaie et la mise en place d’un gouvernement économique de la zone euro en s’appuyant sur la volonté des nations, et donc des peuples.

Lettre de Jean-Pierre Chevènement à Martine Aubry, Première Secrétaire du Parti Socialiste

Mardi 30 mars 2010


Paris, le 29 mars 2010.

Madame la Première Secrétaire, chère Martine,

Nous avions décidé, le 4 novembre 2009, que le MRC et le PS constitueraient des listes communes aux élections régionales, tirant ainsi la leçon de ce qui s’était passé aux élections européennes. L’accord, dûment paraphé par nous-mêmes (Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement), le 10 février 2010, spécifiait que les candidats du MRC figureraient « en position éligible et inamovible pour les premier et second tours » dans quatorze régions. Tu avais évoqué à cette occasion « la première pierre d’une maison commune ».

Le Conseil National du MRC, réuni le 28 mars 2010, constate que cet accord n’a pas été respecté dans la moitié des régions. Quinze de nos candidats ont été retirés. Nous avons été privés de neuf élus. Le cas le plus flagrant a été celui de Catherine Coutard, classée 6ème dans la Drôme et pour laquelle, n’ayant pu réussir à te joindre, j’étais intervenu auprès de Claude Bartolone et au plan régional de Jean-Jack Queyranne. Mais il y en a beaucoup d’autres sur lesquels nous avions attiré en vain l’attention de vos responsables nationaux et celle des Présidents de région sortants.

Ce non-respect de la parole donnée ne créée pas les conditions d’une confiance élémentaire entre partenaires d’un même combat. Le temps du mépris pour nous n’est pas venu.

Par ailleurs, le Conseil National éprouve le sentiment que le Parti socialiste n’a pas tiré les enseignements de ses échecs passés : aucune remise en cause d’une construction européenne irréaliste, antisociale et « caporalisante ». Rien sur la nécessaire protection du marché européen. Rien sur la politique de change asphyxiante de la BCE. Aucune critique de la politique de rigueur salariale et budgétaire pratiquée par la coalition conservatrice-libérale allemande. Il est certes nécessaire de s’en prendre à la politique fiscale de la majorité actuelle en France mais c’est une vue totalement insuffisante des choses.
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Ne pas nous mettre, pieds et poings liés, dans le sillage du social-libéralisme !

Samedi 27 mars 2010

La gauche doit donc poser clairement deux problèmes: celui de la protection commerciale de l’Europe et celui de la politique de change. A défaut, notre participation à d’éventuelles « primaires présidentielles », nous conduirait, dans l’état actuel des choses, à nous mettre, pieds et poings liés, dans le sillage du social-libéralisme.

Or, nous ne pouvons pas cautionner les règles du jeu que nous avons dénoncées dès leur mise en place et qui ont conduit à l’essor du capital financier mondialisé puis à sa crise actuelle. Ce chemin nous conduirait à une impasse redoutable en 2012. Ces règles du jeu doivent être modifiées. Elles peuvent l’être si nous appelons le peuple français, le jour venu, à manifester sa volonté par référendum.

La gauche doit se mettre à la hauteur des enjeux. Notre projet, c’est la refondation républicaine et la construction d’une Europe démocratique des nations parce qu’il n’y a pas de démocratie en dehors d’elles . 2012 ne doit pas être simplement l’année du rejet mais marquer le début de la reconquête de notre destin. Le MRC doit donc se préparer à présenter en 2012 un candidat républicain pour ouvrir la voie à une Europe des peuples.

Voir le blog de Michel Sorin : Chevènement propose au MRC une stratégie présidentielle pour 2012

Vote défensif, abstention des couches populaires, tout reste à faire pour créer une alternative politique qui libère le pays en crise des griffes du capitalisme financier

Mardi 16 mars 2010

L’UMP mord la poussière. Merci aux citoyens qui se sont mobilisés. Il n’en reste pas moins que les électeurs, en majorité, sont restés à la maison. Se défendre contre une politique qui démantèle les services publics et dire à Nicolas Sarkozy que ses discours pour le travail, l’industrie, la sécurité ne sont plus crédibles, c’est une chose. Construire une alternative politique qui donne confiance à un peuple exposé aux ravages de la mondialisation néo-libérale, c’est autre chose. C’est l’enjeu de la période qui s’ouvre.

Y. Guillou

( Pour le comportement hégémonique du PS breton, on se reportera à la conclusion que nous tirions le 31 janvier des négociations de premier tour : http://www.mrc-22.org/?p=1452 )

Bulletin d’adhésion au MRC (2010)

Lundi 15 mars 2010

A télécharger en bas de page au format PDF et à imprimer.

Bulletin à retourner accompagné du chèque à l’ordre de l’AFMRC au :

MRC – 3 avenue de Corbéra – 75012 Paris

Le service adhésions vous confirmera par courrier votre adhésion sous 15 jours

Bulletin adhesion 2010.pdf (173.45 Ko)

Commandez vos badges : 70 centimes l’unité :

Faut-il supprimer la bourse ?

Vendredi 12 mars 2010


Jean-Pierre Chevènement dans « Ca vous regarde » sur LCP mercredi 10 mars à 18h45

L’émission, présentée par Arnaud Ardoin, dure une heure et portait sur le thème « Faut-il supprimer la bourse ? »


Invités:

- Louis Giscard d’Estaing, Député

- Martine Orange, Médiapart

- Frédéric Bonnevay, Institut Montaigne

- Jean-Pierre Chevènement, Sénateur

Téléchargez le bulletin « Citoyens militants »

Jeudi 11 mars 2010

Téléchargez et distribuez le numéro de Citoyens Militants de mars 2010

Téléchargez le dernier numéro en ligne de « Citoyens Militants » (mars 2010), le bulletin d’information du Mouvement Républicain et Citoyen.

Le bulletin (8 pages) est disponible ci-dessous au format PDF.

icon_pdf.gif Citoyens militants mars 2010.pdf (2.23 Mo)

Le numéro de février de Résistance Sociale est paru

Vendredi 26 février 2010

Cliquez ici pour le lire en pdf

Gérard Beillard (MRC 53) : nouvelles réflexions portant sur les retraites

Samedi 20 février 2010

La plus grande vigilance est demandée aux syndicats

Ne laissons pas marchander nos retraites !

Les retraites sont le fruit de plus d’un siècle de mobilisation des salariés, intégrées à la Sécurité sociale en 1945, il ne faut pas l’oublier, complétées par les retraites complémentaires obligatoires. Régulièrement combattues par tous les bouts par le patronat et les divers gouvernements : loi Balladur de 1993 pour le privé (passage à 40 années de cotisation, le calcul du salaire de référence passant des 10 aux 25 meilleures années), loi Fillon contre les retraites de la fonction publique en 2003, imposition des 40 années aux régimes spéciaux.

Cela n’a rien changé et le gouvernement veut remettre une couche supplémentaire pour satisfaire toujours les mêmes ! La solidarité nationale, c’est fini ! Les patrons ne veulent plus payer pour des gens qui sont devenus inutiles à leurs profits, spécialement aux actionnaires.
Le ministre Darcos l’a affirmé devant le Parlement : il n’est pas question de relever les cotisations, surtout la part employeur. Le Sénat estime que le chômage va augmenter et restera à un haut niveau pendant plusieurs années. C’est vrai mais, en disant cela, il ne se mouille pas trop.

Le gouvernement a plusieurs axes de réformes, déjà expérimentés et prévus.

1) L’augmentation de l’âge de départ à la retraite, selon deux modalités, la première étant de relever l’âge légal du droit à la retraite, la seconde, plus malicieuse et appliquée depuis 1993, étant d’augmenter le nombre de trimestres de cotisations pour percevoir une retraite à taux plein, ce qui incite, bien sûr, les salariés à repousser leur départ.
Ceci ne marche pas vraiment d’ailleurs, soit à cause du chômage définitif après 50 ans, soit en raison du management moderne insupportable qui pousse des salariés à prendre leur retraite, même s’ils n’ont pas leur nombre de trimestres validés (les deux options peuvent se cumuler).

2) Il est question aussi de faire des économies de prestations, afin de stabiliser le système financier. Une proposition avantageuse pour le patronat est avancée. On supprime les trimestres de cotisation obligatoires et l’assiette, déjà moins avantageuse, des 25 meilleures années est mise au placard. Place au « compte rationnel ». De quoi s’agit-il ? Une pension en fait pour des morts.
Chaque assuré est titulaire d’un compte d’épargne virtuel. Les cotisations acquittées par l’assuré créditent virtuellement le compte qui est revalorisé chaque année, par le gouvernement ou, comme dans les retraites complémentaires, par les « partenaires sociaux » en fonction du bon vouloir du patronat. Le montant de la pension serait proportionnel au capital virtuel accumulé par chaque salarié. Ce coefficient de proportionnalité dépendrait de l’âge effectif de départ à la retraite (d’où, bien sûr, le maquillage idéologique de la retraite dite choisie).

C’est donc sur la totalité de la carrière, et pas seulement sur les 25 meilleures années, que serait évaluée la retraite. En fait, bonjour les précaires, les périodes de chômage, de maladie, de handicap, les invalidités, les temps partiels (qui concernent encore plus les femmes qui souffrent déjà d’une dévalorisation de leur retraite par rapport aux hommes (écart de 29%, tous régimes confondus).

De plus, une grande nouveauté, le calcul de « l’espérance de vie » à l’âge du départ à la retraite ! La retraite devient une rente viagère. « La méthode conduit ainsi à prendre en compte dans le calcul de la pension le risque de longévité ». On dit de façon plus claire « Le montant de la pension liquidée est d’autant plus grand que les probabilités de survie sont faibles ».

Si cela se faisait ainsi, c’en serait fini de la Sécurité sociale. Vive l’assurance privée ! Mais deux conséquences, au moins, seraient à prévoir : une baisse très violente des pensions et l’individualisation totale du calcul des retraites, sans règles communes et sans contrôles possibles, donc sans revendications collectives facilement formulables. Dans ce cas, la mobilisation massive contre un tel projet s’imposerait.

Le risque est que cela pousse les salariés qui le peuvent à se tourner vers les assurances privées ou mutuelles, afin d’aboutir aux fonds de pension, ce qui n’est pas prudent par ces temps d’instabilité boursière. On en a vu des exemples aux USA et dans le Royaume-Uni.
Bien sûr, le gouvernement ferait des correctifs dits sociaux, de la bienfaisance, pour masquer la réalité qui serait la mise en place d’un système à l’opposé, philosophiquement, de la Sécurité sociale.

Il ne faudrait pas croire que les retraites complémentaires pourraient amortir le choc. Leurs rendements sont en baisse constante depuis dix ans et cela va continuer. La pension servie pour 100 euros de cotisation a chuté de 5,82% à l’Arrco (non cadres) et de 5,59% à l’Agirc (cadres). Il faut savoir que ces retraites complémentaires représentent entre 50 et 70% de la retraite pour un cadre et entre 20 et 30% pour un non cadre. Cherchez l’erreur et trouvez la justice, tant criée par le gouvernement !

Par ailleurs, un accord a été signé, fin 2009, par deux syndicats (CFDT et CFTC) et le Medef. La CGT ne l’a pas signé et les autres syndicats ont émis des réserves. Cet accord prévoit de renégocier en 2010 afin d’articuler les nouvelles règles des retraites complémentaires avec celles qui seront décidées par la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav).

J’espère que nous serons tous très vigilants à l’égard des négociations concernant les retraites, et que les syndicats penseront à défendre l’intérêt des salariés, sans se laisser attirer par les leurres gouvernementaux (cela s’est déjà produit et nous en subissons, actuellement, les conséquences). Il est temps de se réveiller et d’agir !

Article précédent sur ce thème (28 avril 2009) : Gérard Beillard (MRC 53) à propos des retraites : s’inspirer de la CGT -

Lien avec le blog du MRC 53