Le Figaro de mercredi 3 février rapporte que M. Besancenot, lors d’un déplacement en Ile-de-France, où il est tête de liste, vendredi 29 février dans le cadre de la campagne, a affirmé qu’ »une femme peut être ‘féministe, laïque et voilée’. Et encore qu’une femme voilée, ‘c’est l’image de notre intégration dans les quartiers’ » (lemonde.fr du 3 février)
Pourquoi ne présentent-ils pas des bonnes sœurs tant qu’ils y sont ? Ou on voit que l’intégration du NPA dans les quartiers est plus importante pour eux que la mise à l’écart de la religion dans la conduite des affaires publiques…
Y.G.
Le NPA présente une candidate voilée dans le Vaucluse
3 février 2010Nos camarades de Basse-Normandie, confrontés au refus du PS, se lancent dans la bataille
2 février 2010Conférence de presse du 21/01/10
Parce que nous voulons faire vivre la transparence et mettre chacun fasse à ses responsabilités, cette conférence de presse a pour but de faire un point concernant la constitution d’une liste « En Avant Citoyens de Basse Normandie ». Sauf ultime accord au plus haut niveau, entre Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement, une liste de rassemblement sera constituée à l’initiative du Mouvement Républicain et Citoyen. Le Mouvement écologique MSEA s’y associera et le soutien de « République et Socialisme » est acquis. D’autres partenaires pourraient faire de même d’ici quelques jours.
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Pour comprendre Jean-Yves Le Drian, il faut lire Bernard Poignant
1 février 2010Bernard Poignant ( président du « Breis », l’Union Régionale du PS ) s’était exprimé clairement après la victoire de Sarkozy dans le journal « Le Monde » ( 30/08/2007) : « Oui, nous sommes des libéraux sur les plans politique et culturel… Le Parti communiste va vivre ses dernières années. Les Verts ne décollent pas depuis trente ans. Certains radicaux sont tentés de rejoindre leurs frères de l’autre rive. Les amis de Jean-Pierre Chevènement ont un horizon restreint devant eux…Il y a deux solutions : ou le PS réussit à franchir la barre des 35 % à lui seul ou il regarde d’autres alliés, notamment le Mouvement démocrate. »
Nous serions devant l’application de ce raisonnement aux élections régionales : le PS s’estime suffisamment fort pour y aller tout seul, en gardant gentiment quelques vieux amis du PC et en recrutant des « personnalités d’ouverture », libéraux « économiques » comme le patron du conseil de surveillance de Stalaven ou écolos en désaccord avec leurs organisations. Les radicaux de gauche n’ont pas rejoint suffisamment vite les radicaux de droite, qu’à cela ne tienne, le PS leur indique le chemin. Aucun besoin de fusionner avec la liste écologiste au deuxième tour : il suffit que le PS arrive en tête pour empocher 25% de sièges supplémentaires . Le Modem, c’est pour la prochaine fois.
Le PS breton refuse d’honorer aussi bien les accords nationaux passés avec les partisans de Jean-Pierre Chevènement que ceux passés avec les Radicaux de gauche
31 janvier 2010En Bretagne, Jean-Yves Le Drian rejette aujourd’hui nos propositions, pourtant utiles à la gauche et faciles à satisfaire : la présence sur les listes de deux candidats pour toute la Bretagne, en particulier celle du maire de Séné dans le Morbihan.
Après le Parti Radical de Gauche, le Mouvement Républicain et Citoyen est ainsi écarté. Le PS régional s’estime suffisamment fort pour aller aux élections tout seul, en jouant sur les divisions du PCF et en recrutant des personnalités d’ouverture apolitiques ou des écologistes en désaccord avec leurs organisations.
Dans la même logique de cavalier seul, il peut écarter les partenaires qui voudraient fusionner entre les deux tours, le bonus de 25% de sièges à la liste arrivée en tête permettant éventuellement au PS de continuer sans eux au 2ème tour.
Accords électoraux MRC-PS dans 19 régions sur 22
31 janvier 2010La Bretagne fait partie des 3 seules régions où aucune proposition ne nous a été faite ni en éligible ni en place charnière. C’est évidemment inacceptable au regard de la sensibilité républicaine que nous incarnons.
Quand on demande trop, on finit par avoir moins ( Le Drian à propos de l’éviction du PRG )
31 janvier 2010L’exemple du MRC montre que quand on demande moins, le résultat est le même, si je peux me permettre …
Y. Guillou
Les radicaux de gauche évincés de la liste Le Drian
30 janvier 2010Nous apprenons que le PRG n’aurait aucun candidat éligible aux élections régionales. Il nous semble que dans la perspective de 2012 le souci de l’unité des composantes socialiste, communiste, radicale et républicaine de gauche devrait être un souci essentiel de nos responsables. Nous ne pouvons que renvoyer aux termes du communiqué commun publié par le MRC et le PRG le 8 décembre :
« Nos deux partis ont affirmé leur identité ancrée dans les valeurs communes de citoyenneté et de laïcité et sur une démarche républicaine partagée, fondée sur la recherche de l’intérêt général.
C’est cette approche politique commune qu’ils entendent poursuivre ensemble comme la meilleure réponse à la crise actuelle.
Ils ont engagé l’un et l’autre des conversations avec le Parti Socialiste en vue des élections régionales.
Ils entendent faire respecter leur personnalité en vue d’un accord national PS-PRG-MRC.
Ils situent cette échéance régionale dans la perspective d’une reconstruction de la gauche en 2012 autour d’une identité républicaine refondée. »
Y. Guillou
Un coup d’œil sur le site de Paul Jorion
29 janvier 2010Tous les vendredis , Paul Jorion met en ligne une petite vidéo pour parler de la crise. C’est souvent très intéressant.
Y.G.
Le temps qu’il fait, le 29 janvier 2010
Publié par Paul Jorion dans Constitution pour l’économie, Economie, Monde financier, Politique, sociologie, tags: Europe, Goldman Sachs
Lu sur le blog pontivyen de Gwénaël Doré
28 janvier 2010Quel choix à gauche pour les élections régionales de 2010 ? Cinq questions pour y répondre !
Posté par gwenaeldore le 28 janvier 2010
Lors des dernières élections européennes de juin 2009, j’ai soutenu le Front de Gauche et la liste menée par l’économiste Jacques Généreux, en raison de divergences avec le PS sur le cours libéral de la construction européenne (cf. campagne du Non au Traité de Lisbonne). Aujourd’hui, le choix pour les régionales de mars prochain commande de répondre à quelques questions essentielles en rapport avec les compétences du conseil régional et le contexte de l’élection régionale (2 ans avant 2012…).
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DOSSIER DE PRESSE DES ÉLECTIONS RÉGIONALES
27 janvier 2010OUEST-FRANCE 14 DÉC

LE TÉLÉGRAMME 8 DÉC 09

OUEST-FRANCE 7 DÉC 09

Un projet de loi contraire aux principes républicains
20 janvier 2010Intervention de Jean-Pierre Chevènement, Sénateur du Territoire de Belfort, Motion de renvoi en commission
(Projet de loi réforme des collectivités territoriales),
Sénat, 20 janvier 2010.
Cette réforme ne procède pas d’une pensée claire.
Son examen vient dans un ordre inverse à celui qu’eût inspiré la logique. Il eût fallu partir du rôle des collectivités territoriales et de leurs compétences, régler ensuite leur organisation, pourvoir enfin à leurs recettes. Or, c’est le contraire qui a été fait. Le problème des recettes a été traité mais pas réglé. Nous ne connaissons pas encore les compétences dans lesquelles seront enfermés les départements et les régions.
Notre Identité Nationale face au Traité de Lisbonne et à l’intégration des Français originaires de l’étranger
20 janvier 2010Le gouvernement est irresponsable en lançant un débat sur l’identité nationale à la veille des élections régionales, croyant bien à tort pouvoir renouveler le détournement du vote FN à son profit. Dans une année qui va voir 600 000 chômeurs supplémentaires privés d’allocations, le fait de mettre en balance identité nationale et immigration est une façon de désigner des boucs-émissaires qui ne sont en rien responsables de la crise du capitalisme financier que nous subissons. La colère de notre peuple doit se diriger toute entière vers les tenants du libre-échangisme qui démantèlent inexorablement l’industrie européenne. Il est désolant de voir Nicolas Sarkozy faire cadeau de trois milliards d’euros à Renault, se plaindre ensuite que la Clio 4 soit fabriquée en Turquie et enfin se faire réprimander par la Commission en vertu du Traité de Lisbonne proposé par le même Nicolas Sarkozy …
Est-ce que, pour autant, nous n’avons rien à dire sur l’identité nationale ? Non, nous avons beaucoup à dire au contraire. Le concept de Nation française est le fruit d’un long héritage historique qui remonte à l’empire romain et à la lente intégration à la citoyenneté des autres populations de l’empire. La France monarchique avait réuni oïl et oc, mais il demeurait une conception ethnique d’une noblesse qui aurait été l’héritière des envahisseurs germaniques vainqueurs des gallo-romains. L’abolition des privilèges pendant la nuit du 4 août 1789, la Fête de la Fédération, coupent toute référence à une origine ethnique qui pourrait s’opposer à l’égalité des citoyens. Le souverain est désormais le peuple tout entier. La souveraineté ne se partage pas avec les communautés, ni avec les religions. Comme le disait Philippe Séguin, quand on est souverain, on l’est complètement, on ne l’est pas à moitié. Exercer notre souveraineté nationale, c’est donner un contenu positif à l’identité nationale ! Et dans une République sociale, cette souveraineté doit aussi s’exercer sur les banques et les compagnies d’assurance !
Dans ces conditions, toute référence aux origines ethniques de tel ou tel citoyen français est profondément anti-républicaine. Le chemin qui va de l’immigration à la citoyenneté, c’est celui de l’intégration. L’immigration doit obéir à des règles claires, comme celles qu’avait établi Jean-Pierre Chevènement quand il était en charge de ce problème. Au lieu de respecter les règles avec humanisme et de sortir peu à peu ce problème complexe du débat électoral, la droite sarkozyste revient continuellement à la charge dans un sens répressif, en inventant de nouvelles lois et en appliquant une politique du chiffre qui est anti-humaniste par définition. L’ouverture totale des frontières, c’est l’abdication de notre souveraineté politique. La fermeture totale, c’est la négation du message universaliste des Lumières. Entre les deux, c’est à notre intelligence et à notre humanité qu’il faut nous fier.
Pour conclure sur ce débat impulsé par le gouvernement : il ne s’agit pas de désigner des catégories de Français ou de travailleurs immigrés à la vindicte populaire, il s’agit d’aller chercher les républicains dans toutes les couches de la société et de les mettre au service du progrès de notre beau pays.
Y. Guillou
En post-scriptum à cet article, voici le texte de notre camarade Laurent Sire, en réaction aux propos tenus lors du débat sur l’identité nationale à Langueux le 19 janvier ( « les Français de souche victimes d’une épuration ethnique ») , publié par le journal Ouest-France :
Haïti, soyons solidaires
20 janvier 2010Face au chaos dans lequel est plongé Haïti depuis mardi, je voudrais dire toute ma compassion et toute ma solidarité au peuple Haïtien et à tous ceux qui se trouvent sur le sol d’Haïti.
Devant ce drame, entraîné par un séisme d’une ampleur terrifiante et inégalée, j’en appelle à la solidarité et à la fraternité internationales, pour que toutes les nations se mobilisent au plus vite. Il faut venir en aide à ceux qui ont survécu, à ceux qui souffrent, il faut soigner les blessés, il faut protéger les nouveaux orphelins, endiguer les risques sanitaires, il faut sécuriser les constructions qui tiennent encore debout, malgré des soubresauts encore nombreux.
Il n’est pas nécessaire de tomber dans le pathos, la réalité est déjà assez cruelle, mais tout le monde doit réaliser que les Haïtiens – qui connaissaient déjà des conditions de vie extrêmement difficiles – vivent aujourd’hui un vrai cauchemar.
C’est pourquoi je vous invite, vous aussi, chers camarades, à vous renseigner sur les lieux et horaires des collectes qui sont organisées ici et là, près de chez vous, pour déposer dons, denrées non périssables, vêtements, etc. Ci-après, vous trouverez aussi des liens vers des organismes d’action humanitaire auxquels il est possible de faire des dons en ligne.
Naturellement, on ne peut qu’approuver totalement l’initiative de Madame la Ministre de l’économie visant à annuler le restant de la dette d’Haïti au club de Paris. Il faut savoir être humain. Le gouvernement pourrait d’ailleurs réfléchir aussi à réduire et annuler la dette des pays pauvres en des circonstances moins exceptionnelles…
Voici quelques liens pour donner (non exhaustifs) :
Secours Populaire
Fondation de France
UNICEF
Croix Rouge Française
Georges SARRE
Délocalisations souhaitées par Renault : les contribuables français apprécieront
19 janvier 2010Communiqué de presse de Jean-Pierre Chevènement, mardi 19 janvier 2010.
Le Président de la République, qui a déclaré « ne pas vouloir mettre tant d’argent pour soutenir nos constructeurs pour que la totalité des usines s’en aillent à l’extérieur », est lui-même rappelé à l’ordre en vertu d’un Traité dont il a été l’initiateur.
Au nom d’un tel Traité chassé par la porte lors du référendum de 2005, mais revenu par la fenêtre de Lisbonne, les contribuables français en sont réduits à financer des aides accordées à des constructeurs automobiles se livrant à des délocalisations de grande envergure.
Les intérêts du monde du travail, les intérêts de la France sont ainsi sacrifiés sur l’autel de l’Europe libérale. Ceux qui ont perpétré cette mauvaise action font mine de s’alarmer de ses conséquences. Ils seraient mieux inspirés de travailler sérieusement à la réorientation de cette politique absurde de la seule concurrence, qui n’est pas à la hauteur des défis de la crise mondiale.
PRIX 2009 DE LA CARPETTE ANGLAISE : Richard Descoings et Jean-Louis Borloo
19 janvier 2010|
COMMUNIQUÉ DE l’ACADÉMIE DE LA CARPETTE ANGLAISE Le 16 Décembre 2009 – L’académie de la Carpette anglaise(1) s’est réunie le 16 Décembre 2009. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif(2) et littéraire. Au premier tour de scrutin, par huit voix contre deux, le prix de la Carpette anglaise 2009 a été décerné, à M. Richard DESCOINGS, directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, pour imposer des enseignements uniquement en langue anglaise dans certaines filières proposées et pour correspondre en anglais avec le lycée français de Madrid. Deux voix ont été attribuées à Philippe Varin, président du directoire de Peugeot Citroën, pour promouvoir l’anglais dans le nom de produits de la marque Citroën, la documentation technique et la communication professionnelle. |
La belle leçon de nos concitoyens de Martinique et de Guyane
11 janvier 2010Communiqué de Jean-Pierre Chevènement, lundi 11 janvier 2010.
Nos concitoyens de Guyane et de Martinique viennent de rejeter massivement le statut d’autonomie qui leur était proposé. Ils ont sans doute manifesté qu’ils comptaient plus sur la France et sur la République que sur leurs élus locaux auxquels ils veulent bien sous-traiter la gestion de leurs problèmes quotidiens mais pas les responsabilités qui sont celles de l’Etat.
Ils y aurait des leçons à tirer de ces référendums locaux, comme du référendum de juillet 2003 en Corse. C’est le contraire qui est fait par le gouvernement avec le projet de loi de réforme des collectivités territoriale. Celui-ci importe en effet en métropole la possibilité de créer des collectivités à statut particulier sur le modèle de l’Outre-mer.
Belle leçon que donnent nos concitoyens de Martinique et de Guyane aux sénateurs et aux députés avant que ne s’ouvre le débat sur la réforme des collectivités territoriales !
Chevènement : Séguin était « un républicain et un patriote »
7 janvier 2010
Dépêche AFP, 7 janvier 2010, 12h06.

Le sénateur du territoire de Belfort, dit dans un communiqué avoir « appris avec beaucoup de peine » la mort de Philippe Séguin. « C’était un homme politique de grand talent, un orateur hors pair, un républicain et un patriote », affirme-t-il.
Pour l’ancien ministre, également farouche partisan du non à Maastricht, Philippe Séguin « a symbolisé au moment du traité de Maastricht un projet et un destin républicains dans lequel la France aurait mieux trouvé son compte ».
« Son mérite est d’avoir essayé. J’avais voté l’exception d’irrecevabilité qu’il avait présentée devant l’Assemblée nationale. Je regrette que rien n’ait été possible entre les républicains des deux rives », affirme-t-il.
« Depuis son retrait de la vie politique, Philippe Séguin a manqué à la France, il lui manquera hélas toujours », conclut M. Chevènement.
Discours prononcé à l’Assemblée par Philippe Séguin le 5 mai 1992
« On est souverain ou on ne l’est pas, on ne l’est pas à moitié ! »
Une tribune d’Anicet Le Pors à « la Terre »
6 janvier 2010
La Bretagne manque cruellement d’énergie !
31 décembre 2009Nous avons vu pendant le coup de froid qui a précédé Noël que notre région était avec la Côte d’Azur menacée de pannes électriques. Il se trouve que le froid s’est conjugué avec des conditions de vent qui n’ont pas donné à nos nouveaux parcs éoliens l’occasion de faire ressentir leur utilité : alors que la puissance éolienne nominale installée est aujourd’hui de 430 mégawatts en Bretagne, les éoliennes ont bravement fourni 40 mégawatts ! N’insistons pas sur l’inutilité du photovoltaïque à l’heure où nous rentrons du boulot …
En l’absence de centrales nucléaires en Bretagne et si nous refusons, à bon droit, l’installation de centrales au fuel ou à gaz productrices de CO2, il ne reste qu’à interconnecter correctement la Bretagne par des lignes à très haute tension. La volonté politique existe-t-elle ? Nous le souhaitons vivement !
LEURRE IDENTITAIRE (lu dans Bastille-République-Nations)
16 décembre 2009
Par Laurent Dauré
Tribune publiée dans Bastille-République-Nations, n° 46
Le 15 décembre 2009.
Loin de répondre à un seul objectif électorat de court terme, le débat qu’a lancé le gouvernement sur l’ « identité nationale » vise à confondre cette notion, floue et ambiguë, avec le concept politique de souveraineté, au moment où cette dernière est plus menacée que jamais par le dit traité de Lisbonne. Cela s’inscrit en outre dans le contexte de la promotion idéologique du couple identité/diversité, qui tente d’occulter voire de disqualifier les luttes sociales au profit des leurres sociétaux.
Privatisation de l’énergie, absence de régulation: le marché juteux des éoliennes
14 décembre 2009Un excellent article sur les dérives engendrées par la rentabilité extraordinaire des éoliennes subventionnées dans le New York Times aujourd’hui
12 mai 2009 : le responsable présumé d’un système de surfacturation mis en place lors de la construction par SIIF Energie, filiale d’EDF, de fermes éoliennes dans le Cap Corse, André Allègre, a écopé de trois ans dont deux avec sursis et 100.000 euros d’amende. Près de 10% des 15,4 millions d’euros du marché des éoliennes, auraient été détournés. (AP)
Iles Canaries : après un an d’enquètes, la Guardia Civil a mis en évidence des irrégularités dans un projet de construction de fermes éoliennes à Santa Lucia Tirajana : le maire est inculpé de trafic d’influence, d’abus de bien public, détournement de terrains, corruption … A la clé, 40 millions d’euros de subventions européennes sur les 6 milliards alloués aux énergies renouvelables entre 1990 et 2013.
Aux USA comme en Europe, le schéma est le même : de petits entrepreneurs louent pour une longue durée des terrains à des agriculteurs et demandent l’accord des autorités locales pour installer des fermes éoliennes. Puis ils vendent leur projet de développement à des multinationales en passant par des intermédiaires : ce sont elles qui construisent effectivement les éoliennes.
Une turbine de 2 MW a un coût de construction de 2,75 millions € . Au prix du marché de l’électricité, elle rapporterait 275 000 € par an. Mais les revenus grimpent à 500000 € en tenant compte des primes d’état encourageant le développement des énergies renouvelables. Pour des financiers, la fameuse rentabilité de 15% par an est au rendez-vous. En Espagne l’an dernier, le surcoût pour le consommateur s’est élevé à 1,2 milliard d’euros.
En Galice, le responsable de l’industrie et de l’énergie est poursuivi pour trafic d’influence pour l’approbation de subventions à 7 fermes éoliennes développées par son beau-frère.
Y.G.
Réunion de la gauche bretonne à Rennes le 13 décembre, initiée par le PCF
13 décembre 2009Le Parti Communiste a présenté son projet régional et l’a soumis à la discussion ce dimanche matin. Avaient répondu à l’invitation Bretagne Écologie, le PRG, le MRC, le PS ainsi que diverses associations et militants syndicaux. Nous remercions le PCF de son excellent accueil.
Les trois ateliers qui ont été organisés ont démontré qu’une unité des forces de gauche était possible sur la base du bilan du Conseil régional sortant, présenté sur place par Jean-Yves Le Drian, et que, d’ores et déjà, les propositions étaient nombreuses pour faire face à l’impact de la crise, malgré les menaces que fait peser la majorité de droite sur les finances des collectivités territoriales.
C’est Luc Foucault, maire de Séné, qui a présenté avec conviction notre position en faveur de la construction d’une liste d’union de la gauche dès le premier tour ( photo ci-dessous ).

( Voir le dossier de presse des élections régionales )
COPENHAGUE, LE SOMMET DU « CAPITALISME VERT »
10 décembre 2009
Cette tribune a été publiée dans le n° 188 de L’Humanité Dimanche
Le 5 décembre 2009.
Plus la conférence de Copenhague approche, plus il semble évident qu’il s’agira d’un échec. Rien d’étonnant à cela, puisque la communauté internationale s’est enfermée dès le protocole de Kyoto dans des mécanismes inefficaces et dangereux, et refuse obstinément d’en sortir. Mais certains mouvements contestataires portent également une part de responsabilité pour ne pas avoir posé les véritables termes des débats.
Depuis les années 1970, toutes les négociations internationales sur l’environnement obéissent à une loi fondamentale : aucune mesure adoptée ne doit entraver le commerce mondial et la concurrence. Pour cette raison, les objectifs de réduction des gaz à effet de serre adoptés en 1997 par les pays développés à Kyoto sont dérisoires : 5,2% d’ici fin 2012 par rapport à l’année de référence 1990. Or, pour contenir le changement climatique dans des limites supportables, il faudrait diviser par deux les rejets mondiaux avant 2050.
Rideau de fumée
L’effondrement des économies d’Europe de l’Est permettra peut-être d’atteindre l’objectif de Kyoto. Mais ce résultat est un véritable rideau de fumée. En effet, les émissions des pays riches sur la période ont progressé de 12,8%. Surtout, les émissions mondiales, pays émergents inclus, ont bondi d’au moins 25% entre 1997 et 2006. Logique, puisque les pays occidentaux sont en phase de désindustrialisation, la production étant déplacée dans les pays à bas coût de main d’œuvre et sans réglementation environnementale grâce aux politiques de libre-échange de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l’Union européenne.
Pour faire semblant d’agir, les États ont décidé à Kyoto de créer un marché des droits à polluer pour contrôler les gaz à effet de serre. Ils ont donc donné aux entreprises des quotas d’émission comme on donne des quotas de pêche, et ouvert une Bourse du carbone où ces quotas peuvent s’acheter et se vendre. Les acteurs de la finance se sont précipités sur ce nouveau marché porteur, et y spéculent honteusement. En quelques années, les fonds d’investissement spécialisés dans le commerce des droits à polluer se sont multipliés, les marchés à terme ont gonflé, et des produits dérivés sont apparus, reproduisant presque à l’identique le scénario qui a conduit à la crise de septembre 2008 sur le marché des « subprimes ».
Le bilan de Kyoto est déplorable
Le bilan de Kyoto a beau être déplorable, les négociations en cours s’inscrivent dans l’exacte continuité. Le marché du carbone sera conforté, puisqu’on y intègrera progressivement la gestion des forêts, l’agriculture, le transport… Il est tout simplement amené à devenir d’ici trois ou quatre ans le premier marché au monde ! Les prochains objectifs chiffrés de réduction font couler beaucoup d’encre, mais tout indique qu’ils seront bien en deçà du nécessaire. De toute façon, la contrainte juridique qui découle de ce type d’accords est inexistante puisqu’il n’est prévu aucune sanction pour les États qui ne tiendraient pas leurs engagements.
Les gouvernements continueront par contre à promouvoir le « capitalisme vert », c’est-à-dire à servir sur un plateau les profits des technologies faiblement émettrices de carbone aux grandes multinationales. Areva, Suez ou Veolia mettent la main sur les énergies renouvelables. Total ou General Electric testent l’enfouissement du dioxyde de carbone dans d’anciens puits de pétrole ou d’anciens gisements de gaz, largement soutenus par les aides publiques. Grâce à la crise environnementale, le capitalisme est en train de vivre une seconde jeunesse. Et rien de tel que l’argument du climat pour faire tout accepter au public, sans le moindre débat de fond.
Ambigüités des mouvements écologistes et altermondialistes
Malheureusement, les mouvements écologistes et altermondialistes iront à Copenhague avec des mots d’ordre vagues. Ils réclameront des engagements de réduction des gaz à effet de serre élevés et des transferts de fonds vers les pays pauvres pour l’adaptation aux modifications du climat. De bonnes intentions, mais qui oublient l’enjeu majeur : celui du libre-échange et de son corollaire, le productivisme. Que personne ne fasse le lien entre les négociations de l’OMC, qui étendent la mondialisation néolibérale, et celles sur le climat, qui préservent les acquis du libre-échange, est tout à fait regrettable.
Pourtant, dix ans après le contre-sommet altermondialiste de Seattle, l’occasion est belle de dépasser le procès de la mondialisation pour énoncer des revendications concrètes et radicales. D’une part, il faut absolument fermer la Bourse du carbone, qui nous prépare le prochain krach financier et privatise de façon scandaleuse les ressources naturelles. D’autre part, il faut réguler le commerce international en créant des normes, des interdictions, des taxes aux frontières basées sur des critères sociaux et environnementaux. Enfin, pour ne pas pénaliser les populations des pays à bas coût de main d’œuvre, cette régulation doit s’accompagner de mesures exemplaires de solidarité internationale : annulation de la dette, reconnaissance et remboursement de la dette écologique par les pays du Nord, création d’un statut de réfugié climatique.
Voilà le premier pas à faire pour casser le chantage aux délocalisations pratiqué par les grandes firmes, amorcer une relocalisation et une mutation écologique de l’économie et, au final, imposer une sérieuse redistribution des richesses. Bien-sûr, l’OMC et l’Union européenne condamneront ces initiatives. Il faudra donc passer outre.
Rencontre entre le MRC et le PRG
10 décembre 2009Le Mouvement Républicain et Citoyen et le Parti Radical de Gauche se sont rencontrés le 8 décembre 2009 au siège du Parti Radical de Gauche.
Les deux délégations étaient conduites par Jean-Michel Baylet et Jean-Pierre Chevènement. Les deux partis ont publié le communiqué suivant :
« Nos deux partis ont affirmé leur identité ancrée dans les valeurs communes de citoyenneté et de laïcité et sur une démarche républicaine partagée, fondée sur la recherche de l’intérêt général.
C’est cette approche politique commune qu’ils entendent poursuivre ensemble comme la meilleure réponse à la crise actuelle.
Ils ont engagé l’un et l’autre des conversations avec le Parti Socialiste en vue des élections régionales.
Ils entendent faire respecter leur personnalité en vue d’un accord national PS-PRG-MRC.
Ils situent cette échéance régionale dans la perspective d’une reconstruction de la gauche en 2012 autour d’une identité républicaine refondée. »
Maintien d’un enseignement obligatoire d’histoire-géo en Terminale S ! ( travailler moins pour apprendre plus ? )
6 décembre 2009Les propositions pour renforcer le caractère scientifique de la filière S se sont transformées en un démantèlement aux objectifs purement financiers. Pour supprimer des postes, tous les moyens sont bons.
Union dès le premier tour pour maintenir la Région à gauche
5 décembre 2009Communiqué du MRC – Bretagne ( 5 décembre 2009 )
Dans la lignée de son Congrès de juin 2008 et de l’accord PS-MRC du 4 novembre 2009, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) propose à ses partenaires de la gauche en Bretagne une alliance forte et significative dès le premier tour des élections régionales de 2010.
Comme pour les municipales, le MRC est partisan de listes de large rassemblement de la gauche, pour défendre et promouvoir les intérêts populaires et le progrès social, particulièrement mis à mal par l’Etat-UMP et les contraintes de Bruxelles.
Le MRC estime que les forces progressistes devraient facilement parvenir à un accord programmatique, sur la base du bilan de la gestion régionale qui n’est pas contesté.
Dans ce but, le MRC formule des pistes à débattre pour faire face aux nouveaux défis, dans le cadre des compétences du Conseil régional. En effet, le mandat du prochain Conseil régional s’effectuera dans un climat de crise économique profonde et durable qui conduira notamment à une baisse significative des revenus des salariés, des classes moyennes et des ressources des collectivités territoriales.
- le développement et la réorientation de notre tissu productif pour qu’il soit à même d’affronter le défi énergétique et de préserver nos ressources : ainsi, toute la chaîne agro-alimentaire ( productions végétales, animales et pêche ) doit être soutenue, avec des incitations plus fortes à une meilleure prise en compte de l’environnement, notamment pour protéger l’eau ; notre potentiel industriel, fragilisé par le capital financier, a besoin d’outils de financement public permettant de stimuler aussi le développement de la recherche et des services.
- la formation professionnelle et la sécurisation des parcours : la Région doit être créatrice d’initiatives pour faciliter le contact entre les entreprises et les demandeurs d’emploi, s’investir dans la gestion sociale des restructurations qui seraient nécessaires et poursuivre son engagement original en faveur des métiers de proximité dans le secteur sanitaire et social.
- l’aménagement du territoire en développant des zones d’activité interconnectées grâce au développement des moyens de transport collectifs et des outils de communication.
Au-delà d’une gestion républicaine des Régions, le MRC considère que le maintien à gauche des Régions constitue un point d’appui pour dissuader le pouvoir de mettre en place des projets anti-sociaux et s’opposer aux remises en cause de la décentralisation par N. Sarkozy. La suppression de la taxe professionnelle, sans réflexion préalable sur un impôt local articulé avec la réalité économique du territoire, risque de casser l’élan de plusieurs décennies de décentralisation réussie.
Comme le soulignait Jean-Pierre Chevènement au Sénat, le 19 novembre : « Que de réalisations ! Le patrimoine de nos lycées, de nos collèges, les transports régionaux, le visage de nos villes et de nos villages, l’accueil faite à la petite enfance à travers crèches, haltes-garderies, maternelles, la conciliation améliorée du travail des femmes et de leur épanouissement personnel, bref notre haut taux de natalité, est-ce cela que vous voulez casser ? ”
Afin d’éviter qu’une dispersion de la gauche n’entraîne la perte de Régions qui contribuerait à la victoire de N. Sarkozy en 2012, le MRC appelle à un large rassemblement des forces de gauche dès le premier tour.
( Ce communiqué résume les orientations que nous avons adoptées dans notre ébauche de projet régional )
Afghanistan, politique de Barack Obama, Otan, polémique sur les minarets : Jean-Pierre Chevènement sur i>Télé
2 décembre 2009Jean-Pierre Chevènement était l’invité d’i>Télé mercredi 2 décembre 2009 à 8h40. L’entretien mené par Laurent Bazin dure près de 15 minutes.
UE: « qui va se reconnaître en M. Van Rompuy? » (Chevènement)
19 novembre 2009Dépêche AFP, jeudi 19 novembre 2009, 20h02.

« Le dérisoire du Traité de Lisbonne apparaît en pleine lumière avec la désignation de M. Herman Van Rompuy comme président ’stable’ de l’Union européenne », écrit le sénateur de Belfort, adversaire du traité, dans un communiqué.
« Qui va se reconnaître, en France et en Europe, en M. Herman Van Rompuy, connu seulement en Belgique comme pourfendeur acharné des facilités linguistiques accordées aux francophones dans les communes de la banlieue bruxelloise? », poursuit-il
« L’Europe de Lisbonne fait fi du sentiment d’appartenance qui existe dans les nations et qui fonde la démocratie », conclut-il.




